Velouté de cresson

>> vendredi 31 décembre 2010



Nouvelle version du potage de cresson aux topinambours du printemps dernier. En l'absence de topinambours, inexistants en Nouvelle-Angleterre à ma connaissance, je suis revenue à un velouté de cresson que j'avais déjà à mon repertoire depuis quelques années, quoique j'aie rarement l'occasion de le faire. Dommage, car c'est sans doute l'une de mes dix soupes préférées.

Ingrédients
:

25 g de beurre
2 cuillerées à soupe d'huile d'olive
2 oignons
2 pommes de terre
3 cuillerées à soupe de farine
650 ml de bouillon de volaille
400 ml de lait
2 paquets de cresson



Préparation
:

1. Faire fondre le beurre dans un autocuiseur avec l'huile. Peler les oignons et les pommes de terre, les couper en gros cubes et les ajouter à l'autocuiseur. Faire dorer quelques minutes.

2. Saupoudrer la farine, bien recouvrir les oignons et les pommes de terre, pendant une minute. Verser le bouillon de volaille et le lait. Fermer la cocotte, faire bouillir 10 minutes.

3. Bien laver le cresson pendant que les pommes de terre cuisent. Ouvrir l'autocuiseur : jeter le cresson dedans, ramener l'ébullition et laisser bouillir 3-4 minutes de plus. Mixer le tout. Ajuster l'assaisonnement.
On peut rajouter de la crème ; personnellement, j'aime nettement mieux sans.

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Bruschetta aux coeurs d'artichauts et au parmesan

>> vendredi 10 décembre 2010




Pour quelqu'un qui prétend ne plus cuisiner, je me démêne comme un petit diable sur mon blog culinaire ce soir !!! Mine de rien, au bout de deux-trois mois, j'avais quand même mis de côté plusieurs recettes en attendant de prendre le temps de les noter sur Millésimes. Coup sur coup, me voilà replongée dans une soupe grecque aux oeufs, une soupe de courge à la pomme, un plat tahitien, et maintenant une bruschetta. Heureusement que je n'ai pas cuisiné depuis la rentrée, je suis déjà débordée !!

Voilà donc la bruschetta testée le mois dernier avec le papa de Romain sur le canapé : parfait apéro avant l'heure de la télé, d'autant que si on en prépare suffisamment, cela peut faire office de repas complet. Le conseil ne marchera peut-être que pour les moins gloutons... mais la bruschetta coupe quand même bien la faim - pensez à prévoir léger pour la suite...

Celle-ci vient de Cooks' Illustrated : mon premier numéro !! Celui de Romain, pour être plus juste, puisque c'est son cadeau d'anniversaire. En relisant le magazine, je m'aperçois en fait que j'en ai essayé presque toutes les recettes, sauf deux : celle de la foccacia (je n'ai jamais été une adepte du pain fait maison - d'ailleurs, je ne suis pas équipée) ; et celle des crevettes à la féta (l'occasion ne s'est simplement pas présentée). Pour le reste, j'ai tout essayé, avec l'aide de nos invités du mois d'octobre/novembre. Il faut dire que notre maison s'est transformée en hall de gare le temps d'un mois : elle en a d'ailleurs presque l'allure, avec son toit en pointe et sa grande façade jaune. On a donc vu défiler sur la table, sous les yeux de nos invités, du rôti de porc (un prochain billet), des brochettes de boeuf (pas mauvaises, mais pas assez impressionnantes pour justifier un billet qui leur soit consacré), une tourte au poulet, et plusieurs déclinaisons de bruschetta. En voilà une, celle que j'ai préférée (pas de photo, j'étais trop occupée à divertir mes invités !) :

Ingrédients :

1 bocal de coeurs d'artichauts, rinsés et essuyés avec du papier essuie-tout
2 cuillerées à café de jus de citron
1 gousse d'ail pressée
2 cuillerées à soupe d'huile d'olive
2 cuillerées à soupe de basilic haché
sel, poivre
60 g de parmesan, la moitié en poudre et l'autre moitié en lamelles
des tranches de pain

Préparation :

1. Mixer les coeurs d'artichauts, le jus de citron, l'ail, l'huile d'olive, le basilic, le sel et le poivre dans un mixer jusqu'à l'obtention d'une purée.

2. Ajouter le parmesan en poudre et mélanger jusqu'à ce que la pâte soit homogène.

3. Faire griller le pain, étaler la mixture sur toute la surface des tranches. Recouvrir de lamelles de parmesan, et poivrer. Faire couler un filet d'huile d'olive. Servir.


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Avgolemono : Soupe grecque aux oeufs et au citron





L'hiver, c'est la saison des soupes : attendez-vous donc à en voir une ribambelle défiler sur ce blog cet hiver, d'autant que je n'ai toujours qu'à moitié envie de cuisiner, et que, s'il faut bien toujours manger, une soupe, c'est littéralement un jeu d'enfant. Encore un bel exemple : cette version grecque du velouté. Rafraîssant de naturel. Et tellement bon... on dirait un potage de sauce hollandaise !!
J'ai préféré la version "orzo" à celle proposée ailleurs dans mon Soup Bible, qui remplace l'orzo par du riz long et n'utilise que les jaunes d'oeufs au lieu des oeufs entiers. Par contre, l'idée suggérée par Cook's Illustrated de rajouter des épices en fin de cuisson m'a complètement emballée.



Ingrédients :

900 ml de bouillon de volaille
100 ml de pâtes orzo
1 pincée de cannelle, de piment de Cayenne et de cardamome
du zest de citron, très fin
sel, poivre
1 oeuf
1 jaune d'oeuf
4 cuillerées à soupe de jus de citron
2 cuillerées à soupe de persil
tranches de citron pour la décoration
des herbillettes
menthe, éventuellement



Préparation :

1. Verser le bouillon dans une casserole, amener à ébullition, puis ajouter l'orzo, une pincée de cardamome, le zest de citron et le sel et le poivre. Couvrir la casserole à demi, et faire cuire les pâtes pendant 10 minutes. Vérifier la cuisson. Rectifier l'assaisonnement.

2. Battre les oeufs dans un bol, ajouter 2 cuillerées à soupe d' eau et la même quantité de jus de citron, en mélangeant constamment pour obtenir un mélange homogène et mousseux. Poivrer. Ajouter une louchée de bouillon chaud, bien mélanger.



3. Retirer la soupe du feu, et verser délicatement les oeufs battus, en mélangeant constamment. La soupe va se colorer et s'épaissir légèrement.

4. Ajouter du jus de citron suivant le goût, si nécessaire. Garnir de persil, saupoudrer de poivre et de menthe hachée éventuellement, et servir aussitôt.

Cette soupe se réchauffe tout doucement.



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Tahiti dans ma cuisine : Ma'a tinito

>> jeudi 9 décembre 2010




Ma participation à l'effervescence culinaire sur la toile est pour le moins minimale depuis quelques mois - avec quelle joie !!! Je savoure chaque jour le relâchement de tension. C'en est fini de l'agonie, de la frustration exaspérante devant la compétition mondiale et l'appel impérieux de la vague de recettes qui déferle de tous côtés. Je n'ai qu'une vie, après tout, et je manque de temps, de nombres de repas, et de capacité intestinale pour tout assimiler et tout digérer en temps voulu. Je me suis fait une raison, sans trop de peine ni de chagrin. Je ne me voyais pas lâcher mes spatules avec autant de soulagement. Et pourtant si : je l'avoue, je revis. L'obsession est finie, me voilà guérie. Et même si les repas y ont perdu la texture exubérante, intrigante, je respire un peu mieux...

Mais on n'est jamais à l'abri de l'inspiration, même quand on se réfugie dans les livres de grammaire... l'envie d'entendre résonner casseroles et cuillères nous surprend parfois là sans qu'on la sente venir ! Moi qui me croyais à l'abri derrière mes livres de grammaire, voilà qu'un chapitre sur les articles partitifs a ouvert d'un coup sec la porte de la cuisine à peine refermée ! Ça, c'est quand même assez fort, vous reconnaitrez volontiers. Je feuilletais donc il y a quelques jours un nouveau livre de français débutant, que j'avais quand même volontairement ouvert au chapitre 8 consacré à la culture culinaire francophone. Au lieu des traditionnels croissants et boeuf bourguignon, celui-là s'attachait à la cuisine de Tahiti. Tiens, je n'y connais pas grand-chose, allons donc de ce pas voir ce qui se passe en Polynésie... Envie de voyage, envie d'odeurs nouvelles, peut-être ? Justement, l'un des exercices culturels mentionnés en milieu de chapitre appelait une recherche internet : il s'agissait de trouver des photos du Ma'a tinito et du poe à la banane. Je m'exécute aussitôt : mieux, j'y cours, j'y vole, trop contente de remplir à la fois un devoir professionnel et une curiosité culinaire toute personnelle. J'ai donc trouvé quelques photos, agrémentées de quelques recettes. Il a fallu 3-4 jours pour que le projet mûrisse et que j'aie tous les ingrédients sous la main - et voilà, ce soir, le ma'a tinito au menu du dîner. Les points de vue sur le produit final étaient divisés : personnellement, j'ai bien aimé, peut-être aussi parce que le plat s'est tout de suite présenté comme un potentiel de saveurs exponentiel. Romain, par contre, est resté un peu sur sa faim... Façon de parler : je le soupçonne d'avoir largement grignoté avant de passer à table...



Ingrédients
:

800 g d'échine ou d'épaule de porc
200 g de haricots rouges secs
1 oignon
huile de sésame
de la sauce huître
de la sauce soja
une botte de blettes (bok choy)
graines de sésame
sel, poivre
du riz basmati


Préparation :

1. Dans une cocotte minute, verser les haricots rouges, recouvrir d'eau froide. Ajouter l'échine de porc, et 1 demi-cuillerée à café de gros sel. Faire cuire une heure, vérifier la cuisson.

2. Egoutter les haricots, réserver. Egoutter la viande et la couper en petits morceaux. Réserver l'eau de cuisson.

3. Emincer l'oignon. Faire revenir dans une sauteuse, dans une ou deux cuillerées d'huile de sésame. Ajouter la viande de porc coupée en dés. Verser 1 ou 2 cuillerées de sauce huître, autant de sauce soja. Poivrer. Bien mélanger. Mouiller avec 1 litre d'eau de cuisson des haricots. Couvrir. Faire mijoter une heure.

4. Pendant ce temps, faire cuire le riz créole, saupoudré éventuellement de poudre de gingembre.

5. Laver et couper les blettes (le bok choy) en lamelles assez fines. Faire revenir rapidement dans une poêle, avec un peu d'huile de sésame et des graines de sésame.

6. Servir, superposés ou bien au contraire juxtaposés dans une même assiette, le riz, le porc, les blettes, les haricots rouges (j'ai rajouté, autant pour le goût que pour l'attrait de la photo, quelques rondelles de carottes rissolées). Verser un filet de vinaigre sur le plat. Servir.

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Soupe de courge musquée à la pomme

>> mardi 9 novembre 2010



Encore une recette de soupe !! Décidément mon plat préféré, je n'en démords pas... Cette recette, en même temps, a ceci d'original qu'elle me vient tout droit de la cafétéria de l'université Aramark !! Qui eût cru qu'on puisse trouver de bonnes idées dans une cantine scolaire ? Eh bien, voilà, preuve est faite - Mais la simplicité de cette soupe est trompeuse : délicieuse sur place, mais surtout terriblement intrigante (quel était donc cet ingrédient secret qui donnait à ce potage son "grain" onctueux ??). A peine la dernière cuillerée avalée, j'ai couru dans les cuisines pour en réclamer la recette à corps et à cris. Il m'a fallu un peu plus d'une semaine pour mettre la main dessus, et, en dépit d'un suivi rigoureux des instructions, je dois reconnaître, à mon grand regret, que je n'ai pas tout à fait réussi à reproduire la magie du premier bol. A tous les puristes qui clament que le produit frais préparés à la maison surpassent de loin les produits industriels, je répliquerai que l'exemple de ma soupe à la pomme prouve tout au contraire que ce qu'on nous sert à la cantine est parfois meilleur que ce qu'on mange à la maison.

L'ingrédient secret, en attendant, c'était la pomme : pas si secret que ça, il faut croire, puisqu'il était déjà donné dans le titre : Butternut squash and apple soup... Ah, si seulement j'avais appris à lire !!

Réduire les proportions a été la partie la plus folklorique de la confection : aux quantités gargantuesques à l'échelle de l'université venait s'ajouter la difficulté des unités de mesure anglo-saxonnes : "Bring one gallon and one quart of chicken broth from base to a simmer..."

Pas de photos, ni de la cafétéria ni d'ailleurs. L'idée m'a échappée... A croire qu'en trois mois, j'ai complètement oublié comment on anime un blog !

Ingrédients:

1 250 ml de bouillon de volaille
300 ml de nectar de pomme
250 g de compote de pomme (à partir de 5-6 pommes)
3 cuillerées à soupe de fécule de maïs
une louche de lait
600 g de courge musquée coupée en gros dés
noix de muscade
crème fraîche

Préparation:

1. Faire bouillir doucement le bouillon de volaille et le nectar de pomme.

2. Pendant ce temps, faire cuire les pommes dans une casserole jusqu'à ce qu'elles soient réduites en purée.

3. Bien mélanger la fécule de maïs et le lait, avant d'incorporer le mélange au liquide très chaud. Ajuster jusqu'à l'obtention de la consistance désirée.

4. Ajouter la courge, la compote de pommes, et la noix de muscade, du sel et du poivre. Quand la courge est cuite, écraser à la fourchette.

5. Servir garni de crème fraîche.

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Soupe d'épinards et de pois chiches au beurre de cacahuète

>> jeudi 21 octobre 2010




Du beurre de cacahuète dans une soupe ?? Voilà une idée qui ne manque pas d'originalité ! Même moi qui suis d'emblée alléchée par les alliances de saveurs inhabituelles, j'ai eu un instant d'hésitation devant l'ingrédient insolite.

Cette seconde d'hésitation était sans doute en vérité moins l'effet de la surprise que le temps de pause nécessaire à la réflexion. La recette originale de mon Ultimate Soup Bible réclamait du tahini - mais de tahini je suis dépourvue ces jours-ci. J'ai si peu l'occasion d'agrémenter cette pâte de graines de sésame écrasées que je vois peu l'intérêt d'en avoir toujours en attente dans mon réfrigérateur. L'ingrédient était pourtant suffisamment remarquable pour demander une substitution : c'est là que l'idée du beurre de cacahuète m'est venue, avec un court temps d'hésitation.

Mon approche culinaire est nettement plus flegmatique aujourd'hui qu'elle ne l'était avant. Cuisiner, jusqu'à très récemment, relevait de la science : les mesures devaient être exactes, les ingrédients précis et indispensables. Toute substitution était réfléchie, pesée, étudiée, fruit de recherches méticuleuses sur les blogs culinaires et dans les livres de cuisine, laissant peu de place à l'improvisation. C'est peut-être cette rigidité intellectuelle qui m'a poussée à jeter mon tablier dans la cuisine il y a presque maintenant six mois. Je ne touche plus que rarement aux spatules et aux casseroles depuis... Ce recul m'aura au moins clairement appris, moins par expérience que par paresse, à prendre les choses avec un peu plus de placidité. Cette leçon aurait dû s'imposer plus vite, sur le modèle de ma soeur : elle, semble avoir appris à prendre les choses avec une certaine légèreté qui m'échappe encore en grande partie aujourd'hui...

En cuisine, en attendant, la leçon semble désormais avoir été apprise. Pas de tahini ? Pas de problème. Le beurre de cacahuète fera l'affaire. Et, d'un revers de spatule, voilà une recette somme toute assez classique, devenue une curiosité culinaire pleine de richesse...
A refaire sous peu pour les papilles d'autres testeurs.

Ingrédients :
(pour 2 personnes)

1 cuillerée à soupe d'huile d'olive
2 gousses d'ail
1 petit oignon
1 cuillerée à café de cumin
1 cuillerée à café de coriandre moulue
2,5 tasses de bouillon de volaille (600ml)
1/2 boîte de pois chiches
1/2 cuillerée à soupe de fécule de maïs
1/3 de tasse de crème liquide (80ml)
1 cuillerée à soupe de beurre de cacahuète
150 g d'epinard jeunes (2 grosses poignées)
piment de Cayenne
sel, poivre

Préparation :

1. Faire chauffer l'huile dans une casserole, faire revenir l'ail et l'oignon émincés 5 minutes, jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés.
2. Ajouter le cumin et la coriandre, faire cuire une minute. Verser dans la casserole le bouillon de volaille. Faire bouillir et laisser mijoter 10 minutes.
3. Ajouter les pois chiches. Laisser mijoter quelques minutes.
4. Dans un petit bol, bien mélanger la fécule, la crème liquide et le beurre de cacahuète. Ajouter à la soupe petit à petit en mélangeant bien.
5. Laver les épinards et les ajouter à la soupe. Laisser mijoter quelques minutes, jusqu'à ce que les feuilles des épinards aient perdu leur craquant.
6. Assaisonner, saupoudrer de piment de Cayenne.


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Gaufres pâtissières à la bière

>> lundi 18 octobre 2010




Retour plein de bonheur dans les coulisses de Millésimes : circonstances obligent !! Tout est déjà dit dans le titre : c'est de mon dessert préféré entre tous qu'il s'agit ici. Le retour dans la sphère bloggeuse ne m'avait pourtant pas encore effleurée, mais il s'est imposé comme une nécessité inéluctable ce soir, quand je me suis sentie transportée dans la cuisine de mes parents, la bouche pleine de gaufres craquantes et moelleuses tout à la fois. L'écriture, fil indélébile de la mémoire, va faire perdurer l'instant magique.

En retropective, il me semble maintenant que le mouvement s'est enclenché il y a plus d'une semaine, amorcé par cette bouteille de bière qui traînait dans le réfrigérateur depuis quelques jours, évoquant vaguement des arômes d'enfance. Pour moi qui ne bois pas de bière, elle ne peut servir que d'ingrédient culinaire, de préférence pour les desserts. Après, entre crêpes et gaufres, il ne reste qu'à choisir. Face au dilemme, j'opte souvent pour des crêpes : plus rapides, plus sûres aussi, car les gaufres, ici, à Boston, ne semblent jamais à la hauteur de mes attentes. Mon billet précédent sur les gaufres était le fruit de plusieurs journées d'efforts tâtonnants, et m'avaient encore un peu laissée sur ma faim, tout échevelée à force de m'arracher les cheveux.

Contre toute attente, ce soir, je me suis pourtant décidée sur un coup de tête à tenter ma chance avec les gaufres. Intuition fortuite, pour ce lundi soir, alors que j'ai normalement autre chose en tête. Qui plus est, je n'avais pas de patience ce soir-là : il me fallait une gratification immédiate après 2 mois de travail sur mon gros dossier de titularisation, il n'y aurait donc même pas de temps de repos de la pâte. Cette insouciance et cette légèreté en matière culinaire ont dû me porter chance. J'ai ressorti du placard un vieux livre de "Beignets, crêpes, gaufres" de ma maman, ouvert la page à celle des gaufres pâtissières, et hop, me voilà partie. Accentué sans doute par les frustrations des tentatives précédentes, l'effet enivrant de la petite madeleine de Proust m'a laissée tout étourdie dans la cuisine.
Ça, c'est la recette à ne plus jamais perdre.

Ingrédients :
250 g de farine
50 g de sucre granulé (blanc)
1 pincée de sel
2 oeufs
50 g de beurre fondu
1/4 de litre d'eau
1/8 de litre de bière

Préparation :
1. Mélanger la farine, le sucre, le sel, les jaunes d'oeufs, le beurre fondu et l'eau. Battre la pâte 10 minutes.
2. Battre les blancs en neige très ferme.
3. Ajouter la bière et les blancs en neige à la pâte.
4. Huiler le gaufrier, puis verser des louchées de pâte sur le gaufrier, refermer l'appareil. Retourner l'appareil au bout de 30 secondes, puis laisser cuire 2 minutes de plus.

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Tarte fleur

>> lundi 17 mai 2010





Une tarte fleur : que du bonheur !! Je la convoitais depuis quelques jours déjà, alléchée par les photos d'Une fille en cuisine. J'avais pourtant très peur que cette tarte-fleur fasse un gros flop dans ma cuisine : tout ce travail, cette minutie, cet arrangement délicat me semblaient presque trop beaux pour tenir jusqu'au bout leurs promesses. C'est donc pleine d'appréhension que je m'y suis mise cette après-midi... Surprise au bout du compte : c'était beau, et c'était bon... - et finalement même pas si dur que ça à faire ! J'ai quand même rajouté une fine couche de pesto et de tapenade (chacun sur une moitié du fond de tarte) pour relever un peu le goût : il m'a semblé que la recette originale risquait d'être un peu fade, ou du moins un peu sèche... Persuadée déjà que cette tarte n'aurait peut-être droit qu'à une seule chance, je voulais être sûre de ne pas la rater !

Eh bien, cette tarte-fleur m'a emballée : et j'ai eu beau chercher, je n'ai trouvé en la dégustant aucune façon de l'améliorer (au-niveau du goût, du moins) - événement rare dans ma cuisine. Quand elle y reviendra, elle sera identique à cette première. Côté esthétique, par contre, petit changement, sans doute : j'insisterai moins sur l'aspect assymétrique de la tarte. Il était délibéré - mais je l'ai peut-être un peu forcé. La prochaine fois, je la ferai plus ronde, plus régulière.

Ceci dit, c'est une tarte exigeante jusqu'au bout : mieux vaut se munir d'un bon couteau pour la couper sans la défigurer !




Ingrédients :

1 pâte feuilletée
1 courgette
4 carottes
1/2 botte d'asperges vertes
6 tranches de jambon de Bayonne
80 grammes de fromage à pâte dure : Beaufort, Comté, Gruyère, etc.
3 cuillerées de pesto ou de tapenade
un filet d'huile d'olive
sel, poivre



Préparation :

1. Dérouler la pâte feuilletée et l'étaler dans un plat huilé. Utiliser le papier sulfurisé de l'emballage pour recouvrir la pâte et déposer des haricots secs sur la pâte pour l'empêcher de trop gonfler. Faire précuire la pâte 10 minutes à four chaud, puis laisser refroidir à température ambiante.

2. a/ Laver la courgette et, sans l'éplucher, la trancher en très fines lamelles dans le sens de la longueur, grâce à un économe ou, mieux, une mandoline.
b/ Eplucher les carottes et les trancher de la même manière en très fines lamelles longues.
c/ Laver les asperges, casser le bout de la tige pour éliminer la partie dure, puis couper les asperges en deux dans le sens de la longueur.
d/ Râper le fromage en fines lamelles avec un économe.
e/ Couper chaque tranche de jambon en 3 parties, toujours dans le sens de la longueur.


3. Faire précuire à la vapeur les carottes (2 minutes 30), puis les asperges (4 minutes), juste assez pour leur laisser un léger croquant.

4. Tartiner le fond de la tarte de pesto/tapenade, puis arranger les lamelles de courgettes, carottes, asperges, fromage et jambon en rosace, en commençant par l'extérieur de la tarte. Chaque lamelle doit être posée sur la tranche. Les premiers rangs sont difficiles à mettre en place, mais les lamelles de fromage et les demi-asperges, plus solides, permettent de resserrer les rangs et solidifier l'arrangement.

5. Verser un filet d'huile sur le dessus de la tarte, saler, poivrer. Enfourner à four chaud pour une quinzaine de minutes.



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Allumettes de courgettes aux amandes

>> vendredi 14 mai 2010



Dîner tardif hier soir, après un déjeuner complètement décalé : j'aurais bien sauté le dernier repas de la journée moi-même, mais sur un coup de tête à 11 heures du soir, je me suis dit qu'il me fallait préparer un petit truc vite fait pour ne pas laisser nos invités aller se coucher sans souper. Un petit truc simple, rapide, qui soit prêt le temps de faire cuire les petits bricks de thon que j'allais glisser dans le four. La solution, je l'avais déjà repérée quelques jours plus tôt sur Smitten Kitchen : des allumettes de courgettes aux amandes.

C'était exactement tel que Deborah le disait : simple, délectable, et avec un petit croquant de légume frais tout à fait séduisant. Je ne sais pas si j'irais jusqu'à dire que c'est mon accompagnement préféré, mais c'est très certainement un plat qui va revenir sur la table prochainement (pour la bonne raison que j'ai oublié de prendre des photos hier soir - et qu'il me tarde d'illustrer par l'image les promesses de ces allumettes).

Ingrédients :
(pour 4 personnes)

2 courgettes fraîches
1 grosse poignée d'amandes effilées
un filet d'huile d'olive
un filet de jus de citron

Préparation :

1. Couper les courgettes en allumettes, sans les éplucher.

2. Faire griller les amandes dans une poêle, avec ou sans huile d'olive. Réserver.

3. Verser un filet d'huile d'olive dans la même poêle, et jeter les allumettes de courgettes. Faire revenir rapidement 2 minutes, pour garder les courgettes croquantes (elles doivent avoir cette couleur vert tendre qu'ont les légumes cuits al dente). Verser le jus de citron, les amandes grillées, et servir immédiatement.


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Torsades

>> mercredi 12 mai 2010





Mettre les petits plats dans les grands : voilà, en un mot, comment je voudrais pouvoir résumer mon style culinaire. Du grandiose, de l'époustouflant, un rien tape-à-l'oeil : bref, je voudrais tous les jours avoir l'impression de manger au restaurant.

Or - gardons les pieds sur terre - ceci n'est qu'un rêve. Un fantasme. Souvent, je reste sur ma faim après des recettes qui promettaient ciel et terre, ou dont le titre avait fait surgir des images spectaculaires. J'attends tellement tous les jours : je dois être un peu rêveuse...

Piquée au vif par ces pensées un rien défaitistes, j'ai commencé ce matin à visualiser le déjeuner d'aujourd'hui. Et là, quelques heures plus tard, coup de théâtre dans ma cuisine du midi : sur un coup de tête, une idée venue de nulle part, je sors mon paquet de pâte feuilletée à qui je réservais pourtant un tout autre sort (une tarte-fleur !!! Rien que le nom m'émoustille - mais quand vous aurez vu la photo... Mamma mia !, de quoi rêver tout haut). Adieu la tarte, dans l'immédiat, mais on reste dans la déco : histoire de donner un coup de fouet à une salade qui, je le craignais, passerait inaperçue sans ce petit quelque chose qui la ferait sortir de l'ordinaire, voilà ma pâte devenue torsades. Eclair de l'imagination : ces torsades grillées ont illuminé l'assiette - mieux, elles ont transcendé ma salade d'artichaut à l'andouille déjà peu ordinaire pour lui donner des airs de grand restaurant.

Ces torsades, j'en suis certaine, apparaissent déjà sur 10 millions de blogs. Mais peu m'importe : aujourd'hui, c'est sur le mien qu'elles sont - et j'en suis d'autant plus fière que je peux affirmer haut et clair : de but en blanc, c'est moi qui l'ai fait !


Ingrédients :

un rouleau de pâte feuilletée
du Comté, rapé (ou coupé en très petits dés comme sur la photo)
(ou du roquefort, à l'essai demain midi -- très bon aussi, mais plus difficile à étaler)
poivre, cumin, etc.

Préparation :

1. Préchauffer le four au thermostat 5.

2. Dérouler la pâte feuilletée sur un plan de travail. Parsemer de fromage rapé, de dés de fromage, ou de cumin (c'est aussi très bon nature, ceci dit).


3. Couper des lanières de pâte d'1 centimètre de large et rouler la lanière sur elle-même pour en faire une torsade. Poivrer. Transférer les torsades sur du papier sulfurisé et enfourner. Laisser griller 12 à 15 minutes en surveillant la cuisson. Les torsades sont prêtes dès qu'elles sont uniformément dorées.





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Salade d'artichaut à l'andouille




Après la cure d'asperges, voilà celle des artichauts ! Mieux réussie, à tous points de vue : esthétiquement pour commencer, l'artichaut semblerait plus photogénique... Et chaque recette jusqu'ici a fait son entrée sur le blog, en gagnant ses jalons auprès de deux palais exigents : celui de Romain, et le mien. Après la salade au foie gras de la semaine dernière (qui a également séduit ma soeur, tiens, tiens, allez hop, une adepte de plus !), voici maintenant, un peu dans la même veine, la salade d'artichaut à l'andouille. Mais le titre ne dit pas tout : c'est la sauce et les aromates, surtout, qui donnent tout son cachet à cette salade pleine de charme.

Ingrédients :
(pour 2 personnes)

quelques feuilles de salade
6 fonds d'artichaut
1 andouille
de la menthe
de l'aneth
1/2 citron
du sirop d'érable
sel, poivre

Préparation :

1. Laver les feuilles de salade et bien les essorer. Les couper en fines lanières, et les partager entre deux assiettes de service.

2. Faire cuire l'andouille, doucement, entre 15 et 20 minutes pour qu'elle soit légèrement grillée.

3. Pendant la cuisson de l'andouille, déposer sur chaque assiette, sur le lit de salade verte, 3 fonds d'artichauts bien essorés, et parsemer de menthe. Dans le même temps, préparer la sauce au citron : mélanger le jus de citron et le sirop d'érable en quantités égales, saler, poivrer, et ajouter de l'aneth haché fin.

4. Quand l'andouille est cuite, couper en tranches fines et disposer 3-4 rondelles sur chaque fond d'artichaut. Verser un filet de sauce-citron et servir aussitôt.




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Petits oignons glacés

>> mardi 11 mai 2010





Pour les adeptes des recettes minimalistes, en voilà une on ne peut plus simple : des oignons, du beurre, du sucre. Point. Liste minimale d'ingrédients, mais qui cache un certain degré d'anticipation et de planning : plus d'une heure de cuisson, tout ça pour des petits oignons ! C'est donc une petite recette facile, mais pas faite pour les gens pressés...

Les proportions sont importantes : ce soir, par exemple, je crois m'être un peu trop exaltée en versant le sucre, et les oignons n'avaient plus cet équilibre délicat sucré-salé. Un peu trop de beurre aussi, peut-être ?? D'ailleurs, Romain qui s'était extasié sur le plat l'an dernier ("Ouaahh, tu n'as jamais rien cuisiné d'aussi bon !!" - ou quelque chose dans ce genre...) n'en a rien dit ce soir. Serait-ce un flop ? Qu'il est dur de séduire son public... et d'être tous les jours sur la sellette.

Bref, une petite recette peut-être pas si facile que ça...

Ingrédients :
(pour 2 personnes)

une quinzaine de petits oignons
20 grammes de beurre
1 cuillerée à soupe de sucre
sel, poivre

Préparation :

1. Eplucher les petits oignons.

2. Les mettre dans une petite casserole à fond épais, avec 20 grammes de beurre, une cuillerée de sucre, un peu de sel, et du poivre. Recouvrir les oignons d'eau aux 3/4 de la hauteur, porter à ébullition, puis couvrir en laissant un léger échappement de la vapeur. Laisser cuire doucement à peu près une heure, jusqu'à ce que le liquide soit presque totalement évaporé et qu'il ne reste qu'un caramel blond au fond de la casserole.



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Purée de céléri au gingembre et au citron


Je me trouvais perplexe devant mon réfrigérateur grand ouvert : qu'est-ce que j'allais bien pouvoir faire de tout ce céléri, maintenant que me semblaient moins excitantes les entrées froides de rémoulades que je retrouvais sur la table depuis deux semaines ?? Tellement habituée à le raper pour le manger avec de la mayonnaise, je n'imaginais pas d'autre façon de le servir. En soupe, peut-être ?? humm... Céléri à la sarladaise, alors ? - une idée, mais pas pour ce soir... En purée, plutôt ?? Vendu ! Ce soir donc au menu : entrecôtes et purée de céléri, et au cas où la purée manquerait de popularité, des petits oignons glacés qui seront l'objet d'un autre billet.

J'ai déjà pourtant dû en manger un jour dans ma vie, mais là, sur le moment, pas moyen de concevoir ce que cette purée de céléri allait donner : serait-elle trop amère, trop âcre, trop forte ?? Pour pallier à toute éventualité, j'ai sorti mes atouts maîtres : citron, gingembre, menthe, Comté. Ce sont les deux premiers qui ont gagné.

J'ai aussi suivi le conseil de certains blogs et ajouté une cuillère de riz à la cuisson du céléri, pour en augmenter l'onctuosité. D'autres conseillaient d'y mettre des pommes de terre, mais comme je ne voulais pas me compliquer la vie et tout mixer au robot, j'avais peur que les pommes de terre ne rendent la purée trop collante, comme s'en plaignait quelque part une internaute. Et puis, le riz, ces jours-ci, est à la mode dans ma cuisine...

Ingrédients :

1/2 céléri-rave
1 bonne cuillerée à soupe de riz
un petit morceau de gingembre frais
un demi-citron
30 g de beurre
sel, poivre

Préparation :

1. Eplucher le céléri-rave et le couper en gros cubes. Placer les cubes dans une casserole, avec le riz et un peu de gros sel. Recouvrir d'eau et faire cuire à petite ébullition pendant 20 à 25 minutes.

2. Eplucher le gingembre et le hacher finement. Presser le demi-citron.

3. Quand le céléri-rave est tendre, vider presque totalement la casserole de l'eau de cuisson et verser dans le bol du robot, avec le gingembre, le jus de citron, les 30 grammes de beurre, du sel et du poivre. Mixer jusqu'à ce que la purée soit onctueuse et homogène.


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Pancakes classiques

>> dimanche 9 mai 2010




"A dans un an pour les prochains pancakes", disais-je dans un billet récent. En fait d'une année, il aura suffi... d'une nuit, pour que je me décide à refaire ces petites galettes farineuses, après l'effet chaud-froid des pancakes aux flocons de blé du début du week-end. Que voulez-vous, je prends ce blog très au sérieux, et j'ai horreur de laisser les choses en suspens. Ces premiers pancakes m'avaient laissée sur ma faim, et il me fallait clore le chapitre pour pouvoir passer à la suite...

Ceci dit, je me réjouis d'avoir remis la main à la pâte si vite : cette nouvelle version est nettement plus convaincante, plus parfumée, et plus moelleuse que la première. D'autant que je n'ai pas perdu de temps à tourner en rond : j'ai ouvert le Vegetarian Cooking for everyone de Deborah Madison à la page des pancakes, survolé les 5-6 recettes qui s'offraient pour choisir la première - et me voilà partie, spatule en main. Ce deuxième galop d'essai m'a aussi permis d'avoir une réponse plus définitive à une autre question que je me posais : quelle valeur accorder aux pancakes, réellement ? Car, jusque-là, je n'en raffolais pas spécialement... Eh bien... cela se confirme : les pancakes, de temps en temps, oui, c'est très sympa, mais à petite dose. L'effet a été le même que celui d'avant-hier : au premier pancake, je pousse des "ahh" et des "ooh" d'émerveillement. Et puis arrivée au troisième, le charme s'estompe - et au quatrième, il est complètement dissout : on dira ce qu'on voudra, l'effet étouffe-chrétien, il est quand même bien là...

Et moi qui mets du sirop d'érable partout, eh bien là, justement, je n'en mets pas : sous un filet de sirop, le pancake devient une éponge, et toute la subtilité de son goût sucré-salé s'y trouve noyée. Pour moi, c'est nature, sans rien dessus : ni sirop, ni confiture, ni beurre...

Ingrédients :
(pour une dizaine de pancakes)

3/4 de tasse de farine blanche
2 grosses cuillerées de sucre
1/2 sachet de levure chimique
1/2 cuillerée à café de coriandre moulue
1 pincée de sel
25 grammes de beurre salé
3/4 de tasse de lait
1 oeuf
1 bonne cuillerée à soupe d'eau de fleur d'oranger

Préparation :

1. Mélanger dans un saladier la farine, le sucre, la levure chimique, la coriandre, le sel. Faire fondre le beurre dans un deuxième bol, puis verser dans ce bol le lait, l'oeuf et la fleur d'oranger.

2. Verser le contenu du bol dans la farine - et mélanger juste assez pour rendre la pâte homogène.

3. Verser des petites louchées de pâte sur une poêle huilée et bien chauffée. Laisser cuire les galettes sans les toucher, jusqu'à ce que des bulles apparaissent à la surface. Retourner les galettes à la spatule plate et laisser cuire une minute supplémentaire.





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