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Riz au lait

>> lundi 18 juillet 2011




J'oublie parfois de noter des recettes essentielles sur ce blog-pense-bêtes : par inadvertence, paresse, ou bien parce que les recettes sont encore en cours d'élaboration, je ne prends pas le temps de les décrire, ni de les photographier, et je me retrouve après le bec dans l'eau quand je veux mettre la main sur une recette rapidement... Bon, ce n'est pas tout à fait le cas de ce riz au lait, pourtant : je n'en ai jamais noté la recette (elle me semblait sans doute trop simple ??), mais je la retrouve au quart de tour, les yeux fermés, à chaque fois : elle sort de mon livre de recette de l'auto-cuiseur allemand WMF.

Une recette de riz au lait, qu'est-ce que ça peut avoir de si compliqué, finalement ?? Un peu de lait, du riz, du sucre, un oeuf éventuellement à la fin, et le tour est joué. Hmmm, et pourtant : il m'en a fallu du temps pour peaufiner ma recette. D'ailleurs, un rapide tour d'horizon des recettes publiées sur internet m'a confirmé ce que j'avais déjà réalisé quand je l'ai faite la première fois :il y a 4 ou 5 ans, quand j'ai acheté mon auto-cuiseur : cette recette est plus originale qu'elle ne paraît, non seulement parce que le riz cuit magiquement en 14 minutes chrono, mais qu'il est cuit dans un mélange de lait et d'eau ! D'emblée, vous conviendrez que c'est moins classique...

Pourquoi un mélange de lait et d'eau alors que le riz au lait, comme son nom l'indique et l'expérience l'a démontré, est parfaitement délicieux cuit dans du lait, tout simplement ? Parce que, à mon avis, faire cuire du riz au lait dans du lait en cocotte-minute, c'est s'exposer à des risques non-nécessaires... La première fois que j'ai lu la recette, moi aussi, j'ai trouvé plutôt bizarre de mélanger du lait et de l'eau. J'ai donc allègrement sauté cette étape et remplacé toute l'eau par du lait, et j'ai eu la mauvaise surprise de voir mon riz déborder, gicler partout dans la cuisine à travers la soupape de sûreté, et asperger de lait sucré tous les comptoirs, les ustensiles, les murs, le sol - joli effet visuel, je m'en souviens encore, moins chouette, cependant, quand l'heure du nettoyage arrive et qu'il s'agit de décrotter tout le lait sucré... Un cauchemar. Ça laisse forcément des traces.

La recette de WMF, pourtant, demandait pas mal d'ajustements au-niveau des proportions riz/liquide. A mon sens, le riz sortait beaucoup trop liquide. Après quelques tatônnements et pas de mal de gribouillis sur le livre de recettes, j'ai trouvé les proportions qui me plaisaient : et voilà, enfin, le fruit de mes expériences et de mes savants dosages. Pour la première fois, aujourd'hui, j'ai d'ailleurs mené la recette à bout, avec l'oeuf battu et l'option noix de muscade proposée dans le livre : un régal, je recommencerai désormais.


Ingrédients : (pour 5 gros ramequins)

2 tasses de lait (à peine) (480 ml, à peine)
1,5 tasse d'eau (360 ml)
1 tasse de riz rond (240 ml)
1 pincée de sel
1 oeuf
de l'extrait de vanille
un peu moins d'une demi-tasse de sucre blanc
noix de muscade

Préparation :

1. Verser le liquide et le riz rincé dans l'auto-cuiseur. Ajouter une pincée de sel. Fermer le couvercle, programmer pour 14 minutes de cuisson après chuchotement de la soupape.

2. Dans le même temps, battre l'oeuf et l'extrait de vanille. Réserver.

3. Quand le riz est cuit, ouvrir la cocotte, et verser le sucre en poudre. Mélanger.

4. Verser une louchée de riz dans l'oeuf battu, mélanger et reverser ce mélange dans la cocotte. Homogénéiser le riz au lait, laisser reposer dans l'autocuiseur 3 minutes sans plus mélanger. Verser dans des ramequins, et saupoudrer de noix de muscade avant de servir.


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Tahiti dans ma cuisine : Ma'a tinito

>> jeudi 9 décembre 2010




Ma participation à l'effervescence culinaire sur la toile est pour le moins minimale depuis quelques mois - avec quelle joie !!! Je savoure chaque jour le relâchement de tension. C'en est fini de l'agonie, de la frustration exaspérante devant la compétition mondiale et l'appel impérieux de la vague de recettes qui déferle de tous côtés. Je n'ai qu'une vie, après tout, et je manque de temps, de nombres de repas, et de capacité intestinale pour tout assimiler et tout digérer en temps voulu. Je me suis fait une raison, sans trop de peine ni de chagrin. Je ne me voyais pas lâcher mes spatules avec autant de soulagement. Et pourtant si : je l'avoue, je revis. L'obsession est finie, me voilà guérie. Et même si les repas y ont perdu la texture exubérante, intrigante, je respire un peu mieux...

Mais on n'est jamais à l'abri de l'inspiration, même quand on se réfugie dans les livres de grammaire... l'envie d'entendre résonner casseroles et cuillères nous surprend parfois là sans qu'on la sente venir ! Moi qui me croyais à l'abri derrière mes livres de grammaire, voilà qu'un chapitre sur les articles partitifs a ouvert d'un coup sec la porte de la cuisine à peine refermée ! Ça, c'est quand même assez fort, vous reconnaitrez volontiers. Je feuilletais donc il y a quelques jours un nouveau livre de français débutant, que j'avais quand même volontairement ouvert au chapitre 8 consacré à la culture culinaire francophone. Au lieu des traditionnels croissants et boeuf bourguignon, celui-là s'attachait à la cuisine de Tahiti. Tiens, je n'y connais pas grand-chose, allons donc de ce pas voir ce qui se passe en Polynésie... Envie de voyage, envie d'odeurs nouvelles, peut-être ? Justement, l'un des exercices culturels mentionnés en milieu de chapitre appelait une recherche internet : il s'agissait de trouver des photos du Ma'a tinito et du poe à la banane. Je m'exécute aussitôt : mieux, j'y cours, j'y vole, trop contente de remplir à la fois un devoir professionnel et une curiosité culinaire toute personnelle. J'ai donc trouvé quelques photos, agrémentées de quelques recettes. Il a fallu 3-4 jours pour que le projet mûrisse et que j'aie tous les ingrédients sous la main - et voilà, ce soir, le ma'a tinito au menu du dîner. Les points de vue sur le produit final étaient divisés : personnellement, j'ai bien aimé, peut-être aussi parce que le plat s'est tout de suite présenté comme un potentiel de saveurs exponentiel. Romain, par contre, est resté un peu sur sa faim... Façon de parler : je le soupçonne d'avoir largement grignoté avant de passer à table...



Ingrédients
:

800 g d'échine ou d'épaule de porc
200 g de haricots rouges secs
1 oignon
huile de sésame
de la sauce huître
de la sauce soja
une botte de blettes (bok choy)
graines de sésame
sel, poivre
du riz basmati


Préparation :

1. Dans une cocotte minute, verser les haricots rouges, recouvrir d'eau froide. Ajouter l'échine de porc, et 1 demi-cuillerée à café de gros sel. Faire cuire une heure, vérifier la cuisson.

2. Egoutter les haricots, réserver. Egoutter la viande et la couper en petits morceaux. Réserver l'eau de cuisson.

3. Emincer l'oignon. Faire revenir dans une sauteuse, dans une ou deux cuillerées d'huile de sésame. Ajouter la viande de porc coupée en dés. Verser 1 ou 2 cuillerées de sauce huître, autant de sauce soja. Poivrer. Bien mélanger. Mouiller avec 1 litre d'eau de cuisson des haricots. Couvrir. Faire mijoter une heure.

4. Pendant ce temps, faire cuire le riz créole, saupoudré éventuellement de poudre de gingembre.

5. Laver et couper les blettes (le bok choy) en lamelles assez fines. Faire revenir rapidement dans une poêle, avec un peu d'huile de sésame et des graines de sésame.

6. Servir, superposés ou bien au contraire juxtaposés dans une même assiette, le riz, le porc, les blettes, les haricots rouges (j'ai rajouté, autant pour le goût que pour l'attrait de la photo, quelques rondelles de carottes rissolées). Verser un filet de vinaigre sur le plat. Servir.

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Purée de céléri au gingembre et au citron

>> mardi 11 mai 2010


Je me trouvais perplexe devant mon réfrigérateur grand ouvert : qu'est-ce que j'allais bien pouvoir faire de tout ce céléri, maintenant que me semblaient moins excitantes les entrées froides de rémoulades que je retrouvais sur la table depuis deux semaines ?? Tellement habituée à le raper pour le manger avec de la mayonnaise, je n'imaginais pas d'autre façon de le servir. En soupe, peut-être ?? humm... Céléri à la sarladaise, alors ? - une idée, mais pas pour ce soir... En purée, plutôt ?? Vendu ! Ce soir donc au menu : entrecôtes et purée de céléri, et au cas où la purée manquerait de popularité, des petits oignons glacés qui seront l'objet d'un autre billet.

J'ai déjà pourtant dû en manger un jour dans ma vie, mais là, sur le moment, pas moyen de concevoir ce que cette purée de céléri allait donner : serait-elle trop amère, trop âcre, trop forte ?? Pour pallier à toute éventualité, j'ai sorti mes atouts maîtres : citron, gingembre, menthe, Comté. Ce sont les deux premiers qui ont gagné.

J'ai aussi suivi le conseil de certains blogs et ajouté une cuillère de riz à la cuisson du céléri, pour en augmenter l'onctuosité. D'autres conseillaient d'y mettre des pommes de terre, mais comme je ne voulais pas me compliquer la vie et tout mixer au robot, j'avais peur que les pommes de terre ne rendent la purée trop collante, comme s'en plaignait quelque part une internaute. Et puis, le riz, ces jours-ci, est à la mode dans ma cuisine...

Ingrédients :

1/2 céléri-rave
1 bonne cuillerée à soupe de riz
un petit morceau de gingembre frais
un demi-citron
30 g de beurre
sel, poivre

Préparation :

1. Eplucher le céléri-rave et le couper en gros cubes. Placer les cubes dans une casserole, avec le riz et un peu de gros sel. Recouvrir d'eau et faire cuire à petite ébullition pendant 20 à 25 minutes.

2. Eplucher le gingembre et le hacher finement. Presser le demi-citron.

3. Quand le céléri-rave est tendre, vider presque totalement la casserole de l'eau de cuisson et verser dans le bol du robot, avec le gingembre, le jus de citron, les 30 grammes de beurre, du sel et du poivre. Mixer jusqu'à ce que la purée soit onctueuse et homogène.


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Riz pilaf

>> mercredi 5 mai 2010





Cette recette de riz pilaf, je la connais depuis des années. C'est celle que j'ai vu maman préparer quand j'étais petite. Mais le temps passe, et en s'amusant à multipler les expériences culinaires, on finit par oublier ce genre de classique derrière la vague déferlante des nouveaux livres, nouveaux robots, et nouveaux ingrédients.
C'est ma soeur qui m'a rafraîchit la mémoire et époustouflé Romain avec son excellent riz - qui n'était finalement que la copie conforme de celui de mon enfance. Je l'ai reconnu à la première bouchée. En fait, ma propre recette du pilaf n'est pas si lointaine de celle-ci, mais ce sont les ingrédients de base et la méthode de cuisson qui diffèrent : mon riz de choix est bien plus souvent du basmati brun, et pour rien au monde je ne voudrais me défaire de mon autocuiseur de riz. Ma soeur, par contre, ne jure que par le riz Uncle Ben's, et sa méthode est plus traditionnelle : une casserole, 20 mn de cuisson, point.
C'est donc sa recette que je recopie ici. Je suis sûre que je serai contente de la retrouver de temps en temps.

Ingrédients :
(pour 4 personnes)
2 cuillerées d'huile d'olive
2 oignons moyens
1 verre de riz
2 verres de bouillon de volaille (Nell utilise un Kub Or)
sel, poivre

Préparation :
1. Faire chauffer l'huile d'olive dans une casserole. Y jeter les oignons hachés fin. Faire revenir quelques minutes jusqu'à ce que les oignons soient bien dorés.
2. Rincer le riz à l'eau courante. Jeter le riz égoutté dans la casserole, et remuer 2-3 minutes jusqu'à ce que le riz soit devenu translucide.
3. Verser le bouillon, réduire le feu, couvrir et laisser mijoter 20 minutes en remuant de temps à autre.



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Quabili palaw - Riz afghan

>> lundi 23 novembre 2009





Tiens, un plat afghan, ça changera... Quelques explications, pourtant : ça changera peut-être de ce que je cuisine habituellement, mais j'espère en fait retrouver dans ce plat toutes les saveurs et l'onctuosité du plat que j'ai goûté samedi dernier dans le restaurant afghan de Cambridge, The Helmand -- plutôt bien inspirée, cette ancienne étudiante sur qui je suis tombée en rentrant dans le restaurant, et qui m'a assurée que j'allais adorer ce plat particulier. Elle avait raison : de tous les plats commandés ce soir-là par notre groupe de copains, c'est le mien que j'ai préféré. En le goûtant le week-end dernier, j'ai cru qu'à la base, il s'agissait d'un riz pilaf. J'ai d'ailleurs imaginé que c'était ce que voulait dire "palaw" en Afghanistan. J'ai trouvé plusieurs orthographes du mots, j'ai choisi celle-ci un peu au hasard. Ne parlant pas un mot de pashto ni de dari, je suis à la merci des blogs de quidams sur internet. En réalité, la préparation n'a rien d'un pilaf, puisque le riz est cuit à pleine eau dès le début. Mais tout est dans les saveurs qu'on y ajoute...

Au-delà de l'orthographe, cependant, les blogs tombent d'accord sur la préparation du plat : pas forcément compliquée, mais ma soeur va faire la moue quand elle va voir qu'il faut faire cuire les aliments dans 3 plats séparés. Ce n'est pas non plus le type de plat qu'on prépare sur le champ quand on commence à avoir une petite faim... Le soir du premier essai, une heure après le début de la cuisson, la viande était encore en train de mijoter, et le riz n'était toujours pas cuit... La fois suivante (c'est-à-dire dès le lendemain - j'aime battre le fer pendant qu'il est chaud...) j'ai remplacé mon faitout en inox par une cocotte minute. Pour mon deuxième coup d'essai, j'ai aussi rajouté quelques gousses d'ail au moment de la cuisson de la viande, et j'ai décidé d'ignorer la friture des raisins et celle des noix de cajou... Quand on peut faire plus simple...

Au premier plan, les noix de cajou avant passage au gril.
Au fond, des arepas à la mozzarella (achetées dans le commerce).

Ingrédients
:

2 tasses de riz basmati blanc ou brun (480 ml)
1 tasse de raisins secs
1/2 tasse d'huile d'olive (120 ml)
1 oignon, coupé en dés
450 g de viande de boeuf ou d'agneau
1/4 de cuillerée à café de cannelle
1/4 de cuillerée à café de cardamome
1/4 de cuillerée à café de clous de girofle moulus
1/2 cuillerée à café de cumin
1/2 cuillerée à café de garam marsala
3 gousses d'ail
2 tasses d'eau (480 ml)
sel, poivre
1/4 de tasse d'huile végétale (60 ml)
3 carottes, en julienne
1 tasse de noix de cajou/amandes effilées


Préparation
:

1. Rinser le riz, le laisser à tremper jusqu'au moment de le faire cuire. Recouvrir les raisins d'eau chaude. Réserver.

2. Faire chauffer l'huile d'olive dans la cocotte minute. Ajouter l'oignon et faire dorer une quinzaine de minutes. Ajouter la viande coupée en cubes de taille moyenne et saupoudrer de toutes les épices, de sel et de poivre, et ajouter l'ail émincé. Bien enrober la viande. Verser l'eau dans la cocotte et fermer. Faire cuire le temps nécessaire pour que la viande soit tendre, 8 minutes à pleine pression (2è cran de la cocotte minute).

3. Pendant ce temps, couper les carottes en julienne et faire chauffer l'huile végétale dans une poêle. Rouler les carottes dans un mélange sucre-sel, avant de les jeter dans l'huile chaude. Faire frire une dizaine de minutes jusqu'à ce que les carottes soient tendres et légèrement grillées. Repêcher les carottes, déposer sur un essuie-tout pour absorber l'excès de matière grasse (la recette originale suggérait de faire frire les raisins une ou deux minutes dans la même huile à ce stade de la préparation).

4. Quand la viande est cuite, la sortir du liquide. Réserver. Verser le riz dans le liquide restant, et ajouter 140 ml d'eau (dans la cocotte, parce qu'il n'y aura pratiquement pas eu d'évaporation lors de la première cuisson, mais il faudra plus d'eau dans un faitout). Ajouter éventuellement l'huile de cuisson des carottes/raisins. Rectifier l'assaissonnement. Fermer la cocotte, ramener sous pression, laisser cuire le riz (8 minutes- riz blanc, 12mn - riz brun).

5. Faire préchauffer le four à 300 degrés Fahrenheit (150 degrés Celsius). Dans un large plat avec couvercle, déposer les morceaux de viande, puis former un dôme avec le riz. Parsemer de carottes, de raisins et de noix de cajou (ou bien faire griller les noix de cajou séparément, saupoudrées d'épices (garam masala, cumin, cardamome, poivre, avec un filet d'huile). Couvrir, laisser cuire 20 à 30 minutes.

la première réplique du Quabili Palaw : très bon,
quoiqu'un peu plus sec que celui du second galop d'essai.


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Risotto saucisse/épinards

>> mercredi 11 novembre 2009




Je me rattrape cette semaine de mon silence des deux dernières semaines... 4 recettes en 3 jours, à ce rythme culinaire intensif, j'aurai testé tout mon livre fétiche du moment, Food and Wine 2008, en moins d'un mois... J'ai déjà une ou deux recettes en tête, que je me serais empressée de partager sur mon blog, si je n'avais pas dû faire face à un accident de cuisine assez rare pour qu'on en parle déjà ce soir : aujourd'hui, donc, j'avais deux recettes à l'esprit en me levant ce matin : deux bonnes raisons de se lever de bonne humeur, plus une troisième que je me ferai un plaisir d'afficher, mais sur un autre billet - restons concentré, pour l'instant, sur l'événement majeur de la soirée. Deux recettes, donc, celle de ce risotto, et celle d'une soupe à la carotte ("encore une soupe ??" "encore à la carotte ???" - oui, et oui : encore à la carotte, parce que j'en avais acheté un sachet de 5 kg il y a 3 semaines pour une autre recette de salade de nouilles japonaises, et parce que j'adore les potages en tous genres...)
En préparant cette soupe, et pendant que le risotto finissait de mijoter, je sors les chiens 10 minutes dans le jardin pour les laisser se dégourdir les pattes. Avant de m'éloigner, je surveille mes fourneaux, donne un tour de spatule à la soupe, vérifie le temps de cuisson du risotto, et hop, me voilà partie...
Dix minutes plus tard, je reviens : je cours à mes casseroles, fébrile en anticipant le fumet de mes carottes mijotées... Pas moyen de soulever le couvercle. Je ne m'affole pas, sans insister plus que ça, j'appelle Romain - de sa main d'homme solide, il saura, sans nul doute, faire disparaître mes petits soucis. Eh bien, non : pas moyen de soulever ce fichu couvercle - Rien de plus bête, pourtant, il était juste posé sur la marmite. J'avais par erreur assorti ma cocotte Fissler avec un couvercle Le Creuset : j'avais d'ailleurs l'habitude de le faire, les deux s'ajustaient si bien ensemble, mais ce soir-là, dans leur fusion parfaite, elle ont fini par ne plus se décoller. Me voilà désormais avec une cocotte minute sans soupape, aucune des deux parties ne voulant céder...
Il a fallu attendre que la soupe ait complètement refroidi, pour faire pression avec le manche d'un marteau sur le couvercle, en le passant dans la poignée du couvercle, pour qu'enfin la pression s'échappe et que les deux parties se décollent naturellement l'une de l'autre. Ne négligeons donc jamais ces vieux proverbes pleins de bon sens que l'on oublie bien trop souvent : à chaque pot son couvercle, preuve est désormais faite. Mais forte de cette expérience, je vais maintenant pouvoir me targuer que c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes...
A défaut de deux recettes, donc, pour ce soir, voilà déjà la première : celle du risotto aux épinards que je convoitais depuis près d'une semaine...


Ingrédients :
(pour 4 personnes)

170 grammes de chair à saucisses
1,5 cuillerée à soupe d'eau
40 grammes de beurre
1/2 oignon, coupé en dés
60 ml de vin blanc
240 ml de riz arborio
540 ml de bouillon de volailles (2 1/4 tasses US)
1 courgette (pas mise dans la recette sur la photo)
sel
1 grosse poignée de jeunes pousses d'épinards frais (blanchis si les feuilles sont plus grosses)
1/2 tasse de parmesan rapé


Préparation :

(j'utilise chez moi un cuiseur à riz pour faire mon risotto, mais on peut très bien le préparer de la même manière dans une casserole ordinaire. Seulement, là où le cuiseur offre un avantage indéniable, c'est qu'on n'a pas besoin de se torturer les bras pour remuer le risotto en cours de cuisson... et on peut préparer une soupe à la carotte pendant que le cuiseur fait son travail tout seul !)

1. Dans une poêle, faire cuire la chair à saucisses avec 1 cuillerée et demie d'eau. Séparer les morceaux, arrêter la cuisson quand la saucisse commencer à prendre des couleurs. Verser dans le cuiseur de riz.

2. Dans la même poêle, ajouter 20 grammes de beurre, et faire revenir l'oignon coupé en dés. Quand il est devenu translucide, verser le vin blanc et faire déglacer la poêle, pendant 2-3 minutes. Verser le riz en pluie, laisser cuire jusqu'à ce que tout le liquide ait été absorbé. Ajouter le tout dans le cuiseur de riz.

3. Verser dans le cuiseur le bouillon, la courgette coupée en dés, une pincée de sel. Fermer le couvercle, enclencher la cuisson (sur la fonction "slow cooking high" ou bien "porridge" ou encore "mijotage" sur une machine française) pour une heure. Mélanger à mi-cuisson.

4. Jeter les épinards, 20 grammes de beurre et le parmesan rapé dans le cuiseur en fin de cuisson. Poivrer, saler éventuellement, servir très chaud.



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Rognons de boeuf au pilaf

>> samedi 10 octobre 2009

Petite flambée automnale


En passant chez le boucher vendredi soir, je tombe sur des rognons de boeuf : tiens, pourquoi pas ?? Si je me faisais des rognons comme en faisait maman dans le temps ??? Cela donnera à mon week-end de quatre jours un petit goût de mon enfance : j'ai tout le temps de me prélasser dans mes souvenirs jusqu'à mercredi... D'autant que cette recette de rognons fait partie des valeurs sûres : je ne l'ai jamais vu ratée. Allez, et soyons classique jusqu'au bout : en accompagnement, du riz pilaf aux échalottes et au vin blanc, pour me rattraper du risotto aux betteraves du milieu de la semaine (le risotto surgelé, décidément, ce n'est pas mon fort : le réchauffer est tout un art, et demande une technique que je ne maîtrise pas encore - tiens, un projet de recherche pour ce week-end, entre deux pages de piano et les balades dans la forêt pour amuser les chiens...)

Le plus casse-pied, quand même, dans cette recette, c'est bien la première étape : celle de la préparation des rognons, vu que je n'aime pas toucher la viande crue. N'y pensons plus : le produit fini me fera oublier tous ces préparatifs rébarbatifs !

Ingrédients :
(pour 2 personnes)

1 bloc de rognons de boeuf
1 oignon
2 cuillerées à soupe d'huile d'olive
1 fond de verre de Bacardi à la pomme
1 cuillerée à soupe rase de fécule de maïs
sel
poivre


Préparation :

1. Avec un couteau bien aiguisé, détacher les rognons de leur membrane centrale, en éliminant tout le cartilage blanc. Les couper en morceaux de taille identique.

2. Hacher l'oignon et le faire revenir dans une sauteuse dans l'huile chaude.

3. Ajouter les rognons d'un seul coup. Faire cuire en remuant jusqu'à ce que les traces de sang disparaissent (une dizaine de minutes).

4. Verser le Bacardi et faire flamber.

5. Délayer la fécule de maïs dans un peu d'eau, verser sur les rognons et mélanger. Couvrir d'eau, saler, poivrer, couvrir et laisser mijoter 30 à 45 minutes.



Riz pilaf (dans un cuiseur à riz) :

Ingrédients :

1 mesure de riz basmati (avec le verre mesureur)
1/2 verre de vin blanc
eau
3 gousses d'ail
1/2 oignon
1/2 cube de bouillon de volaille
20 grammes de beurre

Préparation :

1. Rinser le riz dans plusieurs eaux. Le verser au fond de la cuve du cuiseur à riz.

2. Verser le 1/2 verre de vin blanc et rajouter de l'eau jusqu'à la marque "1" de la cuve. Presser l'ail, hacher l'oignon et les ajouter à la cuve. Emietter le demi-cube de bouillon de volaille au-dessus de la cuve, ajouter le beurre, poivrer. Fermer le cuiseur et faire démarrer la cuisson. Et voilà, c'est déjà fini !






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