Acras de morue

>> dimanche 19 février 2012





Dire que je cherchais depuis tout ce temps une recette d'acras qui ne rate pas : pas trop secs, pas trop mous, ni trop gras, pas trop forts, pas non plus trop doux... Bref, des acras comme je les aime, moi... Et je l'avais là, sous la main, dans le Fish & Fish de Delphine de Montalier !


Ingrédients :

400 gr de morue salée
1 feuille de laurier
2 oeufs
200 gr de farine
1/2 cuillerée à café de levure chimique
1 oignon
2 gousses d'ail
4 tiges de ciboule
1/3 de piment antillais
huile de friture

Préparation :

1. Faire dessaler la morue quelques heures (2-4 heures), puis la recouvrir d'eau froide, ajouter le laurier, et porter à légers frémissements sur feu doux. Arrêter le feu, laisser tiédir dans l'eau. Egoutter et émietter.

2. Séparer les blancs des jaunes d'oeufs. Dans un saladier, battre la farine, la levure, 150 ml d'eau, l'oignon, l'ail et la ciboule hachés, puis les jaunes d'oeufs. Battre les blancs en neige très ferme, incorporer délicatement à la pâte, ainsi que la morue et le piment épépiné et haché finement.

3. Faire chauffer l'huile de friture à 170 degrés C. Prélever des boules de pâte à l'aide d'une cuillère et les faire glisser dans l'huile. Laisser cuire 3 minutes environ. Les acras doivent être bien dorés. Egoutter sur du papier essuie-tout.

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Velouté de courge butternut (ou courge musquée)

>> vendredi 10 février 2012






Ma soeur avait donc raison : le velouté de courge, c'est absolument délicieux. Il faut dire que je suis tombée sur une succulente recette de Cook's Illustrated, et que l'abattage de ma soeur sur le sujet m'avait déjà bien émoustillée... Le velouté de courge d'hier soir m'a paru en effet bien meilleur que tous ceux que j'ai pu goûter avant. Je me suis régalée. Cerise sur le gâteau : l'odeur des pépins qui rissolent pendant la préparation, une mise en bouche alléchante...

Ingrédients :

25 g de beurre
1 échalote
1/2 courge butternut (entre 600 et 700 g) (de préférence la moitié inférieure, la plus grosse, qui renferme les pépins)
750 ml d'eau

Préparation :

1. Faire fondre le beurre dans un faitout ou une cocotte qui pourra accueillir un panier vapeur. Emincer l'échalote et la faire revenir dans la matière grasse pendant 4 minutes, à feu moyen, sans la faire brûler.

2. Pendant ce temps, laver la demi-courge, la couper en deux moitiés ou quatre quarts (sans l'éplucher), et la vider de ses pépins et des matières filandreuses. Réserver le tout.

3. Quand l'échalote commence à dorer, ajouter les pépins et les parties filandreuses dans le faitout, faire revenir pendant 3-4 minutes sans faire brûler.

4. Poser la courge dans le panier vapeur, côté peau sur le dessus. Verser l'eau dans le faitout et ajuster le panier vapeur par-dessus. Couvrir. Faire cuire 30 minutes.

5. Retirer la courge quand la chair est tendre. Laisser refroidir sur une planche à découper avant de retirer la pulpe avec une cuillère. Passer le jus de cuisson au chinois, pour éliminer pépins et échalotes, et passer le liquide et la pulpe de courge au mixer. Reverser dans le faitout pour faire réchauffer. Saler, poivrer suivant le goût.


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Soupe glacée à l'avocat

>> lundi 6 février 2012





J'ai essayé plusieurs versions de cette soupe après l'avoir goûtée chez une amie, et il me semble que cette recette était la plus concluante : simple, savoureuse, crémeuse sans être écoeurante.

Ingrédients :
2 avocats
1 tasse de glaçons
1 cuillerée à café de sel
1 cuillerée à café de sucre
1/2 tasse de crème liquide, éventuellement, pour garnir la soupe

Préparation :

1. Retirer le noyau des avocats et récupérer la pulpe. Mélanger la pulpe d'avocats, les glaçons, le sel et le sucre dans un mixer jusqu'à l'obtention d'un mélange homogène et crémeux.

2. Battre la crème liquide au fouet électrique pour obtenir une crème fouettée. Servir la soupe glacée dans des bols et déposer une cuillerée de crème fouettée sur le dessus.



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Singapour






Ah... un gâteau qui sent bon l'enfance !! C'est celui que je réclamais à corps et à cris tous les ans pour mon anniversaire, ma fête, mes résultats d'examens... N'importe quelle occasion était bonne pour confectionner un singapour ! C'est un gâteau de fête, embué de bons souvenirs accumulés au fil des années. Un anniversaire sans singapour (le mien ou celui des autres), c'est tout simplement un anniversaire raté. Point final. Et comme tel, c'est un gâteau riche, un peu cher d'ailleurs, et qui plus est, un tantinet long à préparer...

Un singapour, ça se mérite.

Ça fait quelques mois que je n'en ai pas fait - mais ce soir, il m'a semblé important de recopier la recette avant qu'elle ne soit toute défraîchie par le soleil qui la jaunit sur mon bureau. Sait-on jamais ?? Si elle venait à disparaître, je serais perdue, perdue, perdue...

Ingrédients :

200 g de beurre
250 g d'amandes en poudre
250 g de sucre en poudre
4 oeufs
100 g de farine
1 sachet de levure (ou 2 cuillerées à café de baking powder américain)
1 cuillerée à soupe de rhum
1/2 pot de confiture d'abricot
2 boîtes de jus d'ananas + le jus
cerises confites
50 g d'amandes effilées et grillées

Préparation :

1. Faire préchauffer le four à 350 degrés F (180 degrés Celsius). Travailler le beurre ramolli en pommade avec les amandes en poudre et le sucre.

2. Ajouter les oeufs, la farine, la levure et le rhum. Bien mélanger.

3. Beurrer un moule (à cercle amovible, c'est plus pratique, sinon un moule à manqué), et verser la pâte à gâteau. Enfourner pendant 35 minutes. Laisser refroidir (étape essentielle...).

4. Couper le gâteau horizontalement en deux moitiés, pour le fourrer. Imbiber légèrement la moitié inférieure de jus d'ananas. Mixer la confiture d'abricots et en tapisser cette même moitié. Couper les 3/4 des tranches d'ananas en dés assez réguliers, et recouvrir la moitié inférieure du gâteau. Refermer le singapour.

5. Etaler une mince couche de confiture sur le dessus et les côtés du gâteau. Décorer le dessus avec les tranches d'ananas restantes. Parsemer de cerises confites et d'amandes grillées.



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Smoothie tout vert





On trouve des recettes, parfois, sur Real Simple, dont on n'aurait jamais - mais alors, jamais - pu imaginer qu'elles puissent donner quoi que ce soit de bon. Mais garder un esprit curieux réserve parfois de bonnes surprises. Ce smoothie en était une.

Le servir à d'autres, ceci dit, est un défi. Vos invités vont croire à un jus de kiwis - et je vous conseille de ne pas démentir. Quand ils l'auront goûté et vous auront dit, l'air pensif, "hmm, c'est drôlement bon, mais il n'y a pas que du kiwi, si ?" à vous de choisir la réponse qui vous permettra de finir en bons termes la soirée... Pour avoir annoncé l'ingrédient principal après coup, j'ai eu droit à des mines dégoûtées qui m'ont quand même bien amusée...

Ingrédients :

3/4 de tasse de chou vert (kale en anglais, chou vert frisé, je crois, en France)
1 branche de céléri
1/2 banane
1/2 tasse de jus de pomme
1/2 tasse de glaçons
du jus de citron, suivant le goût

Préparation :

1. Mixer tous les ingrédients au mixer.
2. Servir.

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Biscuits au beurre de cacahuètes... pour chiens

Quand je m'ennuie... eh bien, je fais des biscuits pour mes chiens !! L'idée m'a été soufflée l'an dernier au mariage d'un cousin de Romain, quand des petits sachets de cookies ont été distribués à la fin des festivités à tous les participants. L'équivalent de nos dragées pendant les baptêmes, en France, j'imagine.

Vous riez, j'en suis sûre. Mais figurez-vous que ces biscuits-là sont drôlement bons : preuve en est, mes chiens en raffolent et s'excitent dans la cuisine dès qu'ils les sentent venir. L'avouerais-je ? Moi aussi.... A tel point que je finis souvent par en manger autant qu'eux ! Du coup, j'évite d'en faire trop souvent, parce que quand il y en a, j'ai toujours la main fourrée dans le bocal...

Ingrédients :

1/2 tasse d'eau
1/2 tasse d'huile de colza
2 oeufs
3 cuillerées à soupe de beurre de cacahuètes crémeux
2 cuillerées à café d'extrait de vanille (ça, c'est si vous comptez en manger vous-même...)
2 tasses de farine
1/2 tasse de semoule de maïs (de la semoule de blé ferait sans doute aussi l'affaire)
1/2 tasse d'avoine ou de céréales muesli (attention, SANS SUCRE)

Préparation :

1. Mélanger l'eau, l'huile, les oeufs, le beurre de cacahuètes et la vanille. Ajouter la farine, la semoule et l'avoine, et mixer au robot jusqu'à l'obtention d'une boule de pâte homogène.

2. Préchauffer le four à 400 degrés F (200 degrés Celsius). Etaler au rouleau pâtissier, pour former une pâte d'un centimètre d'épaisseur. Couper en rectangles (j'obtiens à peu près 73 cookies). Disposer les biscuits sur une plaque de cuisson (nul besoin de huiler, selon moi). Faire cuire entre 10 et 20 minutes suivant la taille des cookies et le croustillant désiré.

Et voilà.

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Pizza à la courge butternut et au chèvre





Cette recette est une version un peu personnelle de celle proposée il y a quelques mois sur le magazine Real Simple. Leur recette proposait déjà une pizza originale pleine de saveurs : après trois ou quatre essais, j'ai finalement choisi de publier cette version, qui m'a semblé hier nettement meilleure que les premières. Le cheddar y a été remplacé par du fromage de chèvre, l'oignon rouge par un oignon jaune plus ordinaire, et la roquette par de la coriandre fraîche. La courge étant plus longue à cuire que la pâte à pain, je la fais précuire à poêle avec l'oignon pour éviter de me retrouver avec une pâte trop craquante.

C'est l'une des pizza préférée de Romain. Peut-être la mienne aussi.

Ingrédients :

1 pâte à pizza fine (personnellement, j'utilise du pain lavash mais n'importe quel autre type de pâte fera l'affaire)
(1 cuillerée à café de semoule de maïs, optionnel)
2 cuillerées à soupe de pignons de pin
1/2 courge butternut
1/2 oignon
2 cuillerées à soupe d'huile d'olive
1 cuillerée à soupe de thym
des lardons
1/2 bûche de fromage de chèvre
1 poignée de coriandre fraîche

Préparation :

1. Huiler légèrement une plaque de cuisson et saupoudrer la semoule de maïs. Poser la pâte à pizza sur la plaque et répartir les pignons sur la pâte. Poivrer.

2. Eplucher et épépiner la courge. Couper en morceaux à l'aide d'une mandoline, comme s'il s'agissait de frites de pommes de terre. Emincer l'oignon. Faire chauffer l'huile dans une poêle et y verser la courge et l'oignon. Ajouter le thym. Faire revenir 20 minutes à feu moyen, le temps que la courge devienne tendre. Répartir sur la pâte à pizza.

3. Faire préchauffer le four à 380 degrés F (190 Celsius). Dans la même poêle, faire revenir les lardons, sans les faire trop griller. Répartir les lardons sur la pizza.

4. Emietter le chèvre et le répartir à son tour sur la pizza. Faire griller la pizza pendant une quinzaine de minutes, jusqu'à ce que la pâte soit grillée. Parsemer la coriandre émincée à la sortie du four.

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Pudding aux pommes

>> dimanche 29 janvier 2012



Je me suis lancée hier après-midi dans dans la confection d'un dessert qui n'est pas habituel dans ma famille : un pudding aux pommes. Et pour cause : quand j'en ai parlé à ma maman juste au moment de commencer à le préparer, elle m'a répondu aussitôt : "Oh, un pudding, je n'en raffole pas, moi..." Voilà donc la raison pour laquelle je n'en ai jamais vu sur la table de mon enfance.

Et pourtant, quel régal ! C'est tout à fait le genre de dessert qui me satisfait : en fait, c'est du pain perdu amélioré, un produit hybride entre pain perdu et croque-monsieur. Le pudding est assez populaire ici aux Etats-Unis, mais il me semble toujours un peu surfait, presque trop recherché : on n'y reconnaît plus qu'à peine la recette originale, tant elle est devenue un fourre-tout de fruits secs, de sucre et de crème caramel.

En cherchant une recette de far aux pruneaux, je suis tombée sur ce pudding dans mon Bouquin de Cuisine de Françoise Burgaud - une excellente référence en matière de classiques (encore qu'il n'y ait nulle part dans son encyclopédie de de far breton, je suis un peu surprise...). Sa recette demande des poires, et non des pommes. C'est sans doute très bon aussi, voire meilleur. Moi, j'avais des kilos de pommes sous la main, ça tombait finalement très bien. Par contre, j'ai suivi les quantités de la recette de Françoise Burgaud à la lettre alors que mon moule était sans doute plus petit que celui préconisé (un moule à pudding ??!), donc il y a eu quelques débordements au moment de la cuisson. Le plat n'en était que meilleur finalement : croustillant sur le dessus, fondant dedans... Je ne suis pas sûre que je ferai les choses différemment la prochaine fois !


Ingrédients :

3/4 pot de marmelade (orange ou abricot)
8-9 tranches de pain de mie
30 g de beurre (15 g pour le moule, 15 g pour la crème)
1/2 citron
4 pommes
1/2 litre de lait
140 g de sucre semoule
de l'extrait de vanille
4 oeufs
3 cuillerées à soupe de rhum
sel fin

Préparation :

1. Beurrer un moule à charlotte ou à soufflé. Passer la marmelade au mixer jusqu'à ce qu'elle soit onctueuse, et en tartiner les tranches de pain. Couper chaque tranche en 4 triangles et garnir le fond et les côtés du moule d'un tiers des tranches de pain à la confiture (le côté confiture doit être en contact avec le moule).

2. Presser le demi-citron, verser le jus dans un saladier. Peler et épépiner les fruits, les couper en lamelles, et les mélanger au jus de citron. Déposer la moitié des lamelles de pommes dans le moule, recouvrir avec un deuxième tiers du pain, déposer par-dessus le reste des fruits, et enfin le reste du pain.

3. Faire préchauffer le four à 210 degrés C (410 F). Faire bouillir le lait avec le reste de beurre, le sucre, l'extrait de vanille. Casser les oeufs, les battre en omelette, ajouter le lait petit à petit et le rhum. Verser le mélange encore chaud dans le moule. Taper le fond du moule sur le plan de travail pour en tasser le contenu. Enfourner pour 50 minutes, avec une lèche-frites sur une grille inférieure en cas de débordements. Saupoudrer du sucre glace, éventuellement.

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Salade de poulet thaïlandaise

>> vendredi 6 janvier 2012



Les recettes thaïlandaises sont toujours un peu rébarbatives dès qu'on jette un coup d'oeil à la liste des ingrédients. Autant faire une croix d'office sur la cuisine minimaliste quand on ouvre un livre de cuisine de Thaïlande... Mais c'est tellement bon ! Cette recette de salade de poulet est particulièrement succulente - je me demande si ce ne serait pas ma préférée : allez comprendre d'ailleurs pourquoi on ne la retrouve pas plus souvent sur les menus thaïlandais - à moins que cette recette soit réellement moins de Thaïlande que du Laos, à en croire certains blogs.
Tant qu'à faire d'investir dans des ingrédients que je n'avais pas forcément sous la main, j'ai voulu mettre toutes les chances de mon côté pour le dîner d'hier soir. J'ai donc pioché à droite à gauche pour les meilleurs ingrédients et la meilleure technique, espérant reproduire miraculeusement la recette secrète du Larb Gai du restaurant Nahm à Brooklyn NYC. Un peu ambitieuse, vous trouvez ??? En même temps, les recettes de Larb que j'ai trouvées sur la toile se ressemblent toutes beaucoup. Sans être tout à fait aussi savoureuse que celle de la cuisinière de Nahm, la mienne m'a tout de même semblé très très bonne et en tout cas moins épicée (donc plus abordable pour les papilles délicates de Romain).
Du coup, cette recette est un peu un pot pourri de plusieurs sources et commentaires qui me sont tombés sous la main hier soir, principalement... A la base, c'est la version du Cook's Encyclopedia of Thai Cooking publié par Barnes and Noble qu'on va retrouver, agrémentée des notes fournies par la site Food.com. Et c'était très bon.

Il semblerait qu'on puisse faire la même chose avec du porc, du boeuf, et du canard.

Ingrédients
:

450 g de blancs de poulet
1 cuillerée à soupe d'huile de sésame
1 échalote
1 tige de citronnelle
1 gousse d'ail
2 piments rouges
1 morceau de galanga ou de gingembre frais
2 oignons verts
1 poignée de coriandre fraîche
1 petite poignée de menthe
1 cuillerée à soupe de riz rond
4 cuillerées à soupe de jus de citron vert
2 cuillerées à soupe de sauce de poisson thaïlandaise
salade et riz sushi en accompagnement

Préparation :

1. Couper le poulet en cubes avant de le hacher au robot, par pulsions. Il devra avoir la consistance de bifteck haché. Verser l'huile dans une cocotte ou une sauteuse, laisser chauffer, et faire cuire le poulet haché 7-8 minutes, jusqu'à ce qu'il soit cuit, mais pas sec.

2. Pendant la cuisson du poulet, couper l'échalote en fines lamelles et hacher menu le reste des ingrédients : citronnelle, ail, piments, galanga/gingembre, oignons verts, coriandre et menthe.

3. Dans une poêle non-adhésive, faire brunir le riz doucement, puis mixer au robot pour obtenir une poudre fine.

4. Dans un saladier, mélanger le jus de citron vert et la sauce de poisson, puis verser le poulet et le reste des ingrédients. Bien mélanger. Servir sur quelques feuilles de salade et avec du riz en accompagnement.

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Cheesecake au chocolat

>> lundi 15 août 2011





Vite vite, je la note avant de la perdre, celle-ci, histoire de pouvoir remettre la main dessus pour faire plaisir aux voisins la prochaine fois qu'ils s'occupent du chat. Je ne fais presque jamais de cheesecake, encore moins au chocolat, il n'y a donc que Millésimes pour garder en mémoire la trace de cette recette unique - avec toutes les petites notes personnelles qui s'y rattachent.

Les cheesecakes, avant d'en avoir fait, on a l'impression que c'est un jeu d'enfant : allez hop, on pétrit les miettes de biscuits et le beurre, on tasse bien au fond du moule, et puis on mélange le fromage blanc et le chocolat fondu dans le nouveau robot magique Kitchen Aid avant de déverser dans le moule et hop, on enfourne. Ah, si seulement c'était si simple... La première étape, ça va encore : les miettes de biscuits et le beurre, ça, on connait déjà, ce serait difficile à rater - encore que, sans les biscuits Golden Graham de Trader Joe's, croustillants et légèrement sablés, je ne sais pas comment va faire ma soeur pour reproduire la magie de mon cheesecake au chocolat... Mais c'est dans la suite que ça se corse un peu : il s'agit de faire un cheesecake compact et moelleux à la fois, riche sans être étouffe-chrétien. Il s'agit aussi de faire un dessert qui soit présentable, et pas un gâteau dont la croûte soit marquée de cicatrices indélébiles. Bref, ce dessert que je croyais facile parce qu'on le trouve partout aux Etats-Unis et que la cuisine américaine n'a pas la réputation d'être une affaire de spécialistes et de perfectionnistes, s'est révélé plus tenace que je ne l'aurais cru.

Le plus dur commence au moment où l'on croit justement être sorti d'affaire : c'est quand le gâteau entre dans le four. Pour avoir lu les conseils de The Best recipe de Cook's Illustrated après mon premier ET mon deuxième cheesecake, je sais maintenant qu'il faut surveiller la cuisson de très près et la maintenir très basse, surtout à la fin, pour s'assurer que le gâteau ne dépasse pas la température interne de 90 degrés. Le démoulage aussi est un peu délicat (décidément, il n'y a rien de facile dans ce cheesecake...) ; je l'ai appris à mes dépens la première ET la deuxième fois... Three times 's the charm, comme ils disent... D'ailleurs il faudrait que je retravaille les photos, elles ne rendent pas justice à mon gâteau : ce sera donc l'excuse pour une troisième mouture. La prochaine fois, je surveillerai donc la cuisson d'un peu plus près pour éviter l'effet crevasse qu'on voit sur les photos 2 et 3. Pas très joli, sans doute, mais avec un coulis de framboises ou un nappage chocolat, les voisins n'y ont vu que du feu. Merci Nell !


Ingrédients :

150 g de miettes de biscuits type Petit Beurre (Golden Graham de Trader Joe's ici)
60 g de beurre demi-sel
100 ml de café fort
250 g de chocolat noir
250 g de fromage blanc à 40% (yogurt grec nature au lait entier Cabot pour moi)
250 g de fromage frais à 60% ("whipped cream cheese" ici aux Etats-Unis)
150 g de sucre semoule
4 oeufs
une cuillerée à café d'extrait de vanille
une grosse pincée de noix de muscade
1 pincée de sel

Préparation :

1. Faire fondre le beurre et mélanger avec les miettes de biscuit.

2. Beurrer et fariner un moule à manqué de 26 cm de diamètre (le petit moule à cheesecake est parfait pour moi ici). Tapisser le mélange beurre/biscuits au fond du moule.

3. Préparer du café très fort, puis faire fondre le chocolat dans le café.

4. Préchauffer le four à 150 degrés Celsius (300 Fahrenheit). Battre le fromage blanc et le fromage frais au fouet électrique pendant 5 minutes. Ajouter le sucre petit à petit, puis les oeufs un par un. Verser l'extrait de vanille, le sel, la noix de muscade et le chocolat fondu.

5. Verser dans le moule par-dessus le fond de biscuits. Enfourner, laisser cuire 30 mn, puis baisser la température à 100 degrés Celsius (200 F) pendant encore 20-25 minutes. La température interne du cheesecake ne doit pas dépasser 70 degrés (160 F) sous peine de voir la croûte éclater.

6. Faire refroidir le gâteau complètement pendant plusieurs heures à température ambiante, avant de le démouler. Réfrigérer pendant au moins 6 heures avant dégustation.

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Cake sucré aux courgettes

>> mercredi 3 août 2011






J'ai un faible pour les cakes, c'est fou !! Chaque nouvelle fournée me remplit d'extase, je les trouve toutes meilleures les unes que les autres. Si je le pouvais, je ne mangerais que cela... J'ai eu tout à coup hier très envie de refaire le cake à la courgette de Mitaine Ecarlate que je n'arrive pas à oublier - alors que, chose bizarre, je ne me suis jamais totalement régalée avec : j'adore sa texture grumeleuse, mais je le trouve en même temps un peu trop sec, trop fade aussi peut-être, sans savoir quoi faire pour lui redonner un peu de peps.

En recherchant la fiche recette de ce premier cake, je suis bizarrement tombée sur une autre - écrite de ma main - mais que je n'ai aucun (mais alors aucun !) souvenir d'avoir recopiée, préparée, ni même goûtée. C'est affligeant de voir la mémoire nous jouer des tours comme ça... Je m'apprêtais donc à refaire un cake dont je savais à l'avance qu'il risquait de me laisser sur ma faim... alors que j'avais sous la main un cake renversant qui m'a fait tomber de ma chaise quand je l'ai goûté à sa sortie du four. Sa texture me rappelle un peu celle du quart-quart, ce ne sera peut-être donc pas un cake qui séduira tout le monde. J'ai eu quelques doutes moi-même, en enfournant ce cake mystérieux : la pâte semblait trop collante, trop blanche - et pourtant, au final, quel régal !!!! La voilà, donc, cette nouvelle recette, testée et approuvée - et celle de Mitaine à la farine de riz, va du coup sans doute passer à la trappe...

Ingrédients :

80 g de beurre
190 g de sucre semoule
2 oeufs
1 sachet de sucre vanillé
5 cuillerées à soupe de lait écrémé
1 cuillerée à café de levure chimique
250 g de farine
250 g de courgettes rapées
70 g de pruneaux ou de raisins

Préparation :

1. Faire préchauffer le four à 350 degrés (180 C). Travailler le beurre en pommade avec le sucre, jusqu'à ce que le mélange ait blanchi.

2. Ajouter les oeufs un par un, puis le sucre vanillé, le lait, la farine, la levure et une pincée de sel. Bien mélanger.

3. Ajouter délicatement les pruneaux coupés en dés et les courgettes.

4. Verser dans un moule à cake, enfourner pour 50 mn.


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Velouté de courgettes à la Vache-qui-rit

>> lundi 25 juillet 2011



Une recette qui devient classique : j'ai l'impression de la voir partout sur internet ces temps-ci... J'ai quand même décidé de la noter, parce que Romain l'a adorée et qu'il faudra que je puisse facilement mettre la main dessus quand on sera envahi de courgettes d'ici quelques semaines...

Ingrédients :

1 kg de courgettes
1 oignon rouge
1/2 litre d'eau
une grosse pincée de noix de muscade
3 portions de Vache-qui-rit, nature ou aromatisée
sel, poivre

Préparation :

1. Couper les courgettes et les oignons en gros cubes. Mettre tous les morceaux dans une marmite, ajouter l'eau, la noix de muscade, le sel, le poivre. Faire cuire à feu doux 15 minutes, jusqu'à ce que les courgettes soient tendres.

2. Réserver la moitié du jus de cuisson. Dans un mixeur, broyez les légumes et la moitié de l'eau de cuisson avec les portions de Vache-qui-rit. Rectifier l'assaisonnement et l'onctuosité. Servir avec une pincée de noix de muscade saupoudrée sur le dessus.

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Cheesecake au chocolat Real Simple




J'ai de furieuses envies de chocolat ces jours-ci : c'est rare - je ne comprends pas ce qui m'arrive... Le chocolat aurait plutôt tendance à m'écoeurer, d'habitude. Là, coup sur coup, j'ai fait disparaître 2 tablettes de chocolat à la pistache que ma soeur m'avait envoyées... pour Noël dernier (!!), je suis tombée raide dingue des yaourts au chocolat de Stonyfield Farms, au point d'en consommer jusqu'à 12 par semaine, et voilà que je me mets même à confectionner des desserts chocolatés !!

Coup d'essai, donc, dans une spécialité où jusque-là je suis restée assez timide : les desserts au chocolat. C'est d'ailleurs sans doute le premier billet de sa catégorie. Cette recette sort tout droit du numéro de Real Simple de ce mois de juillet : ils y présentent une série de 53 recettes minimalistes, concoctées à partir de 3 ingrédients. Point. J'ai déjà eu une phase minimaliste comme cela, il y a quelques mois, au retour d'un passage en Italie : d'un seul coup, la cuisine traditionnelle m'a semblé terriblement compliquée, savante et finalement un peu dénaturée. La cuisine de l'Italie m'a donné des envies de simplicité, de naturel : un retour au goût plus pur des ingrédients. Mais c'est un peu difficile de toujours cuisiner avec si peu - et certains plats complexes restent particulièrement alléchants (le cassoulet, entre autres, mmmmm...)

Bref, Real Simple en main la semaine dernière, j'ai tout de suite été séduite par une ribambelle de ces recettes simplissimes : ce cheesecake en est la première mouture. J'ai eu du mal à lui donner un nom en français, d'ailleurs : il oscille entre millefeuille et cheesecake, mais j'ai finalement opté pour le deuxième. Ceci dit, entre temps, j'ai aussi mis la main sur une véritable recette de cheesecake au chocolat qui ne devrait pas tarder à faire son apparition sur ces pages.

Aussi simple qu'il puisse paraître quand on habite aux Etats-Unis, j'ai idée que ce gâteau sera difficile à reproduire en France, parce que, à part le chocolat, je ne sais pas trop si on peut mettre la main sur de la ricotta et ces fines gaufrettes au chocolat : elles ont la consistance de petits beurres, tout en étant plus fines, plus craquantes, et bien sûr, chocolatées. Je vous laisse chercher...


la crème à la ricotta était excellente, très peu sucrée,
mais peut-être un peu sèche.
J'allongerai peut-être un peu plus le chocolat fondu, une prochaine fois,
histoire d'avoir une crème plus onctueuse.


Ingrédients :

1 tablette de chocolat pâtissier (semisweet) de 12 onces (340 grammes)
2 pots de ricotta de 15 onces (850 grammes au total)
1 paquet de 9 onces de biscuits au chocolat (255 grammes) (Famous Chocolate Wafers)

Préparation
:

1. Faire fondre le chocolat dans un peu d'eau : il doit être parfaitement homogène, sans être trop liquide.

2. Bien mélanger le chocolat fondu et la ricotta.

3. Verser dans un moule carré un tiers du mélange ricotta/chocolat, et recouvrir de la moitié des gaufrettes. Recommencer. Terminer par une couche de ricotta/chocolat. Réfrigérer au moins 12 heures.



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Cake à la banane

>> samedi 23 juillet 2011



Le cake de tous les cakes, le voilà ! Sucré, moelleux, réconfortant : je devrais vraiment le faire plus souvent... Je ne l'avais pas fait, celui-là, depuis un bon bout de temps, mais je crois l'avoir encore plus apprécié aujourd'hui pour cette seule raison. J'avais un peu oublié à quel point c'était un dessert réjouissant. C'est en tout cas, de loin, le meilleur cake à la banane que j'aie jamais mangé. Il est tellement bon que j'en oublierais presque les mauvais souvenirs dont il est entaché. Raison de plus pour le faire plus souvent et passer l'éponge sur le reste.

Ingrédients :

beurre salé, 115 g
sucre blanc, 250 g
oeufs, 2
farine de blé complet, 195 g
bicarbonate de soude, 1 cuillerée à café
sel, 1/2 cuillerée à café
eau de fleur d'oranger ou autre alcool
bananes, 3
pruneaux, 110 g

Préparation :

1. Préchauffer le four à 350 degrés F (180 C). Dans un mixeur, battre le beurre et le sucre jusqu'à ce que le mélange soit homogène. Rajouter les oeufs, la farine, le bicarbonate, le sel, l'arôme, et 2 bananes écrasées. Bien mélanger.

2. Ajouter délicatement à la pâte la 3è banane coupée en morceaux et les pruneaux coupés en gros dés.

3. Verser dans un moule à cake en silicone et faire cuire 65 minutes.


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Soupe de haricots noirs

>> mardi 19 juillet 2011



Allez hop, encore une soupe - pourquoi s'en cacher, j'en mange beaucoup ces jours-ci. Les soupes ne sont jamais démodées dans ma cuisine... Plus j'en fais, plus j'en découvre de nouvelles, plus je les aime. Que voulez-vous, on a tous nos points faibles.
Pour changer aujourd'hui, ce sera une soupe aux couleurs d'Amérique Centrale, celles-ci sont quand même plus rares. La liste des ingrédients laisse penser qu'elle est un peu compliquée, mais en réalité, j'ai trouvé cela plus facile à préparer que l'impression que j'en ai eue avant de me lancer. J'ai quand même trouvé la soupe plus douce que prévue : une prochaine fois, j'y ajouterai un piment jalapeno, je crois, histoire de relever un peu le plat (je l'ai déjà noté dans les ingrédients).

Ingrédients : (pour 3 personnes)

225 grammes de haricots noirs secs
1 petit jarret de porc fumé
1/2 poivron vert
2 petits oignons utilisés séparément
7 gousses d'ail utilisées séparément
1 feuille de laurier
1 cuillerée à soupe d'huile d'olive
1 petit poivron rouge
1 piment jalapeno
1 cuillerée à café d'origan
2 cuillerées à café de cumin
1 cuillerée à soupe de fécule de maïs
2 cuillerées à café de jus de citron vert
3 cuillerées à soupe de crème fraîche
feuilles de coriandre fraîche
1/2 oignon rouge

Préparation :

1. Déposer les haricots, le jarret, le poivron vert dans un faitout. Recouvrir d'un litre et demi d'eau. Faire bouillir, puis réduire le feu. Ajouter un oignon et 3 gousses d'ail émincés, le laurier, puis laisser mijoter à couvert jusqu'à ce que les haricots soient tendres (entre 1 heure et demie et deux heures - ils ne doivent pas éclater). Retirer le jarret du faitout et décortiquer la viande pour la redéposer dans la soupe (éliminer l'os, la peau, le gras).

2. Dans le même temps, faire chauffer l'huile dans une grande sauteuse et faire revenir le 2è oignon émincé, le poivron rouge et le jalapeno avec un peu de sel et de poivre. Quand les légumes sont tendres, ajouter les gousses d'ail restantes, l'origan et le cumin, et faire revenir une minute de plus (on appelle cette sauce le sofrito).

3. Verser une louche de haricots et une louche de liquide dans la sauteuse, et écraser les haricots avec le reste. Laisser mijoter, à découvert, jusqu'à ce que la sauce ait épaissi, 5 minutes. Reverser le sofrito dans la soupe et laisser cuire à feu doux une quinzaine de minutes.

4. Mélanger dans un bol la fécule de maïs et une cuillerée à soupe d'eau. Ajouter à la soupe, et laisser épaissir 5 minutes.

5. Avant de servir, retirer le poivron vert et les feuilles de laurier. Verser le jus de citron vert et rectifier l'assaisonnement. Verser dans des bols, garnir d'une cuillerée de crème fraîche, parsemer de coriandre et d'une cuillerée d'oignon rouge émincé.

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Consommé à l'ail

>> lundi 18 juillet 2011





Voilà un titre qui, pour attirer l'attention, ne va sans doute pas séduire beaucoup de monde. Et pourtant, qu'est-ce qu'on s'est régalé avec ce consommé la semaine dernière !! Je suis tombée par hasard sur cette recette en feuilletant le Best Soups and Stews de America's Test Kitchen, et c'est un consommé que j'ai immédiatement regretté de ne pas avoir préparé en plus grandes quantités. Ce sera l'occasion de le refaire prochainement.

Ingrédients : (pour 3 à 4 personnes)

2 têtes d'ail entières (150 grammes approximativement)
1/8 de tasse d'huile d'olive (30 ml)
3,5 tasses de bouillon de volaille (840 ml)
1 tasse d'eau (240 ml)
1 croûte de parmesan
2 brins de persil
2 brins de thym
1 feuille de laurier
1 oeuf
1 cuillerée à soupe de parmesan rapé
une pincée de piment



Préparation :

1. Mettre les têtes d'ail dans un sac en plastique avec fermeture coulissante, et les écraser au mallet ou à la spatule jusqu'à ce que les peaux se détachent des gousses. Décortiquer grossièrement les gousses (les petites peaux qui restent se détacheront d'elles-mêmes au court-bouillon).

2. Faire chauffer les gousses d'ail écrasées, l'huile et 120 ml (1/2 tasse) de bouillon de volaille dans une petite casserole sur feu doux, en mélangeant souvent, pendant 30-35 minutes jusqu'à ce que l'ail s'écrase avec le dos d'une cuillère.

3. Dans le même temps, faire chauffer dans une grande casserole le reste de bouillon de volaille, l'eau, la croûte de parmesan, le persil, le thym et le laurier, et amener à ébullition. Baisser le feu, laisser mijoter une trentaine de minutes.

4. Transférer la mixture d'ail dans la seconde casserole, et faire bouillir le tout 10 minutes.

5. A côté, battre l'oeuf et le parmesan dans un bol.

6. Passer la soupe au chinois en pressant au maximum les solides pour extraire le jus de cuisson. Verser le liquide obtenu dans une casserole propre et rectifier l'assaisonnement. Hors du feu, ajouter la pincée de piment et l'oeuf battu. Servir garni de croûtons.


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Riz au lait




J'oublie parfois de noter des recettes essentielles sur ce blog-pense-bêtes : par inadvertence, paresse, ou bien parce que les recettes sont encore en cours d'élaboration, je ne prends pas le temps de les décrire, ni de les photographier, et je me retrouve après le bec dans l'eau quand je veux mettre la main sur une recette rapidement... Bon, ce n'est pas tout à fait le cas de ce riz au lait, pourtant : je n'en ai jamais noté la recette (elle me semblait sans doute trop simple ??), mais je la retrouve au quart de tour, les yeux fermés, à chaque fois : elle sort de mon livre de recette de l'auto-cuiseur allemand WMF.

Une recette de riz au lait, qu'est-ce que ça peut avoir de si compliqué, finalement ?? Un peu de lait, du riz, du sucre, un oeuf éventuellement à la fin, et le tour est joué. Hmmm, et pourtant : il m'en a fallu du temps pour peaufiner ma recette. D'ailleurs, un rapide tour d'horizon des recettes publiées sur internet m'a confirmé ce que j'avais déjà réalisé quand je l'ai faite la première fois :il y a 4 ou 5 ans, quand j'ai acheté mon auto-cuiseur : cette recette est plus originale qu'elle ne paraît, non seulement parce que le riz cuit magiquement en 14 minutes chrono, mais qu'il est cuit dans un mélange de lait et d'eau ! D'emblée, vous conviendrez que c'est moins classique...

Pourquoi un mélange de lait et d'eau alors que le riz au lait, comme son nom l'indique et l'expérience l'a démontré, est parfaitement délicieux cuit dans du lait, tout simplement ? Parce que, à mon avis, faire cuire du riz au lait dans du lait en cocotte-minute, c'est s'exposer à des risques non-nécessaires... La première fois que j'ai lu la recette, moi aussi, j'ai trouvé plutôt bizarre de mélanger du lait et de l'eau. J'ai donc allègrement sauté cette étape et remplacé toute l'eau par du lait, et j'ai eu la mauvaise surprise de voir mon riz déborder, gicler partout dans la cuisine à travers la soupape de sûreté, et asperger de lait sucré tous les comptoirs, les ustensiles, les murs, le sol - joli effet visuel, je m'en souviens encore, moins chouette, cependant, quand l'heure du nettoyage arrive et qu'il s'agit de décrotter tout le lait sucré... Un cauchemar. Ça laisse forcément des traces.

La recette de WMF, pourtant, demandait pas mal d'ajustements au-niveau des proportions riz/liquide. A mon sens, le riz sortait beaucoup trop liquide. Après quelques tatônnements et pas de mal de gribouillis sur le livre de recettes, j'ai trouvé les proportions qui me plaisaient : et voilà, enfin, le fruit de mes expériences et de mes savants dosages. Pour la première fois, aujourd'hui, j'ai d'ailleurs mené la recette à bout, avec l'oeuf battu et l'option noix de muscade proposée dans le livre : un régal, je recommencerai désormais.


Ingrédients : (pour 5 gros ramequins)

2 tasses de lait (à peine) (480 ml, à peine)
1,5 tasse d'eau (360 ml)
1 tasse de riz rond (240 ml)
1 pincée de sel
1 oeuf
de l'extrait de vanille
un peu moins d'une demi-tasse de sucre blanc
noix de muscade

Préparation :

1. Verser le liquide et le riz rincé dans l'auto-cuiseur. Ajouter une pincée de sel. Fermer le couvercle, programmer pour 14 minutes de cuisson après chuchotement de la soupape.

2. Dans le même temps, battre l'oeuf et l'extrait de vanille. Réserver.

3. Quand le riz est cuit, ouvrir la cocotte, et verser le sucre en poudre. Mélanger.

4. Verser une louchée de riz dans l'oeuf battu, mélanger et reverser ce mélange dans la cocotte. Homogénéiser le riz au lait, laisser reposer dans l'autocuiseur 3 minutes sans plus mélanger. Verser dans des ramequins, et saupoudrer de noix de muscade avant de servir.


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Galettes de sarrasin

>> dimanche 17 juillet 2011




Je dois bien avouer que, quand ma soeur m'a annoncé qu'elle allait passer dix jours de vacances en Bretagne, j'ai eu un petit pincement au coeur : "Oh quelle chance, elle va manger des galettes tous les jours si elle le veut..." Les dernières galettes de sarrasin que j'ai eues l'an dernier du côté de Saint-Malo m'ont laissé un goût nostalgique dans la bouche. D'autant que des amis nous ont affirmé que les galettes étaient en réalité assez dures à confectionner, et qu'eux-mêmes, pourtant assez dégourdis en cuisine, préféraient les acheter toutes faites à un petit artisan sur le marché pour les réchauffer et les garnir eux-mêmes de retour à la maison. J'avais alors un peu baissé les bras de ce côté-là, sûre d'être déçue si je mettais la main à la pâte. C'est idiot comme on se laisse impressionner par des trucs bêtes, parfois.

Bon, ça, c'était l'année dernière - j'étais jeune, on va dire... C'était surtout avant d'acheter un mixeur Kitchen Aid qui vous fait toutes les pâtes du monde en un tour de main. Allez hop ! Et justement, ce Kitchen Aid qui vient de faire son entrée dans ma cuisine il y a 4 jours, j'avais un peu de mal à lui trouver un premier emploi. Et bien voilà : une pâte à galettes de sarrasin, quoi de plus facile pour un mixeur ?

Ce fut un franc succès : résultat impeccable, je suis tout aussi ravie de mon nouveau joujou culinaire que de la première recette de galettes sur laquelle j'ai mis la main. Il a quand même fallu pas mal chercher : je voulais une recette authentique qui me transporte en Bretagne en deux coups de cuillères à pot. Celle-ci, je l'ai donc recopiée de Maisons Côté Ouest, Carnet de recettes que j'ai ramené de Bandol l'année dernière. Pour un coup d'essai, je suis plutôt satisfaite, sans m'être cassé la tête au-niveau de la garniture : jambon, oeuf, fromage. Le classique, c'est rassurant. Pas facile de trouver du cidre ici, je l'ai donc remplacé par une bière blonde Corona - et ma foi, je ferai la même chose la prochaine fois.

Le plus dur, c'est quand même d'étaler la pâte et d'obtenir des crêpes régulières. Evidemment, en faisant des crêpes tous les deux ans, on n'a pas vraiment le temps de se faire la main. Il nous faudrait un peu plus d'entraînement... En attendant, et pour encourager de futurs maniements du rateau, vite vite, je m'empresse de noter la recette avant de la voir disparaître dans les méandres de la mémoire...



Ingrédients : (pour 3 personnes, environ 7 crêpes moyennes)

250 g de farine de sarrasin (buckwheat en anglais)
1 gros oeuf (ou 2 petits)
350 ml d'eau
250 ml de bière blonde Corona
50 g de beurre salé fondu
sel, poivre

Préparation :

1. Verser tous les ingrédients dans le mixeur. Mélanger jusqu'à ce que la pâte soit homogène, fluide mais non liquide. Laisser reposer 2 bonnes heures.

2. Faire préchauffer la crêpière une quinzaine de minutes. Allonger la pâte au besoin, mais elle doit rester assez épaisse pour s'étaler facilement et rester compacte, sans trop de trous. Verser une louche de pâte sur la plaque très chaude, étaler avec un rateau à crêpes. Retourner après 1 minute, quand les bords se soulèvent légèrement. Déposer la garniture (oeuf, fromage, jambon, etc.), laisser cuire 3 minutes supplémentaires et replier les bords de la galette.

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Quiche de tofu

>> jeudi 16 juin 2011




Cela faisait donc plusieurs jours que je me promettais de tester une quiche au tofu. J'avais déjà une bonne base (du moins je le croyais) : ma première quiche aux dés de tofu de la semaine dernière m'avait déjà bien plu, il ne s'agissait que de l'améliorer.

Deux choses m'intriguaient, essentiellement, derrière ce projet : a/ est-ce qu'on pouvait complètement se passer de fromage et le remplacer par du tofu mixé ? b/ quelle texture allait donner le tofu au mélange d'oeufs battus, lui qui rendait mes purées d'épinards et de carottes toutes mousseuses ?

Je me suis donc lancée dans mes expériences-éprouvettes ce midi pour me rendre compte assez vite que la quiche de la semaine dernière restait encore la meilleure : les dés de tofu sont indispensables pour donner de la texture à la quiche, et ajouter des dés de jambon, c'est une bonne idée, mais eux aussi gagnent à être rissolés dans la poêle avant. On reconnaîtra donc derrière cette recette celle du tofu au gingembre de la semaine dernière, et je suis revenue à la version de la quiche de Deborah Madison, pour ne pas changer. De fil en aiguille, mes expériences culinaires s'affinent... mais du coup, le processus de préparation culinaire s'alourdit un peu avec ces recettes en abîme...


Ingrédients :

1/2 bloc de tofu ferme ou extra ferme
1 morceau de gingembre frais haché fin
1 piment jalapeno haché fin
1 cuillerée à soupe de sauce soja
2 cuillerées à soupe de sauce hoisin
4 oeufs
1,5 tasse de lait
1 pointe de couteau de noix de muscade
1/2 cuillerée à café de sel
1/4 de cuillerée à café de poivre
1 grosse tranche de jambon blanc fumé
(1 pâte sablée)



Préparation :

1. Préparer le tofu : éponger le demi-bloc de tofu, et en réserver 1/4. Couper le reste en cubes.

2. Préparer la marinade, en mélangeant le gingembre, le piment, la sauce soja et la sauce hoisin, du sel et du poivre. Laisser mariner les cubes de tofu quelques heures.

3. Dans un mixeur, mélanger les oeufs, le lait, la part de tofu restante, la muscade, le sel, le poivre.

4. Couper le jambon en petits dés. Déposer au fond d'un plat à tarte les dés de jambon et le tofu au gingembre. Verser par-dessus les oeufs battus. Enfourner pour 40 minutes à 370 degrés F (190 Celsius).

Cette quiche est bien meilleure sur un fond de pâte sablée.

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