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Soba-saumon

>> jeudi 5 avril 2012






Et hop ! Encore un déjeuner sur le pouce prêt en moins de 15 minutes... Et j'ai même eu le temps de prendre quelques clichés (pas trop mal, en plus, même en les comparant avec ceux de l'original sur Elle à Table !)

Il me semble aussi qu'on pourrait donner une saveur un peu italienne à ce plat : des spaghetti à la place des soba, de l'huile d'olive pour remplacer celle de sésame, un tour de poivre et quelques pignons, et hop, le tour est joué. Les recettes caméléon, moi ça me plait assez, dans l'idée ...

Ingrédients :

400 g de soba (spaghetti de sarrasin)
20 g de gingembre frais
1 cuillerée à soupe d'huile de tournesol
3 cuillerées à soupe de sauce soja
2 cuillerées à soupe d'huile de sésame
125 de pousses d'épinards
4 tranches de saumon fumé

Préparation :

1. Faire cuire les soba al dente dans une grande casserole d'eau (non salée). Egoutter et réserver.
2. Pendant que les soba cuisent, peler le gingembre et le tailler en fines lanières. Faire chauffer l'huile de tournesol dans un wok, et faire revenir le gingembre 5 mn. Ajouter les soba, la sauce soja, l'huile de sésame, et bien mélanger. Jeter dans le wok les épinards et laisser cuire brièvement, tout en leur laissant un peu de croquant.
3. Couper le saumon en lanières et répartir dans des assiettes individuelles avec les soba.


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Crème d'épinards à l'aneth

>> dimanche 12 juin 2011




Allez hop, une autre version de la soupe d'épinards, parce qu'on n'en avait pas assez comme ça... Il faut dire que je viens d'acheter plus de deux kilos d'épinards hier matin, il va maintenant falloir que je les utilise...

En la goûtant, un mot m'est tout de suite venu à l'esprit pour décrire ce velouté : intense. Intense en couleur, en texture et en goût. Cette version donne la fausse impression d'être vraiment calorique et chargée de crème. Rien de plus faux : tout le secret est dans le lait de soja, on dirait...

Ingrédients :

1 cuillerée à soupe d'huile d'olive
1 gros poireau, coupé en fins tronçons
750 ml d'eau ou de bouillon de volaille
700 grammes d'épinards
1 grosse poignée d'aneth frais
240 ml de lait de soja
piment de Cayenne



Préparation :

1. Faire chauffer l'huile dans un grand faitout, et faire revenir le poireau rapidement, 2 minutes. Ajouter l'eau ou le bouillon, et amener à ébullition. Déposer les épinards, l'aneth, et du sel. Couvrir et faire cuire jusqu'à ce que les épinards soient devenus tendres, 5-8 minutes.

2. Transférer dans un mixer en plusieurs fois et mixer la soupe jusqu'à ce qu'elle soit de texture homogène. Verser dans le faitout, faire bouillir doucement. Baisser le feu et ajouter le lait de soja. Rectifier l'assaisonnement. Servir avec une touche de piment de Cayenne.





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Paneer indien au tofu




A la recherche de recettes innovantes avec du tofu, je suis tombée sur Epicurious sur cette déclinaison du paneer indien proposée par une de mes chefs fétiches, Deborah Madison. Son seul nom a suffi à me convaincre de commencer par cette recette-là plutôt qu'une autre.

Au final, pourtant, j'ai considérablement transformé le produit final en diminuant considérablement la proportion de tofu par rapport aux autres ingrédients. J'aime beaucoup le tofu, mais là, dans ce plat, il me semblait prédominant, et les épinards se trouvaient relégués à l'arrière-plan. J'ai donc réduit la proportion de tofu d'un quart. Mais j'ai surtout métamorphosé la texture du plat en mixant tous les ingrédients ensemble. Mon paneer est devenu une mousse légère et onctueuse qui fond dans la bouche. Un régal ! Même Romain a ainsi mangé du tofu ce soir-là... Ce qui me laisse penser qu'une quiche tofu-jambon, ça ne doit pas être mauvais non plus : si le tofu rend la quiche aussi onctueuse que mon paneer de ce soir, on devrait même pouvoir se passer de fromage. A suivre.


Ingrédients :

3/4 bloc de tofu ferme
400 g d'épinards
1 piment jalapeno
1 piment serrano
1 morceau de gingembre de 1 cm
2 gousses d'ail
1/2 tasse d'oignon émincé
1.5 cuillerée à café de cumin
1.5 cuillerée à café de garam masala
1 grosse pincée de noix de muscade
1 grosse pincée de piment de Cayenne
1/2 tasse de crème légère
1/3 tasse de yaourt
(une note de citron ?)


Préparation :

1. Faire bouillir 750 ml d'eau additionnée d'une cuillerée à café de sel. Couper le bloc de tofu en petits dés, déposer le tofu dans la casserole d'eau bouillante salée et éteindre le feu. Laisser le tofu tremper dans l'eau salée pendant 4-5 minutes, puis laisser s'égoutter dans un chinois.

2. Faire cuire les épinards dans un faitout ou un wok, avec une goutte d'huile. Retirer du feu dès que les feuilles ont perdu leur croquant.

3. Dans le bol du robot, mixer les piments, le gingembre, l'ail et l'oignon, puis faire cuire dans le faitout vidé des épinards, pendant 5 minutes. Ajouter du sel, les 4 épices, et 240 ml d'eau. Laisser mijoter à feu doux 5 minutes.

4. Verser la mixture dans le robot, ajouter les épinards, la crème légère, le yaourt et le tofu, (+citron, éventuellement) et mixer le tout. Réchauffer doucement dans le faitout ou au micro-ondes.


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Soupe d'épinards et de pois chiches au beurre de cacahuète

>> jeudi 21 octobre 2010




Du beurre de cacahuète dans une soupe ?? Voilà une idée qui ne manque pas d'originalité ! Même moi qui suis d'emblée alléchée par les alliances de saveurs inhabituelles, j'ai eu un instant d'hésitation devant l'ingrédient insolite.

Cette seconde d'hésitation était sans doute en vérité moins l'effet de la surprise que le temps de pause nécessaire à la réflexion. La recette originale de mon Ultimate Soup Bible réclamait du tahini - mais de tahini je suis dépourvue ces jours-ci. J'ai si peu l'occasion d'agrémenter cette pâte de graines de sésame écrasées que je vois peu l'intérêt d'en avoir toujours en attente dans mon réfrigérateur. L'ingrédient était pourtant suffisamment remarquable pour demander une substitution : c'est là que l'idée du beurre de cacahuète m'est venue, avec un court temps d'hésitation.

Mon approche culinaire est nettement plus flegmatique aujourd'hui qu'elle ne l'était avant. Cuisiner, jusqu'à très récemment, relevait de la science : les mesures devaient être exactes, les ingrédients précis et indispensables. Toute substitution était réfléchie, pesée, étudiée, fruit de recherches méticuleuses sur les blogs culinaires et dans les livres de cuisine, laissant peu de place à l'improvisation. C'est peut-être cette rigidité intellectuelle qui m'a poussée à jeter mon tablier dans la cuisine il y a presque maintenant six mois. Je ne touche plus que rarement aux spatules et aux casseroles depuis... Ce recul m'aura au moins clairement appris, moins par expérience que par paresse, à prendre les choses avec un peu plus de placidité. Cette leçon aurait dû s'imposer plus vite, sur le modèle de ma soeur : elle, semble avoir appris à prendre les choses avec une certaine légèreté qui m'échappe encore en grande partie aujourd'hui...

En cuisine, en attendant, la leçon semble désormais avoir été apprise. Pas de tahini ? Pas de problème. Le beurre de cacahuète fera l'affaire. Et, d'un revers de spatule, voilà une recette somme toute assez classique, devenue une curiosité culinaire pleine de richesse...
A refaire sous peu pour les papilles d'autres testeurs.

Ingrédients :
(pour 2 personnes)

1 cuillerée à soupe d'huile d'olive
2 gousses d'ail
1 petit oignon
1 cuillerée à café de cumin
1 cuillerée à café de coriandre moulue
2,5 tasses de bouillon de volaille (600ml)
1/2 boîte de pois chiches
1/2 cuillerée à soupe de fécule de maïs
1/3 de tasse de crème liquide (80ml)
1 cuillerée à soupe de beurre de cacahuète
150 g d'epinard jeunes (2 grosses poignées)
piment de Cayenne
sel, poivre

Préparation :

1. Faire chauffer l'huile dans une casserole, faire revenir l'ail et l'oignon émincés 5 minutes, jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés.
2. Ajouter le cumin et la coriandre, faire cuire une minute. Verser dans la casserole le bouillon de volaille. Faire bouillir et laisser mijoter 10 minutes.
3. Ajouter les pois chiches. Laisser mijoter quelques minutes.
4. Dans un petit bol, bien mélanger la fécule, la crème liquide et le beurre de cacahuète. Ajouter à la soupe petit à petit en mélangeant bien.
5. Laver les épinards et les ajouter à la soupe. Laisser mijoter quelques minutes, jusqu'à ce que les feuilles des épinards aient perdu leur craquant.
6. Assaisonner, saupoudrer de piment de Cayenne.


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Rouleaux de scarole

>> vendredi 29 janvier 2010




The South Beach Diet m'a donné l'idée d'un petit hors d'oeuvre rafraîchissant et pas compliqué : on y reconnaîtra à peine la recette originale des California roll-ups, tant je l'ai manipulée pour répondre aux ingrédients que j'avais sous la main. Le concept est génial, autant par sa simplicité que par ses déclinaisons multiples : on roule une feuille de laitue recouverte d'une fine tranche de jambon blanc et fourrée d'une macédoine. La macédoine, chez moi, était composée de tomates séchées, de câpres, d'endives, et de feuilles vertes de blettes que j'avais fait cuire la veille. On pourrait tout aussi bien l'imaginer faite de thon, d'oeufs durs, d'épinards, d'avocats, de miettes de crabe, etc...


Ingrédients (pour les photos ci-dessus) :
quelques feuilles de blettes (la partie verte uniquement)
quelques tomates séchées
1 cuillerée à soupe de fromage blanc
1 cuillerée à soupe de mayonnaise
1 cuillerée à café de moutarde
1/2 cuillerée à café de jus de citron
1/2 endive, coupée en très fines lamelles
1 cuillerée à café de câpres
5 feuilles de scarole
2 tranches de jambon blanc
sel, poivre

Préparation :
1. Faire cuire les feuilles de blettes quelques minutes dans de l'eau bouillante salée. Egoutter et presser pour en retirer toute l'eau de cuisson.
2. Couper les tomates en petits dés.
3. Préparer la sauce : mélanger le fromage blanc, la mayonnaise, la moutarde et le jus de citron. Saler, poivrer. Mélanger à la sauce les feuilles de blettes hâchées, les tomates, l'endive et les câpres.
4. Déposer sur le plan de travail les 5 feuilles de scarole, puis recouvrir une moitié de chaque feuille d'une demi-tranche de jambon blanc. Poser sur le jambon la macédoine préparée, avant de rouler chaque feuille de salade sur elle-même. Maintenir les cylindres en place avec des petits cure-dents, éventuellement.


Mise à jour le 2 février 2010 :
Nouvelle version moins d'une semaine plus tard, avec un fourrage complètement différent aux crevettes et aux poivrons :
Ingrédients :
(pour la farce)
15 crevettes cuites décortiquées
1/4 de poivron rouge
1 poignée d'olives noires
1 cuillerée à soupe de fromage blanc
1 cuillerée à soupe de mayonnaise
1 cuillerée à café de moutarde
1/2 cuillerée à café de jus de citron
du poivre
Mixer tous les ingrédients sans excès et déposer une cuillerée de farce sur les feuilles de salade et le jambon blanc. Rouler chaque feuille en cylindre assez serré, et maintenir en place éventuellement avec un cure-dents.

Mise à jour le 8 février 2010 :
Nouvelle version, qui est en fait une recette que j'ai retrouvée dans un ancien email à ma soeur : et moi qui croyais que ces rouleaux de scarole étaient une nouvelle découverte de la semaine dernière... Voilà qui justifie les blogs culinaires, mémoires infaillibles des expériences en cuisine... à la place de tranches de jambon, c'est de la dinde que j'ai utilisée dans cette première version d'il y a un an ou deux (plus sain et plus sec, plus agréable à tenir à la main et dans la bouche - et on gagne du temps, puisqu'on n'a pas besoin d'attendre 24 heures au frigo). J'ai étalé du boursin à l'ail, parsemé de fines herbes du jardin et ajouté encore par-dessus de très fines tranches de saucisson. J'ai roulé le tout comme un tapis de yoga et j'ai enroulé le cylindre dans une tranche de laitue. Pas de photo, évidemment, j'étais loin de me douter l'année dernière que j'allais commencer un jour un blog pour répertorier mes meilleurs souvenirs de cuisine !
Ingrédients :
Boursin à l'ail
fines herbes
tranches de saucisson fines
feuilles de laitue
tranches de dinde
Préparation :
Mixer les fines herbes et les incorporer au Boursin. Déposer une cuillerée de Boursin sur les feuilles de salade et les tranches de dinde, et poser par-dessus des tranches de saucisson coupées finement. Rouler chaque feuille en cylindre assez serré, et maintenir en place éventuellement avec un cure-dents.

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Risotto saucisse/épinards

>> mercredi 11 novembre 2009




Je me rattrape cette semaine de mon silence des deux dernières semaines... 4 recettes en 3 jours, à ce rythme culinaire intensif, j'aurai testé tout mon livre fétiche du moment, Food and Wine 2008, en moins d'un mois... J'ai déjà une ou deux recettes en tête, que je me serais empressée de partager sur mon blog, si je n'avais pas dû faire face à un accident de cuisine assez rare pour qu'on en parle déjà ce soir : aujourd'hui, donc, j'avais deux recettes à l'esprit en me levant ce matin : deux bonnes raisons de se lever de bonne humeur, plus une troisième que je me ferai un plaisir d'afficher, mais sur un autre billet - restons concentré, pour l'instant, sur l'événement majeur de la soirée. Deux recettes, donc, celle de ce risotto, et celle d'une soupe à la carotte ("encore une soupe ??" "encore à la carotte ???" - oui, et oui : encore à la carotte, parce que j'en avais acheté un sachet de 5 kg il y a 3 semaines pour une autre recette de salade de nouilles japonaises, et parce que j'adore les potages en tous genres...)
En préparant cette soupe, et pendant que le risotto finissait de mijoter, je sors les chiens 10 minutes dans le jardin pour les laisser se dégourdir les pattes. Avant de m'éloigner, je surveille mes fourneaux, donne un tour de spatule à la soupe, vérifie le temps de cuisson du risotto, et hop, me voilà partie...
Dix minutes plus tard, je reviens : je cours à mes casseroles, fébrile en anticipant le fumet de mes carottes mijotées... Pas moyen de soulever le couvercle. Je ne m'affole pas, sans insister plus que ça, j'appelle Romain - de sa main d'homme solide, il saura, sans nul doute, faire disparaître mes petits soucis. Eh bien, non : pas moyen de soulever ce fichu couvercle - Rien de plus bête, pourtant, il était juste posé sur la marmite. J'avais par erreur assorti ma cocotte Fissler avec un couvercle Le Creuset : j'avais d'ailleurs l'habitude de le faire, les deux s'ajustaient si bien ensemble, mais ce soir-là, dans leur fusion parfaite, elle ont fini par ne plus se décoller. Me voilà désormais avec une cocotte minute sans soupape, aucune des deux parties ne voulant céder...
Il a fallu attendre que la soupe ait complètement refroidi, pour faire pression avec le manche d'un marteau sur le couvercle, en le passant dans la poignée du couvercle, pour qu'enfin la pression s'échappe et que les deux parties se décollent naturellement l'une de l'autre. Ne négligeons donc jamais ces vieux proverbes pleins de bon sens que l'on oublie bien trop souvent : à chaque pot son couvercle, preuve est désormais faite. Mais forte de cette expérience, je vais maintenant pouvoir me targuer que c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes...
A défaut de deux recettes, donc, pour ce soir, voilà déjà la première : celle du risotto aux épinards que je convoitais depuis près d'une semaine...


Ingrédients :
(pour 4 personnes)

170 grammes de chair à saucisses
1,5 cuillerée à soupe d'eau
40 grammes de beurre
1/2 oignon, coupé en dés
60 ml de vin blanc
240 ml de riz arborio
540 ml de bouillon de volailles (2 1/4 tasses US)
1 courgette (pas mise dans la recette sur la photo)
sel
1 grosse poignée de jeunes pousses d'épinards frais (blanchis si les feuilles sont plus grosses)
1/2 tasse de parmesan rapé


Préparation :

(j'utilise chez moi un cuiseur à riz pour faire mon risotto, mais on peut très bien le préparer de la même manière dans une casserole ordinaire. Seulement, là où le cuiseur offre un avantage indéniable, c'est qu'on n'a pas besoin de se torturer les bras pour remuer le risotto en cours de cuisson... et on peut préparer une soupe à la carotte pendant que le cuiseur fait son travail tout seul !)

1. Dans une poêle, faire cuire la chair à saucisses avec 1 cuillerée et demie d'eau. Séparer les morceaux, arrêter la cuisson quand la saucisse commencer à prendre des couleurs. Verser dans le cuiseur de riz.

2. Dans la même poêle, ajouter 20 grammes de beurre, et faire revenir l'oignon coupé en dés. Quand il est devenu translucide, verser le vin blanc et faire déglacer la poêle, pendant 2-3 minutes. Verser le riz en pluie, laisser cuire jusqu'à ce que tout le liquide ait été absorbé. Ajouter le tout dans le cuiseur de riz.

3. Verser dans le cuiseur le bouillon, la courgette coupée en dés, une pincée de sel. Fermer le couvercle, enclencher la cuisson (sur la fonction "slow cooking high" ou bien "porridge" ou encore "mijotage" sur une machine française) pour une heure. Mélanger à mi-cuisson.

4. Jeter les épinards, 20 grammes de beurre et le parmesan rapé dans le cuiseur en fin de cuisson. Poivrer, saler éventuellement, servir très chaud.



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Epinards aux champignons

>> mardi 10 novembre 2009




Voilà le Food and Wine 2008 déjà de sortie : en avant-goût du repas de Thanksgiving à Cape Cod, je teste une nouvelle version des épinards à la crème. Jusque-là, la recette familiale de rigueur dans ma cuisine ne demandait ni beaucoup d'ingrédients, ni beaucoup d'efforts. Mais j'ai fini par m'en lasser, et j'ai aujourd'hui envie d'innover. Food and Wine, question inspiration, ne m'a jamais déçue. Ce soir non plus. La recette est plus longue (à tel point que j'ai éliminé la dernière étape qui consiste à faire revenir dans une petite poêle du beurre, de la chapelure et du gouda, puis - ce n'est pas encore fini - à faire gratiner le tout au four... Je garderai, peut-être, toute cette préparation minutieuse pour les occasions tout à fait spéciales. Pour ce soir, j'ai coupé au plus court et je me suis arrêtée dès que mes épinards ont pris une texture crémeuse.) Et c'était déjà délicieux.

Délicieux, c'est-à-dire, pour moi. Croyant le faire tomber à genoux devant mes fourneaux, je fais goûter mes épinards nouvelle vague à Romain qui passe, et je l'entends passer jugement d'une voix fade : "ça va." Ça va, seulement ?? Dommage pour lui, je sens que c'est un plat qui va souvent revenir sur la table.


Ingrédients :

(pour 4 personnes)
500 g de jeunes épinards
30 g de beurre
120 g de champignons shiitake, coupés en dés
1 échalotte hachée
du thym
1,5 cuillerée à soupe de farine
300 ml de lait
30 g de gouda
sel et poivre

Préparation :

1. Faire bouillir une grande casserole d'eau, et faire blanchir les épinards, juste le temps qu'ils changent de couleur et perdent leur croquant (2 minutes pour de très jeunes pousses comme celles que j'avais sous la main). Sortir de l'eau, égoutter en pressant pour faire sortir toute l'eau.

2. Dans la même casserole, laisser fondre le beurre, et faire revenir les champignons, l'échalotte et le thym, une dizaine de minutes jusqu'à ce qu'ils prennent un peu de couleur. Jeter la farine dans la casserole, laisser sécher, puis verser graduellement le lait en tournant constamment.

3. Ajouter les épinards et le gouda râpé. Bien mélanger.

Note : si on décide de faire gratiner, garder la moitié du gouda, et faire revenir dans une petite poêle avec 15 grammes de beurre, une petite tasse de chapelure, du sel et du poivre. Parsemer le mélange chapelure/gouda au-dessus des épinards dans un plat à gratin, et laisser gratiner 20 minutes à four chaud.


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Soupe aux épinards et Velouté de carottes au curry et à la noix de coco

>> samedi 24 octobre 2009

Petit festin entre amis, hier soir, dans la rue de Fays : j'étais invitée chez Ada et Djamel pour marquer le début du week-end et tromper l'ennui d'un week-end solitaire. Coup de coeur dès l'entrée : une soupe aux épinards vert forêt onctueuse et réconfortante. Les petits plats d'Ada me prennent souvent par surprise, toujours plein de couleurs, de saveurs, de textures. Le charme de ses recettes vient aussi de leur simplicité : une poignée d'ingrédients, une seule étape de cuisson, et voilà, le tour est joué... je me suis empressée de la recopier et de la reproduire dès le lendemain. En parallèle, j'ai aussi préparé un velouté de carottes au curry et à la noix de coco, un classique dans ma cuisine. Les deux, finalement, vont très bien ensemble (quoique servis séparément).


Soupe aux épinards

Ingrédients :

2 pommes de terre
500 g d'épinards
huile d'olive
beurre
un bouillon de volaille

Préparation :

1. Eplucher les pommes de terre et les couper en dés. Laver les épinards.

2. Faire chauffer un peu de matière grasse dans une cocotte, et ajouter les légumes. Faire suer 5 à 10 minutes, avant de rajouter un litre d'eau et un cube de bouillon de volaille.

3. Laisser mijoter une vingtaine de minutes. Mixer. Ajuster l'assaisonnement, et ajouter de l'eau pour allonger la soupe au besoin.



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Velouté de carottes au curry et à la noix de coco

Ingrédients :

30 grammes de beurre doux
1 oignon hâché
1 cuillerée à soupe de gingembre frais émincé
1 cuillerée à soupe de curry en poudre
800 grammes de carottes
1 piment jalapeno
600 ml de bouillon de volaille
1 boîte de lait de noix de coco
le jus d'1 citron vert

Préparation :

1. Faire chauffer le beurre dans une cocotte. Y jeter l'oignon et le gingembre, faire suer quelques minutes, puis ajouter le curry en poudre. Laisser revenir une dizaine de minutes.

2. Couper les carottes en rondelles et hâcher le piment. Quand les oignons commencent à dorer, ajouter les carottes, le piment, le bouillon de volaille. Laisser mijoter 30 minutes.

3. Verser le lait de noix de coco dans la cocotte, avec le jus de citron vert, et mixer le tout.




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Salade japonaise de nouilles soba

>> lundi 28 septembre 2009




Pff... une salade : voilà bien le genre de plats qui me laisse complètement indifférente... à fortiori les salades à base de pâtes, de riz, de féculents en général. Mais une vidéo récente de Marc Bittman sur une salade de pâtes et d'épinards aux haricots soja (edaname beans en anglais) avait quelque chose d'attrayant : elle semblait promettre un dîner facile, équilibré, plein de saveurs exotiques pour tous ceux dont la grand-mère n'est pas japonaise. Comme moi ! Et lui-même présentait sa salade comme un plat hybride entre salade rafraîchissante et plat de nouilles chaud. Quoi ?? Quel est donc cet animal ?? Du coup, j'ai mis sa recette de côté en me promettant de vérifier cela de visu le plus vite possible. Nouilles soba, me voilà !!

Millésimes, pour cela, est un super pense-bêtes. Tout autant qu'un carnet de recettes qui marchent, c'est devenu le menu de la semaine à venir, la liste de courses du vendredi, le post-it qui me suit partout sans prendre de place ni gaspiller de papier. En un mot, l'outil génial : une mapemonde d'idées et de projets, le labyrinthe de mes envies et de mes pensées.

La salade si prometteuse de Bittman, pourtant, a fait un flop dans ma cuisine en fin de semaine dernière : il faut dire aussi que le galop d'essai était truffé de substitutions en tous genres. Sa salade devait être à l'entendre la recette toute simple d'un dîner à la maison, avec les ingrédients qu'on a sous la main. L'idée me plaisait bien. Le problème, c'est qu'il me manquait plus de la moitié des ingrédients... Je n'ai pas sous la main tous les trucs que Bittman a dans sa cuisine, mais forte des prémisses posées, je me suis sentie capable d'innover : pas de carottes ? Pas de problème, des betteraves feront l'affaire ! Pas de nouilles soba ?? Tiens, voilà des nouilles somen, qui y ressemblent un peu... Pas d'épinards ? Pas d'oignons verts ? Eh bien, on s'en passera ! Plus de citron vert : Bah, du citron jaune, quelle différence ça peut bien faire ? Au total, la moitié des ingrédients avait été remplacée par d'autres qui s'en approchaient plus ou moins, suivant la couleur, la famille botanique, ou mon goût personnel... J'avais donc bien compris le principe de base, mais malheureusement, il me manquait encore l'inspiration culinaire de l'auteur de Bitten. N'est pas Bittman qui veut, en dépit de l'ambition qu'on en a...

des pâtes soba

Qu'à cela ne tienne : cette salade de nouilles japonaises m'inspirait. Il fallait que je retente le coup avec les ingrédients suggérés, et m'en tenir au rôle plus strict du disciple fidèle et attentif : edaname, carottes, nouilles soba, citron vert - sans compromis cette fois. Cette salade, je le sentais, avait le potentiel de me plaire. Les échecs me restent toujours en travers de la gorge. Deux jours après le premier essai semi-raté (ma première salade n'était pas si ratée que ça, même si elle n'a pas réussi à passer le test du blog !), me revoilà spatule en main avec sous le coude tous les ingrédients requis. Ou presque.

Au total : un régal. Et avec tous les ingrédients qui me restent (j'ai dû acheter ce soir 5 kg de carottes pour ne subtiliser que ... deux carottes au paquet, et un quart de litre de sauce mirin, entre autres), je vais pouvoir moi aussi me faire désormais plein de petits dîners impromptus de salade japonaise. La sauce, surtout, m'a emballée. Une recette à garder, à condition d'avoir pas très loin de chez soi une épicerie asiatique et un certain goût pour les saveurs exotiques (lire : pour Carole, s'abstenir...) Je t'en ferai autant que tu veux le semestre prochain, pour t'encourager dans tes révisions... En attendant, voilà toujours les photos !!

Ingrédients :
(pour 2 personnes)

1 carotte
3/4 de tasse de haricots edaname, frais ou décongelés (j'ai utilisé des fèves ici)
1 cylindre de nouilles soba (je confirme, meilleures ici que les somen)
du gingembre frais, ou à défaut, en poudre
1 cuillerée à soupe de sauce miso (pâte japonaise à base de soja)
1,5 cuillerée à soupe de sauce soja
le jus d'1/2 citron vert
1 cuillerée à soupe de sauce mirin (sake sucré)
poivre
une grosse poignée de jeunes pousses d'épinards
de la ciboulette ou des petits oignons verts

Préparation :

1. Faire bouillir une grande casserole d'eau salée.

2. Couper la carotte en dés. Réserver, avec les nouilles et l'edaname.

3. Mélanger dans un bol la sauce miso, la sauce soja, le jus de citron vert, la sauce mirin, et le poivre. Râper 1/2 cm de gingembre frais.

4. Verser dans l'eau bouillante les nouilles et les carottes, pour 3 minutes de cuisson. 1 minute avant la fin, ajouter les haricots (déjà décongelés). Egoutter le tout. Mélanger aussitôt les pâtes, la sauce, les épinards, et parsemer de gingembre, de ciboulette et de poivre.

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Tagliatelles fraîches au pesto

>> dimanche 23 août 2009




Sur un coup de tête, on a décidé à 8 heures du soir de faire des pâtes fraîches au pesto, et des mojitos. Juste comme ça, parce que ça nous plaisait. J'aime bien quand Romain décide de mettre tout à coup la main à la pâte dans la cuisine, c'est tout de suite du grandiose, des projets fantastiques et exaltants...

Alors, à 8 heures et demie, nous voilà partis. Ambiance d'examen devant les fourneaux. Quand on s'y met tous les deux, c'est du sérieux. Moi, j'étais chargée de confectionner les pâtes, des tagliatelles, et Romain s'occupait du reste -- en prime, histoire de ne pas m'ennuyer trop vite, j'ai pris le temps pendant le temps de repos de la pâte de préparer les ingrédients pour une nouvelle compote d'aubergines.

Pour être honnête quand même, j'étais un peu réticente quand Romain a mentionné les pâtes fraîches. A cette heure-là ?? J'avais le souvenir d'un processus un peu long, méticuleux, et qui surtout laisse un bazar monstre dans la cuisine pour un résultat satisfaisant mais sans excès. Finalement, je me suis laissé convaincre. Après tout, pourquoi pas ? On n'avait pas fait de pâtes fraîches au moins depuis... notre départ de la Nouvelle-Orléans en 2005 et sans doute depuis bien plus longtemps que ça. Peut-être que la méthode Madison allait encore réussir à m'époustoufler ??

Gagné. Sa recette de pâtes aux épinards m'a littéralement transportée. Trop facile en plus : sans me casser la tête, j'ai suivi les instructions à la lettre, et hop, c'était réussi du premier coup. C'est devenu classique avec les recettes de ce bouquin. Les pâtes fraîches maintenant ? Un jeu d'enfant, j'en refais dès demain !

Rien d'original donc dans les recettes de ce soir : elles sont tout droit sorties de Vegetarian Cooking for Everyone de Madison. La recette que j'avais utilisée il y a plusieurs années mélangeait semoule de blé dur et farine de blé en quantités égales. Premier problème : où trouver de la semoule de blé dur aux Etats-Unis ?? A Whole Foods, pour sûr, mais ailleurs... pas si facile. Dans la recette de Madison, pas de complication : 4 ingrédients, ni plus, ni moins, et de ceux qu'on a toujours sous la main : farine de blé, oeufs, huile d'olive et sel. Point.

Joli résultat, au final - un repas tout en vert, en plus, sans le faire exprès. On se serait cru dans un repas chromatique de Beau à la louche ! Par contre, évidemment, on n'a pas mangé avant 10 heures du soir, donc, les photos, pour ce coup-ci, ont été un peu baclées : je me suis surtout concentrée sur la confection des pâtes.

Fabriquer des pâtes fraîches, en plus, c'est tellement sympa : ça me rappelle la pâte à modeler de mon enfance, qu'on pétrit et qu'on écrase entre ses doigts, qu'on moule et qu'on reformate à volonté. Avec ces pâtes aux épinards, surtout, d'une couleur presque fluorescente, on aurait envie de fabriquer des bonhommes comme Hulk. Le meilleur dans tout ça ?? On peut même garder les pâtes - crues - jusqu'au lendemain au réfrigérateur !



Les tagliatelles :



Ingrédients
:
(pour 4 personnes)

250 g de farine blanche (=2 cups)
2 gros oeufs
65 g d'épinards frais
2 cuillerées à café d'huile d'olive
2 cuillerées à soupe de poivre, facultative
1/4 de cuillerée à café de sel




Préparation
:


1. Laver et essorer les épinards, puis les mixer avec les 2 oeufs.


2. Dans le robot, mélanger la farine et le sel. Tout en laissant tourner le robot, verser l'huile, puis le mélange oeufs/épinards. Laisser tourner jusqu'à ce que la pâte prenne une texture grumeleuse, puis arrêter la machine. Rassembler la pâte en boule, pétrir légèrement. Laisser reposer, couvert, 10 à 15 minutes.


3. A l'aide d'un rouleau, étaler la pâte sur un plan de travail saupoudré de farine. Découper la pâte en bandes de 10 cm de large, qui est plus ou moins la largeur de la machine à pâtes (la mienne, en tout cas). Pour ma machine Atlas de Marcato, j'ai préféré régler la machine au cran 6 ou 7. 8 était déjà un tantinet trop fin pour des tagliatelles à mon goût. Passer les bandes dans la machine à pâtes pour l'affiner et l'allonger, en évitant de replier sur elles-mêmes les fines bandes qui sortent de l'appareil pour ne pas qu'elles se collent entre elles. Saupoudrer de farine éventuellement. Il faudra certainement sectionner les interminables bandes de pâte en sections de 50 cm de long, pour qu'elles restent faciles à manipuler.


4. Faire glisser ces nouvelles bandes de pâte dans la partie coupante de la machine, celle qui va donner aux pâtes leur forme définitive de tagliatelles. Même chose, éviter de les empiler en tas (pas comme sur la photo, donc...) Au contraire, les étaler pour les assécher un peu.


5. Dans une grande cassrole d'eau bouillante assez salée, faire glisser les tagliatelles délicatement et remuer aussitôt. Elles cuisent très vite, en 2 minutes maximum. Je les ai sorties de l'eau dès que celle-ci a repris son ébullition. Egoutter, servir rapidement.



Le pesto :


Ingrédients
:

3 tasses de basilic
2 gousses d'ail
1 pincée de sel
3 cuillerées à soupe de pignons
quelques feuilles de menthe, facultatif
1/2 tasse d'huile d'olive
1/2 tasse de parmesan (râpé ou granulé)
2 ou 3 cuillerées à soupe de pecorino romano (râpé ou granulé)
15 à 20 grammes de beurre



Préparation
:


1. Laver le basilic et l'essorer.


2. Mixer l'ail, le sel et les pignons dans le robot. Ajouter le basilic (+ la menthe) et l'huile d'olive dans le bol du robot et mixer le tout. Quand la texture est devenue onctueuse et homogène, ajouter les fromages et le beurre et mixer par pulsions, juste assez pour donner à la sauce une texture homogène. Allonger la sauce avec l'eau de cuisson des pâtes (encore très chaude), éventuellement, et verser aussitôt sur les pâtes.


Les mojitos (juste pour la photo...) :


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