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Soupe de haricots noirs

>> mardi 19 juillet 2011



Allez hop, encore une soupe - pourquoi s'en cacher, j'en mange beaucoup ces jours-ci. Les soupes ne sont jamais démodées dans ma cuisine... Plus j'en fais, plus j'en découvre de nouvelles, plus je les aime. Que voulez-vous, on a tous nos points faibles.
Pour changer aujourd'hui, ce sera une soupe aux couleurs d'Amérique Centrale, celles-ci sont quand même plus rares. La liste des ingrédients laisse penser qu'elle est un peu compliquée, mais en réalité, j'ai trouvé cela plus facile à préparer que l'impression que j'en ai eue avant de me lancer. J'ai quand même trouvé la soupe plus douce que prévue : une prochaine fois, j'y ajouterai un piment jalapeno, je crois, histoire de relever un peu le plat (je l'ai déjà noté dans les ingrédients).

Ingrédients : (pour 3 personnes)

225 grammes de haricots noirs secs
1 petit jarret de porc fumé
1/2 poivron vert
2 petits oignons utilisés séparément
7 gousses d'ail utilisées séparément
1 feuille de laurier
1 cuillerée à soupe d'huile d'olive
1 petit poivron rouge
1 piment jalapeno
1 cuillerée à café d'origan
2 cuillerées à café de cumin
1 cuillerée à soupe de fécule de maïs
2 cuillerées à café de jus de citron vert
3 cuillerées à soupe de crème fraîche
feuilles de coriandre fraîche
1/2 oignon rouge

Préparation :

1. Déposer les haricots, le jarret, le poivron vert dans un faitout. Recouvrir d'un litre et demi d'eau. Faire bouillir, puis réduire le feu. Ajouter un oignon et 3 gousses d'ail émincés, le laurier, puis laisser mijoter à couvert jusqu'à ce que les haricots soient tendres (entre 1 heure et demie et deux heures - ils ne doivent pas éclater). Retirer le jarret du faitout et décortiquer la viande pour la redéposer dans la soupe (éliminer l'os, la peau, le gras).

2. Dans le même temps, faire chauffer l'huile dans une grande sauteuse et faire revenir le 2è oignon émincé, le poivron rouge et le jalapeno avec un peu de sel et de poivre. Quand les légumes sont tendres, ajouter les gousses d'ail restantes, l'origan et le cumin, et faire revenir une minute de plus (on appelle cette sauce le sofrito).

3. Verser une louche de haricots et une louche de liquide dans la sauteuse, et écraser les haricots avec le reste. Laisser mijoter, à découvert, jusqu'à ce que la sauce ait épaissi, 5 minutes. Reverser le sofrito dans la soupe et laisser cuire à feu doux une quinzaine de minutes.

4. Mélanger dans un bol la fécule de maïs et une cuillerée à soupe d'eau. Ajouter à la soupe, et laisser épaissir 5 minutes.

5. Avant de servir, retirer le poivron vert et les feuilles de laurier. Verser le jus de citron vert et rectifier l'assaisonnement. Verser dans des bols, garnir d'une cuillerée de crème fraîche, parsemer de coriandre et d'une cuillerée d'oignon rouge émincé.

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Tahiti dans ma cuisine : Ma'a tinito

>> jeudi 9 décembre 2010




Ma participation à l'effervescence culinaire sur la toile est pour le moins minimale depuis quelques mois - avec quelle joie !!! Je savoure chaque jour le relâchement de tension. C'en est fini de l'agonie, de la frustration exaspérante devant la compétition mondiale et l'appel impérieux de la vague de recettes qui déferle de tous côtés. Je n'ai qu'une vie, après tout, et je manque de temps, de nombres de repas, et de capacité intestinale pour tout assimiler et tout digérer en temps voulu. Je me suis fait une raison, sans trop de peine ni de chagrin. Je ne me voyais pas lâcher mes spatules avec autant de soulagement. Et pourtant si : je l'avoue, je revis. L'obsession est finie, me voilà guérie. Et même si les repas y ont perdu la texture exubérante, intrigante, je respire un peu mieux...

Mais on n'est jamais à l'abri de l'inspiration, même quand on se réfugie dans les livres de grammaire... l'envie d'entendre résonner casseroles et cuillères nous surprend parfois là sans qu'on la sente venir ! Moi qui me croyais à l'abri derrière mes livres de grammaire, voilà qu'un chapitre sur les articles partitifs a ouvert d'un coup sec la porte de la cuisine à peine refermée ! Ça, c'est quand même assez fort, vous reconnaitrez volontiers. Je feuilletais donc il y a quelques jours un nouveau livre de français débutant, que j'avais quand même volontairement ouvert au chapitre 8 consacré à la culture culinaire francophone. Au lieu des traditionnels croissants et boeuf bourguignon, celui-là s'attachait à la cuisine de Tahiti. Tiens, je n'y connais pas grand-chose, allons donc de ce pas voir ce qui se passe en Polynésie... Envie de voyage, envie d'odeurs nouvelles, peut-être ? Justement, l'un des exercices culturels mentionnés en milieu de chapitre appelait une recherche internet : il s'agissait de trouver des photos du Ma'a tinito et du poe à la banane. Je m'exécute aussitôt : mieux, j'y cours, j'y vole, trop contente de remplir à la fois un devoir professionnel et une curiosité culinaire toute personnelle. J'ai donc trouvé quelques photos, agrémentées de quelques recettes. Il a fallu 3-4 jours pour que le projet mûrisse et que j'aie tous les ingrédients sous la main - et voilà, ce soir, le ma'a tinito au menu du dîner. Les points de vue sur le produit final étaient divisés : personnellement, j'ai bien aimé, peut-être aussi parce que le plat s'est tout de suite présenté comme un potentiel de saveurs exponentiel. Romain, par contre, est resté un peu sur sa faim... Façon de parler : je le soupçonne d'avoir largement grignoté avant de passer à table...



Ingrédients
:

800 g d'échine ou d'épaule de porc
200 g de haricots rouges secs
1 oignon
huile de sésame
de la sauce huître
de la sauce soja
une botte de blettes (bok choy)
graines de sésame
sel, poivre
du riz basmati


Préparation :

1. Dans une cocotte minute, verser les haricots rouges, recouvrir d'eau froide. Ajouter l'échine de porc, et 1 demi-cuillerée à café de gros sel. Faire cuire une heure, vérifier la cuisson.

2. Egoutter les haricots, réserver. Egoutter la viande et la couper en petits morceaux. Réserver l'eau de cuisson.

3. Emincer l'oignon. Faire revenir dans une sauteuse, dans une ou deux cuillerées d'huile de sésame. Ajouter la viande de porc coupée en dés. Verser 1 ou 2 cuillerées de sauce huître, autant de sauce soja. Poivrer. Bien mélanger. Mouiller avec 1 litre d'eau de cuisson des haricots. Couvrir. Faire mijoter une heure.

4. Pendant ce temps, faire cuire le riz créole, saupoudré éventuellement de poudre de gingembre.

5. Laver et couper les blettes (le bok choy) en lamelles assez fines. Faire revenir rapidement dans une poêle, avec un peu d'huile de sésame et des graines de sésame.

6. Servir, superposés ou bien au contraire juxtaposés dans une même assiette, le riz, le porc, les blettes, les haricots rouges (j'ai rajouté, autant pour le goût que pour l'attrait de la photo, quelques rondelles de carottes rissolées). Verser un filet de vinaigre sur le plat. Servir.

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