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Torsades

>> mercredi 12 mai 2010





Mettre les petits plats dans les grands : voilà, en un mot, comment je voudrais pouvoir résumer mon style culinaire. Du grandiose, de l'époustouflant, un rien tape-à-l'oeil : bref, je voudrais tous les jours avoir l'impression de manger au restaurant.

Or - gardons les pieds sur terre - ceci n'est qu'un rêve. Un fantasme. Souvent, je reste sur ma faim après des recettes qui promettaient ciel et terre, ou dont le titre avait fait surgir des images spectaculaires. J'attends tellement tous les jours : je dois être un peu rêveuse...

Piquée au vif par ces pensées un rien défaitistes, j'ai commencé ce matin à visualiser le déjeuner d'aujourd'hui. Et là, quelques heures plus tard, coup de théâtre dans ma cuisine du midi : sur un coup de tête, une idée venue de nulle part, je sors mon paquet de pâte feuilletée à qui je réservais pourtant un tout autre sort (une tarte-fleur !!! Rien que le nom m'émoustille - mais quand vous aurez vu la photo... Mamma mia !, de quoi rêver tout haut). Adieu la tarte, dans l'immédiat, mais on reste dans la déco : histoire de donner un coup de fouet à une salade qui, je le craignais, passerait inaperçue sans ce petit quelque chose qui la ferait sortir de l'ordinaire, voilà ma pâte devenue torsades. Eclair de l'imagination : ces torsades grillées ont illuminé l'assiette - mieux, elles ont transcendé ma salade d'artichaut à l'andouille déjà peu ordinaire pour lui donner des airs de grand restaurant.

Ces torsades, j'en suis certaine, apparaissent déjà sur 10 millions de blogs. Mais peu m'importe : aujourd'hui, c'est sur le mien qu'elles sont - et j'en suis d'autant plus fière que je peux affirmer haut et clair : de but en blanc, c'est moi qui l'ai fait !


Ingrédients :

un rouleau de pâte feuilletée
du Comté, rapé (ou coupé en très petits dés comme sur la photo)
(ou du roquefort, à l'essai demain midi -- très bon aussi, mais plus difficile à étaler)
poivre, cumin, etc.

Préparation :

1. Préchauffer le four au thermostat 5.

2. Dérouler la pâte feuilletée sur un plan de travail. Parsemer de fromage rapé, de dés de fromage, ou de cumin (c'est aussi très bon nature, ceci dit).


3. Couper des lanières de pâte d'1 centimètre de large et rouler la lanière sur elle-même pour en faire une torsade. Poivrer. Transférer les torsades sur du papier sulfurisé et enfourner. Laisser griller 12 à 15 minutes en surveillant la cuisson. Les torsades sont prêtes dès qu'elles sont uniformément dorées.





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Feuilletés au chorizo

>> mardi 6 octobre 2009




Ingrédients :

1 pâte feuilletée
150 gr de chorizo doux
100 gr de gruyère rapé
1 oeuf






Préparation
:

1. Mixer dans le robot le chorizo avec le gruyère puis ajouter l'oeuf.

2. Etaler cette préparation sur la pâte feuilletée
puis enrouler la pâte sur elle même pour obtenir un long boudin.

3. Filmer et mettre au frais plusieurs heures, voire une nuit.
avec un bon couteau, couper des tranches d'1 cm et faire cuire 10 mn au four 180°.


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Tatin de tomates : le coup de foudre !!

>> dimanche 27 septembre 2009



J'adore les surprises en cuisine : surtout les bonnes, cela va de soi... Celle de ce midi en était une, une de celles qui laissent des traces. Ma tarte tatin de tomates m'a ravie, transportée, enchantée !! J'en ai encore les papilles toutes frémissantes rien que d'y repenser...

C'était une surprise totale, accidentelle - pour un peu, je la ratais, j'en attendais si peu. Qui eût cru que des tomates, retournées sur une pâte feuilletée, puissent me renverser à ce point ??


Je ne savais pas quoi préparer pour le déjeuner : chose rare chez moi, j'ai bien plus souvent 6 à 8 recettes à l'esprit que l'imagination à sec. Mais là, rien en tête, envie de rien en particulier, sauf pour le goûter : des crêpes !! Du coup, il me fallait un déjeuner facile, léger, pas compliqué, qui me laisse un peu sur ma faim et me laisse savourer mon dessert préféré en toute quiétude... Un coup d'oeil dans le réfrigérateur, et toujours rien qui m'inspire : toutes ces tomates qui débordent des bols, des assiettes, et des saladiers, ça finit par devenir lassant et un rein monotone. N'empêche, il fallait bien que je mange quelque chose... Du coup, quand je ne sais pas quoi faire, je vais faire un tour chez les autres, pour m'en inspirer, voire copier les recettes purement et simplement. Premier clic : Beau à la louche. J'a l'habitude de garder l'oeil sur ce qui se passe dans la cuisine de Loukoum Blog, ce qu'elle pose sur la table a toujours l'air appétissant - et là, je tombe sur son billet "Tatin de tomates et quenelle de chèvre". La photo était alléchante, mais sans pancetta ni fromage de chèvre sous la main, ça partait mal côté inspiration. Je suis donc allée voir ailleurs, et ailleurs, c'était chez Marc Bittman. Deuxième clic, donc, sur Bitten : mais je revenais juste d'une salade de nouilles soba aux carottes et aux haricots soja (d'où est-ce que je sors encore ces ingrédients exotiques, va me reprocher Carole quand elle lira cela !! - peut-être tout bêtement parce que je ne sais pas comment on appelle les "edaname beans" et les "soba noodles" en français :-( l'exotisme vient peut-être surtout de ma linguistique culinaire !! J'étais restée un peu sur ma faim avec cette première salade japonaise.... (mais pour être tout à fait honnête, il me manquait plus de la moitié des ingrédients de base de la recette de Marc Bittman, ses carottes étaient devenues des betteraves dans la mienne, ses nouilles soba des somen chez moi, et faute de citron vert, j'avais assaisonné ma sauce de citron jaune - le procès de cette salade est truffé d'irrégularités...)

La tarte tatin de Beau à la louche, par contre, elle, m'intriguait : je ne suis pourtant pas fan des tartes tatins en général (trop riches, trop sucrées, trop lourdes, en un mot) -- mais là... une tatin aux TOMATES !! Le titre du billet avait su retenir toute mon attention : une tarte sucrée/salée, avec en prime une touche de piment pour couronner le tout : me voilà, cette recette me tend les bras. Les plus originales sont toujours celles qui m'excitent le plus. Ça tombait bien, j'avais justement une pâte feuilletée sous la main...

Ça a été le coup de foudre : j'en suis restée béate devant mon assiette. Romain à côté de moi a été le premier à s'exclamer : "Qu'est-ce que c'est bon !!" Et c'est vrai, c'était un vrai délice... Mais nom de nom, comme c'est dommage : c'est bientôt la fin de la saison des tomates ! Moi qui m'en réjouissais presque, j'en viens déjà à les regretter... Loukoum, quel sacrilège de nous avoir caché cette recette jusque-là !??! Elle mériterait une 5è étoile juste pour elle !

J'ai quand même substitué certains ingrédients à ceux de la recette originale : pas de piment d'espelette dans mes placards, donc je l'ai remplacé par du paprika. Pas de chutney de poivrons non plus, donc là, j'ai carrément dévié et j'ai tartiné mon fond de pâte de gelée de coings. J'ai aussi coupé les tomates en moitiés au lieu de les couper en tranches pour leur laisser plus de moelleux. Le résultat était aussi exquis qu'inattendu : je me suis régalée, resservie trois fois de suite, ai empaqueté le reste pour le déjeuner du lendemain (à l'abri des regards et des doigts indiscrets...) J'ai même eu bien envie de refaire une deuxième tatin de suite pour en avoir une d'avance le lendemain soir au retour du bureau : et pourquoi pas avec les chips de pancetta et les quenelles de chèvre cette prochaine ? Seul bémol dans ce tableau idyllique : le plat de cuisson caramélisé indécrottable, au fond de l'évier...


Ingrédients :

1 dizaine de tomates moyennes, bien mûres
1 filet d'huile d'olive
du sucre roux
sel, poivre
paprika
20 grammes de beurre demi-sel
2 cuillerées à café de gelée de coings
1 pâte feuilletée


Préparation :

1. Couper les tomates en 2 moitiés et les épépiner (garder le jus ainsi récupéré pour une autre préparation, comme un consommé). Saler, poivrer les moitiés de tomates, et les laisser dégorger pendant 1/2 heure ou 1 heure dans un chinois au-dessus de l'évier. (si les tomates sont vraiment grosses, il vaut mieux les couper en tranches d'1/2 cm)

2. Légèrement badigeonner d'huile d'olive une plaque de cuisson, (ou mieux : une lèche-frites) et saupoudrer de sucre roux (2 à 3 cuillerées à soupe). Retourner les tomates sur la plaque (pour qu'elles se vident un peu plus de leur jus et s'assèchent), et faire cuire à 200 degrés Celsius (400 F) pendant 25 minutes. Egoutter et presser les tomates après cuisson si elles ont l'air de baigner dans leur jus (on peut aussi rajouter ce jus au premier).

3. Déposer des noisettes de beurre dans un plat à tarte : saupoudrer de 2 à 3 cuillerées de sucre roux (pour que le fond du plat soit juste à peine recouvert), et serrer les tomates par-dessus (j'ai mis assez de tomates pour recouvrir tout le fond en les serrant un peu, mais sans les superposer - je préfère les tartes moins chargées, personnellement). Saler, poivrer, et ajouter une grosse pincée de paprika (1/2 cuillerée à soupe, à peu près) sur les tomates.

4. Dérouler ou étaler la pâte feuilletée. Badigeonner de deux cuillerées à café de gelée de coings, et retourner cette pâte sur les tomates. Border les tomates avec les bords de la pâte.

5. Faire cuire 35 minutes à 200 degrés Celsius. Il faudra peut-être déposer sur la tarte d'un film aluminium pour lui éviter de brunir trop vite.

6. A la sortie du four, retourner la tarte sur une assiette (attention aux coulures brûlantes, on ne le dira jamais assez...) et la dégustation peut alors commencer.




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