Salade d'artichaut à l'andouille
>> mercredi 12 mai 2010

Chroniques de mes flâneries en cuisine


Ce panini inventé de but en blanc devant mes fourneaux s'inspire d'un sandwich espagnol que j'ai goûté il y a sans doute plus de dix ans maintenant. Quand je vous dis que certains plats laissent des marques, je ne vous mens pas !! Ce panini impromptu m'a réjoui les papilles au déjeuner ce midi. J'ai toujours eu un faible pour tous les produits à base de pain, les croque-monsieurs, paninis, sandwichs froids ou chauds, sans parler des crêpes et des gaufres... et pourtant, j'en fais rarement : ils ne sont pas assez sophistiqués, que voulez-vous : chez moi, j'aime mettre les petits plats dans les grands. J'ai pourtant acheté un petit livre de cuisine rigolo l'an dernier, Craquez pour le croque-monsieur !, mais il descend rarement de son étagère, celui-là (comme les 60 et quelques autres...).

3 tasses de basilic
2 gousses d'ail
1 pincée de sel
3 cuillerées à soupe de pignons
1/2 tasse d'huile d'olive
1/2 tasse de parmesan (râpé ou granulé)
15 à 20 grammes de beurre
1 poignée de pistaches, concassées
jus de citron vert (entre 1 cuillerée et 1 cuillerée 1/2)
quelques feuilles de menthe, facultatif
Préparation :
1. Laver le basilic et l'essorer.
2. Mixer l'ail, le sel et les pignons dans le robot. Ajouter le basilic (+ la menthe) et l'huile d'olive dans le bol du robot et mixer le tout sans insister. Quand la texture est devenue onctueuse et homogène, ajouter les fromages et le beurre et mixer par pulsions, juste assez pour donner à la sauce une texture homogène.
3. On peut alors décliner la sauce en deux versions : une avec citron et l'autre sans, pour les rabat-joies : verser la sauce dans deux bols séparés, verser le jus de citron (un peu moins d'une cuillerée, pour la moitié de la sauce, 1 cuillerée 1/2 si on en ajoute à tout le pesto), mélanger.
4. Allonger le pesto avec l'eau de cuisson des pâtes (encore très chaude), éventuellement, et verser aussitôt sur les pâtes. Parsemer de pistaches concassées.
Note du 27 septembre 2009 : j'ai réalisé hier soir que les pignons de pin pouvaient en fait être remplacés par des amandes -- avec un résultat tout aussi convaincant (les amandes font ressortir l'arôme de l'ail, ce qui n'est pas plus mal, et j'avais aussi ajouté un piment jalapeno pour donner un peu plus de pep's à mon pesto). J'imagine qu'on pourrait tout aussi bien utiliser des noisettes, des noix, ou des pistaches, à la base.

Sur un coup de tête, on a décidé à 8 heures du soir de faire des pâtes fraîches au pesto, et des mojitos. Juste comme ça, parce que ça nous plaisait. J'aime bien quand Romain décide de mettre tout à coup la main à la pâte dans la cuisine, c'est tout de suite du grandiose, des projets fantastiques et exaltants...
Alors, à 8 heures et demie, nous voilà partis. Ambiance d'examen devant les fourneaux. Quand on s'y met tous les deux, c'est du sérieux. Moi, j'étais chargée de confectionner les pâtes, des tagliatelles, et Romain s'occupait du reste -- en prime, histoire de ne pas m'ennuyer trop vite, j'ai pris le temps pendant le temps de repos de la pâte de préparer les ingrédients pour une nouvelle compote d'aubergines.
Pour être honnête quand même, j'étais un peu réticente quand Romain a mentionné les pâtes fraîches. A cette heure-là ?? J'avais le souvenir d'un processus un peu long, méticuleux, et qui surtout laisse un bazar monstre dans la cuisine pour un résultat satisfaisant mais sans excès. Finalement, je me suis laissé convaincre. Après tout, pourquoi pas ? On n'avait pas fait de pâtes fraîches au moins depuis... notre départ de la Nouvelle-Orléans en 2005 et sans doute depuis bien plus longtemps que ça. Peut-être que la méthode Madison allait encore réussir à m'époustoufler ??
Gagné. Sa recette de pâtes aux épinards m'a littéralement transportée. Trop facile en plus : sans me casser la tête, j'ai suivi les instructions à la lettre, et hop, c'était réussi du premier coup. C'est devenu classique avec les recettes de ce bouquin. Les pâtes fraîches maintenant ? Un jeu d'enfant, j'en refais dès demain !
Rien d'original donc dans les recettes de ce soir : elles sont tout droit sorties de Vegetarian Cooking for Everyone de Madison. La recette que j'avais utilisée il y a plusieurs années mélangeait semoule de blé dur et farine de blé en quantités égales. Premier problème : où trouver de la semoule de blé dur aux Etats-Unis ?? A Whole Foods, pour sûr, mais ailleurs... pas si facile. Dans la recette de Madison, pas de complication : 4 ingrédients, ni plus, ni moins, et de ceux qu'on a toujours sous la main : farine de blé, oeufs, huile d'olive et sel. Point.
Joli résultat, au final - un repas tout en vert, en plus, sans le faire exprès. On se serait cru dans un repas chromatique de Beau à la louche ! Par contre, évidemment, on n'a pas mangé avant 10 heures du soir, donc, les photos, pour ce coup-ci, ont été un peu baclées : je me suis surtout concentrée sur la confection des pâtes.
Fabriquer des pâtes fraîches, en plus, c'est tellement sympa : ça me rappelle la pâte à modeler de mon enfance, qu'on pétrit et qu'on écrase entre ses doigts, qu'on moule et qu'on reformate à volonté. Avec ces pâtes aux épinards, surtout, d'une couleur presque fluorescente, on aurait envie de fabriquer des bonhommes comme Hulk. Le meilleur dans tout ça ?? On peut même garder les pâtes - crues - jusqu'au lendemain au réfrigérateur !
Les tagliatelles :
Ingrédients :
(pour 4 personnes)
250 g de farine blanche (=2 cups)
2 gros oeufs
65 g d'épinards frais
2 cuillerées à café d'huile d'olive
2 cuillerées à soupe de poivre, facultative
1/4 de cuillerée à café de sel
Préparation :
1. Laver et essorer les épinards, puis les mixer avec les 2 oeufs.
2. Dans le robot, mélanger la farine et le sel. Tout en laissant tourner le robot, verser l'huile, puis le mélange oeufs/épinards. Laisser tourner jusqu'à ce que la pâte prenne une texture grumeleuse, puis arrêter la machine. Rassembler la pâte en boule, pétrir légèrement. Laisser reposer, couvert, 10 à 15 minutes.
3. A l'aide d'un rouleau, étaler la pâte sur un plan de travail saupoudré de farine. Découper la pâte en bandes de 10 cm de large, qui est plus ou moins la largeur de la machine à pâtes (la mienne, en tout cas). Pour ma machine Atlas de Marcato, j'ai préféré régler la machine au cran 6 ou 7. 8 était déjà un tantinet trop fin pour des tagliatelles à mon goût. Passer les bandes dans la machine à pâtes pour l'affiner et l'allonger, en évitant de replier sur elles-mêmes les fines bandes qui sortent de l'appareil pour ne pas qu'elles se collent entre elles. Saupoudrer de farine éventuellement. Il faudra certainement sectionner les interminables bandes de pâte en sections de 50 cm de long, pour qu'elles restent faciles à manipuler.
4. Faire glisser ces nouvelles bandes de pâte dans la partie coupante de la machine, celle qui va donner aux pâtes leur forme définitive de tagliatelles. Même chose, éviter de les empiler en tas (pas comme sur la photo, donc...) Au contraire, les étaler pour les assécher un peu.
5. Dans une grande cassrole d'eau bouillante assez salée, faire glisser les tagliatelles délicatement et remuer aussitôt. Elles cuisent très vite, en 2 minutes maximum. Je les ai sorties de l'eau dès que celle-ci a repris son ébullition. Egoutter, servir rapidement.
Le pesto :
Ingrédients :
3 tasses de basilic
2 gousses d'ail
1 pincée de sel
3 cuillerées à soupe de pignons
quelques feuilles de menthe, facultatif
1/2 tasse d'huile d'olive
1/2 tasse de parmesan (râpé ou granulé)
2 ou 3 cuillerées à soupe de pecorino romano (râpé ou granulé)
15 à 20 grammes de beurre
Préparation :
1. Laver le basilic et l'essorer.
2. Mixer l'ail, le sel et les pignons dans le robot. Ajouter le basilic (+ la menthe) et l'huile d'olive dans le bol du robot et mixer le tout. Quand la texture est devenue onctueuse et homogène, ajouter les fromages et le beurre et mixer par pulsions, juste assez pour donner à la sauce une texture homogène. Allonger la sauce avec l'eau de cuisson des pâtes (encore très chaude), éventuellement, et verser aussitôt sur les pâtes.
Les mojitos (juste pour la photo...) :
J'arrive très rarement à suivre une même recette deux fois. C'est plus fort que moi. Il faut que je me fasse violence pour ne pas dévier des proportions précises données dans les recettes que je pose sur mon comptoir de cuisine, ou m'en tenir strictement à la liste des ingrédients établie. C'est d'ailleurs un phénomène assez récent chez moi, je crois. Jusqu'à il y a 5-6 ans, j'étais plutôt du style à suivre n'importe quelle recette à la lettre, quitte à courir au supermarché s'il me manquait 20 grammes de beurre salé... Il doit s'agir de de je-ne-sais quel syndrome culinaire bien documenté dans les annales médicales. Même devant une recette qui a pourtant fait ses preuves, je vais être submergée par le désir inaliénable de chercher encore à l'améliorer, lui donner une petite touche personnalisée. Parfois, ça rate, et je mords les doigts de mon accès d'intrépidité en regrettant la recette trahie. Mais parfois, voire souvent, ça marche, et le succès de ces tâtonnements encourage ma démarche culinaire expérimentale. D'où l'idée de ce blog culinaire, qui me sert de pense-bête pour ne pas refaire plus d'une fois les mêmes erreurs et graver dans l'espace virtuel mes progrès culinaires. Mon secret espoir aussi, en créant ce blog, c'était de créer des recettes auxquelles j'allais m'attacher, qui seraient ancrées dans la mémoire collective et auxquelles je me référerais des mois ou des années plus tard avec émotion, les yeux fixés sur les photos qui les figeraient dans mon souvenir.
Les recettes de maman font exception à cette manie, pour la plupart (notez encore une fois le "la plupart" qui annonce discrètement quelques dérapages - souvent cuisants). En fait, quand j'y réfléchis, je pense pouvoir expliquer le contre-exemple de ces recettes de famille de deux raisons : la première, c'est l'effet "petite madeleine". Ces recettes ont un tel goût de mon enfance que je prends plaisir à la revivre en retrouvant les saveurs du cocon familial. C'est rassurant, réconfortant. Altérer les recettes qui m'ont été transmises par téléphone, depuis que j'habite aux Etats-Unis, serait sacrilège. La deuxième raison pour laquelle je ne tiens pas à modifier ces recettes de mon enfance, c'est que la majorité sont des recettes de dessert. Et franchement, côté dessert, je ne me sens pas dans mon élément. Mes desserts préférés sont d'ailleurs des classiques, des incontournables, que j'essaie de reproduire du mieux que je peux chaque fois que je mets la main à la pâte. Il y en a peu, on peut presque les compter sur les doigts d'une seule main : les crêpes, les gaufres - et là, il faut que je commence à réfléchir, déjà - le biscuit de savoie, le Singapour aux amandes (ah, en voilà un qui est passé par le filtre Florence, justement), et puis, voyons, les cannelés, et là, on sort déjà du patrimoine familial et ça commence à devenir vraiment dur de continuer la liste. Le pudding, peut-être, mais je n'en ai jamais fait...
Bref, vous voyez le tableau... La carte des desserts, chez moi, est toujours un peu casse-tête - mises à part les phases "macarons" et "flans de courgettes", les desserts sont rarement sur ma liste To do.
Longue parenthèse. Assez dit. Revenons au sujet.
Ce soir, donc, j'avais décidé de faire une soupe à la tomate - je croule sous les tomates depuis quelques jours - et encore, ce n'est qu'un avant-goût de ce qui m'attend dans les semaines à venir.... - et c'est maintenant la course pour décider de ce que je dois préparer en urgence : tomates, aubergines, courgettes, chou, tomates, courgettes, aubergines, chou, etc. Ça ne fait finalement que 4 légumes, mais les déclinaisons sont tellement innombrables que je cuisine rarement deux fois de suite le même plat pendant une saison entière. D'où l'idée de ce blog, qui devrait me permettre d'une année sur l'autre de retrouver les recettes réussies des années précédentes, sans avoir à me casser la tête devant les options sans fin qui s'offrent à perte de vue avec ces seuls ingrédients de base.
Hein ?... Qui se casse la tête, là ? Rarement moi, dans la cuisine ! Se casser la tête laisse entendre qu'on s'acharne à un travail en général difficile, long, voire pénible. Une tâche pénible, complexe, plus ou moins désagréable et dont on aurait envie de se débarrasser le plus vite possible. Je m'acharne, oui... mais s'il est vrai que je passe des heures dans ma cuisine à rechercher et à tester des recettes, on peut difficilement dire que ce soit désagréable. J'y prends en fait beaucoup de plaisir. Je le fais, parce que j'aime ça. Personne ne m'y force. J'y passe tellement de temps qu'on dirait presque que j'en fais un métier. Les livres de cuisine s'accumulent dans ma cuisine jusqu'à déborder des étagères. Il est presque impossible de me perdre dans une librairie- je suis toujours dans la même section, Gastronomie. Si je n'y suis pas, vous me trouverez dans la section Langues et Linguistique.
Ce soir, pourtant, avec 3 kilos de tomates sur les bras, j'avais déjà ma recette toute prête. Celle de Deborah Madison, la Summer tomato soup, qui m'avait laissé clouée sur ma chaise il y a une dizaine de jours. Une recette de rêves : trois ingrédients, point final : du beurre, des échalottes, des tomates. Le bonheur. Comment faire plus simple ? Bon, par contre, il ne faut pas être pressé, ni faire ça sur le pouce à l'heure du dîner. 3 à 4 heures de cuisson, rien que ça. Je m'étais promise de la refaire à la première pluie de tomates. Eh bien, non. Il a encore fallu que je révise la première version pour la décliner ce soir en deux versions.
Tout allait bien jusqu'à la fin de la cuisson - au bout des trois premières heures de préparation donc. Je venais de revenir d'une course de 4 km dans la forêt de Lynn, et en mon absence, les 3 kilos de tomates avaient gentiment mijoté dans ma cocotte. Je m'en régalais d'avance. Mais la suite de la recette de Madison m'a fait brutalement déraper : elle y faisait mention d'un "food mill" qui permettait d'éliminer les pépins de la soupe tout en gardant le reste. Un "food mill" : je ne savais même pas trop à quoi l'engin pouvait ressembler. Ce dont j'étais sûre, c'est que je n'en avais pas dans ma cuisine pourtant suréquipée en électroménager... Il a même fallu que j'aille lire dans les premières pages du bouquin de Madison la définition de l'appareil en question. La semaine précédente, la question ne s'était même pas posée : c'est drôle comme on peut lire les choses différemment d'une fois sur l'autre. Mais la première fois, tout était aussi différent. Au lieu d'utiliser des tomates entières, j'avais utilisé pour cette soupe d'été l'intérieur de tomates que j'avais farcies, et qui m'était donc resté sur les bras. Ma soupe ressemblait donc ce jour-là beaucoup plus à un consommé, et c'est justement cette première version qui m'avait époustouflée qui m'a mise sur la voie des deux déclinaisons de ce soir. Je voulais retrouver le consommé de la semaine précédente, tout en essayant de rester plus fidèle à la version de Madison.
Peu importe, à mi-chemin de la recette, me voilà perplexe devant ma cocotte : sans moulin à légumes (qui utilise encore ces engins-là ?? Même maman en a un qui ne sort jamais du placard...) comment mixer ma soupe en éliminant les pépins ? La cuisine, de temps en temps, peut être en effet casse-tête. J'ai choisi de procéder par étapes, en passant la soupe au chinois : et voilà mon consommé reconstitué ! Mais que faire alors de toute cette purée de tomates et d'échalottes ? Le robot allait faire l'affaire, sans doute : j'ai donc tout mixé, mais pour éviter d'alourdir la soupe, j'ai encore décidé de passer cette purée au chinois avant de l'incorporer à la moitié du consommé. Et c'est là que les choses se sont un peu corsées. Ecraser la purée pour la faire passer par les trous du chinois, c'était finalement assez fastidieux. Chiant, en un mot. C'était long, et la purée de tomates giclait dans tous les sens, pour une raison inexplicable. Une prochaine fois, je changerai certainement de méthode. Mes conseils de préparation notés ci-dessous en feront la démonstration. Mais je me suis retrouvée au bout du compte avec deux soupes pour le travail d'une seule, et qui se sont parfaitement déclinées en deux versions chromatiques avec croutons et tortillas. En rangeant le beurre dans le réfrigérateur, mes yeux se posent sur une bouteille de jus de carottes... Tiens, tiens, est-ce que ce jus de carottes n'est pas là à me tendre les bras ?? Il a du coup lui aussi trouvé sa place dans ma soupe à la tomate... Ah ! Deborah, quelle mine d'idées dans ton bouquin végétarien !
Consommé de tomates d'été aux accents d'Amérique Centrale
Ingrédients :
(pour 2 personnes)
20 grammes de beurre
125 grammes d'échalottes
1,5 kilo de tomates bien mûres (ou encore mieux : du jus de tomates, récupéré d'une autre préparation qui ne demanderait que des tomates épépinées, comme une tatin de tomates !)
1/2 verre d'eau
4 tortillas aux épinards
huile d'olive
jus et zeste d'un demi-citron vert
(Tabasco, éventuellement)
Préparation :
1. faire fondre le beurre dans une grande cocotte. Ajouter les échalottes hâchées, les faire revenir doucement en préparant les tomates.
2. couper les tomates en gros dés. Ajouter aux échalottes, avec le 1/2 verre d'eau et une grosse pincée de sel. Laisser mijoter 3 à 4 heures.
3. préparer les tortillas : couper les tortillas en lamelles d'1 cm de largeur, badigeonner d'huile d'olive, sel et poivre, et faire griller pendant une dizaine de minutes.
4. après cuisson des tomates/échalottes, passer les légumes au chinois pour récupérer le jus (étape inutile si on a utilisé du jus de tomates -dans ce cas-là, on va passer le consommé au mixer). Le consommé est prêt, il ne reste qu'à le servir agrémenté de jus de citron vert et de sauce Tabasco, et garni de zeste de citron vert et de lamelles de tortillas.
Les variations sont multiples : on pourrait rajouter du fromage râpé, de l'avocat, du yaourt, du cumin (à la cuisson), des feuilles de menthe, entre autres.
Soupe à la tomate et à la carotte
Ingrédients:
20 grammes de beurre
125 grammes d'échalottes
1,5 kilo de tomates bien mûres
1/2 verre d'eau
150-200 ml de jus de carotte
une grosse poignée de croûtons aromatisés à l'ail
quelques feuilles de menthe
Préparation :
1. faire fondre le beurre dans une grande cocotte. Ajouter les échalottes hâchées, les faire revenir doucement en préparant les tomates.
2. couper les tomates en gros dés. Ajouter aux échalottes, avec le 1/2 verre d'eau et une grosse pincée de sel. Laisser mijoter 3 à 4 heures.
3. après cuisson des tomates/échalottes, mixer grossièrement la soupe et la passer au chinois pour la purifier des éventuels pépins. Ajouter le jus de carottes, et servir garni de croûtons et de feuilles de menthe... ou de toasts de fois gras, toujours d'actualité chez moi !

Troisième galop d'essai pour cette recette qui s'inspire des Aubergines aux anchois de Delphine de Montalier dans son livre Fish & Fish. La recette m'avait emballé dès la première fois par son côté spectaculaire, mais comme c'est souvent le cas, je lui trouvais un petit je-ne-sais-quoi qui manquait à l'appel et ne permettait pas au plat de développer tout son potentiel. Il lui fallait un peu plus de croquant, d'une part, et en même temps un goût plus relevé pour donner à ces aubergines un petit coup de fouet.
Côté relevé, ça a tout de suite été facile à dénicher : vu que, lorsque l'envie me prend de faire cette recette, c'est que le jardin regorge d'aubergines, et que juste à côté se trouve un buisson de menthe. Une poignée de menthe, et trois-quatre filets d'anchois jetés dans mon robot Cuisinart ont réglé l'affaire. Plus tard, au moment de la présentation, l'idée m'est venue aussi de rajouter une note de rouge à ce plat autrement assez fade au-niveau des teintes. Et voilà le ketchup-tabasco qui atterrit sur la table. Ça lui fait du bien, il sort si peu souvent du réfrigérateur, celui-là... Lui voilà un rôle tout trouvé.
Pour mon troisième coup d'essai aujourd'hui, cependant, je crois avoir encore amélioré la recette de base, en mettant la main sur l'élément croquant qui faisait défaut : j'y ai pensé beaucoup plus tard, en fait, au moment où je promenais les chiens dans la forêt. Toute perdue à mes expériences culinaires, c'est d'ailleurs comme cela que j'ai perdu de vue Kenzo, et que Romain l'a retrouvé trois quarts d'heure plus tard qui nous attendait près de la voiture sur le parking. Tout est bien qui finit bien, à tous points de vue.
Le croustillant qui manquait aux aubergines me turlupinait... D'ailleurs, est-ce qu'il valait mieux rajouter du croquant sur l'extérieur de la bouchée, ou à l'intérieur de la farce ?? J'ai opté pour l'extérieur, et ces roulés me sont tout à coup apparus comme des nems. Et voilà, juste comme ça, j'avais mon croustillant tout trouvé : des graines de sésame collés au ruban d'aubergines. Et le filon des nems m'a en même temps donné l'idée de remplacer la sauce ketchup rigolote, sans doute, mais pas très gastronome, par une sauce aux nems au soja et au citron vert.
Ingrédients :
(pour une dizaine de bouchées)
5 aubergines longues
1 boîte d'anchois
1 grosse poignée de feuilles de menthe
4 cuillerées à soupe de yaourt grec
le jus d'un citron vert
graines de sésame grillées
huile d'olive
sel et poivre
1 poignée de fines herbes
Pour les sauces :
ketchup épicé au tabasco
3 cuillerées à soupe de sauce soja
2 cuillerées à soupe de jus de citron vert
1 cuillerée à soupe d'eau
1 gousse d'ail
1 grosse pincée de sucre roux
poivre
Préparation :
1. Sélectionner 3 aubergines assez droites. Les peler, puis les couper en tranches de 5 mm d'épaisseur. Sur une plaque huilée, les faire griller jusqu'à cuisson complète (une vingtaine de minutes). Décoller de la plaque délicatement et laisser refroidir à découvert.
2. Faire griller les 2 aubergines restantes jusqu'à ce qu'elles soient complètement cuites à l'intérieur (40-45 minutes).
3. Préparer la sauce : mélanger ensemble la sauce soja, le jus de citron vert, l'eau, l'ail pressé, le sucre et le poivre.
4. Quand elles ont refroidi, retirer la pulpe des aubergines entières, la passer au mixer avec les anchois, la menthe, le yaourt, et le jus de citron. Saler, poivrer au goût.
5. Etaler une couche assez fine de farce sur une tranche d'aubergine, rouler l'aubergine sur elle-même et la passer dans une petite assiette remplie de graines de sesame grillées et légèrement huilées.
6. Resserrer éventuellement le petit roulé avec une tige de fines herbes.
7. Servir avec deux sauces : une noisette de ketchup, et la sauce aux nems classique.
Ingrédients
(pour 2 personnes)
2 cuillerées à soupe d'huile d'olive
1 oignon
1 carotte
1 gousse d'ail
2 tasses de petits pois surgelés
2 tasses de bouillon
1 poignée de basilic (ou de menthe)
sel, poivre
parmesan
quelques cuillerées de yaourt, pour la déco.
Préparation
1. Faire chauffer l'huile dans une grande casserole. Ajouter l'oignon, la carotte, et l'ail émincés. Couvrir, laisser revenir à petit feu pendant 45 mn. Remuer de temps à autre en cours de cuisson.
2. Ajouter les petits pois et le bouillon. Faire bouillir, puis ajouter le basilic et laisser mijoter à feu doux une dizaine de minutes.
3. Transférer dans un mixer et réduire en purée, par petites quantités pour éviter les débordements.
4. Remettre sur le feu pour faire réchauffer. Garnir de parmesan, de feuilles de basilic et former une traînée blanche avec le yaourt.

Tiré de Mon Bouquin de cuisine, de Françoise Burgaud.
Envie d'un peu de fraîcheur... Je ressors du congélateur un velouté préparé la semaine précédente. Très rafraichissant, ce petit potage rose orangé ; après réflexion, j'aurais dû aussi y laisser tomber quelques myrtilles pour ajouter de la texture et de la couleur.
Ingrédients
(pour 2 personnes)
1 melon
1 yaourt battu
30 gr de sucre roux
feuilles de menthe
100 grammes de framboises (ou une pêche)
Préparation
1. Laver le melon avant de le couper en deux. Epépiner et retirer la pulpe sans percer l'écorce. Réserver les écorces au frais.
2. Mixer les fruits avec la pulpe de melon, le yaourt et le sucre. Au moment de servir, verser le velouté dans les écorces de melon, parsemer de menthe.
Là non plus, pas de photo : c'était tout simplement trop bon. Cette expérience du blog culinaire devrait au moins m'apprendre le contrôle de soi et la maîtrise de la gourmandise. C'est-à-dire, avec un peu de temps...
Ecran et clavier viennent enfin remplacer crayons et papiers dans mon espace culinaire. Sans pour autant dire adieu à mes fidèles petites fiches cartonnées, il m'a semblé tout à coup qu'elles ne remplissaient plus qu'à moitié le rôle que j'en attendais. C'est devant le monticule d'aubergines et de courgettes qui s'impose dans la cuisine depuis une dizaine de jours que l'idée m'est venue la semaine dernière de rédiger ces chroniques culinaires pour mieux suivre le parcours de mes recherches épicuriennes d'une année sur l'autre. Tous les ans, me voilà face au même dilemme : avec le mois d'août arrivent les premières aubergines, suivies de près par les premières courgettes, et à la queue leu leu, les tomates, les poivrons. Passée l'excitation des premiers jours, le casse-tête commence : comment éviter la monotonie et les répétitions, dans ce concert de couleurs qui défilent chaque jour sur la table ? Comment orchestrer la préparation culinaire pour renouveler le temps de chaque repas le plaisir de la table ?
Dans cette course annuelle contre la montre, les fiches cartonnées ont un défaut majeur : elles ne permettent pas d'indexer les recettes ni les ingrédients, ce qui devient un problème dès lors qu'on a plus de 300 recettes à passer en revue au moment d'empoigner casseroles et spatules. Le blog, en ce sens, paraît plus maniable. Surtout, il me permettra de revenir d'une année sur l'autre sur mes pérégrinations gastronomiques, et revoir immédiatement au moment de l'avalanche de tomates, de courgettes, d'aubergines qui ne manquera pas de revenir à point nommé tout le parcours culinaire des années passées.
Je suis conquise ! Blog, me voilà !
D'emblée, l'exercice paraît plus contraignant. L'effort de rédaction est clairement plus intense, je me sens plus surveillée que dans le tête-à-tête intime avec ma fiche bristol, avec l'impression de sentir dans mon dos le souffle de quelqu'un qui lirait par-dessus mon épaule. L'exercice est stimulant, quoiqu'un peu stressant... Je m'y habituerai ! Me voilà donc ce soir devant la première page de mes chroniques culinaires, avec tout ce qu'elles comprennent de dérapages, de frustrations et de redites. Le hasard des lectures et l'inspiration du moment donne aussi parfois lieu à des succès éclatants. Et qui sait, peut-être que mes déambulations incessantes dans la cuisine trouveront un écho dans la cuisine d'un ou d'une autre ??
J'ai déjà en tête le projet de rédiger les recettes d'enchiladas au maïs confectionnées hier pour le groupe du Land, les macarons pour Ansel du week-end prochain et qui vont certainement m'occuper toute la semaine, mais pour ce soir, il faudra m'en tenir à la soupe du jour, inspirée d'une recette grecque tirée de The Ultimate Soup Bible d'Anne Sheasby. Ça commence bien, c'était un vrai régal... Décidément, l'idée de ce blog me plaît bien ! En accompagnement, j'ai opté pour des toasts de foie gras.
Ingrédients
(pour 3-4 personnes)
Pour la soupe :
1 grosse aubergine
2 courgettes
1 oignon
4 gousses d'ail
2-3 cuillerées à soupe d'huile
1 litre de bouillon
1 poignée de pistaches
origan
sel et poivre
quelques feuilles de menthe (déco)
Pour la sauce tzatziki :
1/2 concombre
1 gousse d'ail
1/2 cuillerée à café de vinaigre de vin blanc
1/2 tasse de yaourt nature
1 poignée de feuilles de menthe
Préparation
1. Préchauffer le four à 200 degrés Celsius (400 Fahrenheit).
2. Couper l'aubergine et les courgettes en dés plus ou moins réguliers de 1 ou 2 cm. Emincer l'ail et l'oignon. Déposer tous les légumes sur une plaque de cuisson, et mélanger le tout. Verser l'huile d'olive en filet pour que l'ensemble des légumes en soit imprégné.
3. Faire griller 35 à 45 minutes, jusqu'à cuisson complète des aubergines et des courgettes.
4. Mixer la moitié des légumes avec le bouillon. Verser dans une casserole et ajouter les dés de légumes restants. Faire bouillir, assaisonner de sel et de poivre, et ajouter une pincée d'origan.
5. Préparer la sauce : peler, épépiner et couper le concombre en petits dés. Laisser dégorger pendant 30 minutes sur une feuille de papier essuie-tout, avec une pincée de sel.
6. Presser la gousse d'ail, et additionner de vinaigre. Ajouter le yaourt et mélanger. Essuyer les dés de concombre avant de les ajouter au mélange yaourt-ail. Saler, poivrer, parsemer de menthe ciselée.
7. Concasser les pistaches. Servir la soupe et garnir de feuilles de menthe, de sauce tzatziki, et de pistaches.
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