Soupe de courge musquée à la pomme

>> mardi 9 novembre 2010



Encore une recette de soupe !! Décidément mon plat préféré, je n'en démords pas... Cette recette, en même temps, a ceci d'original qu'elle me vient tout droit de la cafétéria de l'université Aramark !! Qui eût cru qu'on puisse trouver de bonnes idées dans une cantine scolaire ? Eh bien, voilà, preuve est faite - Mais la simplicité de cette soupe est trompeuse : délicieuse sur place, mais surtout terriblement intrigante (quel était donc cet ingrédient secret qui donnait à ce potage son "grain" onctueux ??). A peine la dernière cuillerée avalée, j'ai couru dans les cuisines pour en réclamer la recette à corps et à cris. Il m'a fallu un peu plus d'une semaine pour mettre la main dessus, et, en dépit d'un suivi rigoureux des instructions, je dois reconnaître, à mon grand regret, que je n'ai pas tout à fait réussi à reproduire la magie du premier bol. A tous les puristes qui clament que le produit frais préparés à la maison surpassent de loin les produits industriels, je répliquerai que l'exemple de ma soupe à la pomme prouve tout au contraire que ce qu'on nous sert à la cantine est parfois meilleur que ce qu'on mange à la maison.

L'ingrédient secret, en attendant, c'était la pomme : pas si secret que ça, il faut croire, puisqu'il était déjà donné dans le titre : Butternut squash and apple soup... Ah, si seulement j'avais appris à lire !!

Réduire les proportions a été la partie la plus folklorique de la confection : aux quantités gargantuesques à l'échelle de l'université venait s'ajouter la difficulté des unités de mesure anglo-saxonnes : "Bring one gallon and one quart of chicken broth from base to a simmer..."

Pas de photos, ni de la cafétéria ni d'ailleurs. L'idée m'a échappée... A croire qu'en trois mois, j'ai complètement oublié comment on anime un blog !

Ingrédients:

1 250 ml de bouillon de volaille
300 ml de nectar de pomme
250 g de compote de pomme (à partir de 5-6 pommes)
3 cuillerées à soupe de fécule de maïs
une louche de lait
600 g de courge musquée coupée en gros dés
noix de muscade
crème fraîche

Préparation:

1. Faire bouillir doucement le bouillon de volaille et le nectar de pomme.

2. Pendant ce temps, faire cuire les pommes dans une casserole jusqu'à ce qu'elles soient réduites en purée.

3. Bien mélanger la fécule de maïs et le lait, avant d'incorporer le mélange au liquide très chaud. Ajuster jusqu'à l'obtention de la consistance désirée.

4. Ajouter la courge, la compote de pommes, et la noix de muscade, du sel et du poivre. Quand la courge est cuite, écraser à la fourchette.

5. Servir garni de crème fraîche.

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Soupe d'épinards et de pois chiches au beurre de cacahuète

>> jeudi 21 octobre 2010




Du beurre de cacahuète dans une soupe ?? Voilà une idée qui ne manque pas d'originalité ! Même moi qui suis d'emblée alléchée par les alliances de saveurs inhabituelles, j'ai eu un instant d'hésitation devant l'ingrédient insolite.

Cette seconde d'hésitation était sans doute en vérité moins l'effet de la surprise que le temps de pause nécessaire à la réflexion. La recette originale de mon Ultimate Soup Bible réclamait du tahini - mais de tahini je suis dépourvue ces jours-ci. J'ai si peu l'occasion d'agrémenter cette pâte de graines de sésame écrasées que je vois peu l'intérêt d'en avoir toujours en attente dans mon réfrigérateur. L'ingrédient était pourtant suffisamment remarquable pour demander une substitution : c'est là que l'idée du beurre de cacahuète m'est venue, avec un court temps d'hésitation.

Mon approche culinaire est nettement plus flegmatique aujourd'hui qu'elle ne l'était avant. Cuisiner, jusqu'à très récemment, relevait de la science : les mesures devaient être exactes, les ingrédients précis et indispensables. Toute substitution était réfléchie, pesée, étudiée, fruit de recherches méticuleuses sur les blogs culinaires et dans les livres de cuisine, laissant peu de place à l'improvisation. C'est peut-être cette rigidité intellectuelle qui m'a poussée à jeter mon tablier dans la cuisine il y a presque maintenant six mois. Je ne touche plus que rarement aux spatules et aux casseroles depuis... Ce recul m'aura au moins clairement appris, moins par expérience que par paresse, à prendre les choses avec un peu plus de placidité. Cette leçon aurait dû s'imposer plus vite, sur le modèle de ma soeur : elle, semble avoir appris à prendre les choses avec une certaine légèreté qui m'échappe encore en grande partie aujourd'hui...

En cuisine, en attendant, la leçon semble désormais avoir été apprise. Pas de tahini ? Pas de problème. Le beurre de cacahuète fera l'affaire. Et, d'un revers de spatule, voilà une recette somme toute assez classique, devenue une curiosité culinaire pleine de richesse...
A refaire sous peu pour les papilles d'autres testeurs.

Ingrédients :
(pour 2 personnes)

1 cuillerée à soupe d'huile d'olive
2 gousses d'ail
1 petit oignon
1 cuillerée à café de cumin
1 cuillerée à café de coriandre moulue
2,5 tasses de bouillon de volaille (600ml)
1/2 boîte de pois chiches
1/2 cuillerée à soupe de fécule de maïs
1/3 de tasse de crème liquide (80ml)
1 cuillerée à soupe de beurre de cacahuète
150 g d'epinard jeunes (2 grosses poignées)
piment de Cayenne
sel, poivre

Préparation :

1. Faire chauffer l'huile dans une casserole, faire revenir l'ail et l'oignon émincés 5 minutes, jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés.
2. Ajouter le cumin et la coriandre, faire cuire une minute. Verser dans la casserole le bouillon de volaille. Faire bouillir et laisser mijoter 10 minutes.
3. Ajouter les pois chiches. Laisser mijoter quelques minutes.
4. Dans un petit bol, bien mélanger la fécule, la crème liquide et le beurre de cacahuète. Ajouter à la soupe petit à petit en mélangeant bien.
5. Laver les épinards et les ajouter à la soupe. Laisser mijoter quelques minutes, jusqu'à ce que les feuilles des épinards aient perdu leur craquant.
6. Assaisonner, saupoudrer de piment de Cayenne.


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Gaufres pâtissières à la bière

>> lundi 18 octobre 2010




Retour plein de bonheur dans les coulisses de Millésimes : circonstances obligent !! Tout est déjà dit dans le titre : c'est de mon dessert préféré entre tous qu'il s'agit ici. Le retour dans la sphère bloggeuse ne m'avait pourtant pas encore effleurée, mais il s'est imposé comme une nécessité inéluctable ce soir, quand je me suis sentie transportée dans la cuisine de mes parents, la bouche pleine de gaufres craquantes et moelleuses tout à la fois. L'écriture, fil indélébile de la mémoire, va faire perdurer l'instant magique.

En retropective, il me semble maintenant que le mouvement s'est enclenché il y a plus d'une semaine, amorcé par cette bouteille de bière qui traînait dans le réfrigérateur depuis quelques jours, évoquant vaguement des arômes d'enfance. Pour moi qui ne bois pas de bière, elle ne peut servir que d'ingrédient culinaire, de préférence pour les desserts. Après, entre crêpes et gaufres, il ne reste qu'à choisir. Face au dilemme, j'opte souvent pour des crêpes : plus rapides, plus sûres aussi, car les gaufres, ici, à Boston, ne semblent jamais à la hauteur de mes attentes. Mon billet précédent sur les gaufres était le fruit de plusieurs journées d'efforts tâtonnants, et m'avaient encore un peu laissée sur ma faim, tout échevelée à force de m'arracher les cheveux.

Contre toute attente, ce soir, je me suis pourtant décidée sur un coup de tête à tenter ma chance avec les gaufres. Intuition fortuite, pour ce lundi soir, alors que j'ai normalement autre chose en tête. Qui plus est, je n'avais pas de patience ce soir-là : il me fallait une gratification immédiate après 2 mois de travail sur mon gros dossier de titularisation, il n'y aurait donc même pas de temps de repos de la pâte. Cette insouciance et cette légèreté en matière culinaire ont dû me porter chance. J'ai ressorti du placard un vieux livre de "Beignets, crêpes, gaufres" de ma maman, ouvert la page à celle des gaufres pâtissières, et hop, me voilà partie. Accentué sans doute par les frustrations des tentatives précédentes, l'effet enivrant de la petite madeleine de Proust m'a laissée tout étourdie dans la cuisine.
Ça, c'est la recette à ne plus jamais perdre.

Ingrédients (pour 9 gaufres avec le gaufrier Breville) :

250 g de farine (mélange farine de blé / farine de riz blanc)
70 g de sucre granulé (blanc)
1 pincée de sel
1 pointe de levure chimique
2 jaunes d'oeufs, 3 blancs
50 g de beurre fondu
1/4 de litre de bière
1/8 de litre d'eau
du rhum

Préparation :
1. Mélanger les farines, le sucre, le sel, la levure, les jaunes d'oeufs, le beurre fondu et la bière. Battre la pâte 10 minutes.
2. Battre les blancs en neige très ferme.
3. Ajouter un peu d'eau + le rhum pour assouplir la pâte, puis les blancs en neige.
4. Faire préchauffer le gaufrier, puis verser des louchées de pâte sur le gaufrier, refermer l'appareil. Faire cuire environ 5 minutes, préréglage : 2 crans "darker" pour des gaufres plus croustillantes. Déposer les gaufres sur une grille pour les laisser sécher 2-3 minutes avant de servir.

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Tarte fleur

>> lundi 17 mai 2010





Une tarte fleur : que du bonheur !! Je la convoitais depuis quelques jours déjà, alléchée par les photos d'Une fille en cuisine. J'avais pourtant très peur que cette tarte-fleur fasse un gros flop dans ma cuisine : tout ce travail, cette minutie, cet arrangement délicat me semblaient presque trop beaux pour tenir jusqu'au bout leurs promesses. C'est donc pleine d'appréhension que je m'y suis mise cette après-midi... Surprise au bout du compte : c'était beau, et c'était bon... - et finalement même pas si dur que ça à faire ! J'ai quand même rajouté une fine couche de pesto et de tapenade (chacun sur une moitié du fond de tarte) pour relever un peu le goût : il m'a semblé que la recette originale risquait d'être un peu fade, ou du moins un peu sèche... Persuadée déjà que cette tarte n'aurait peut-être droit qu'à une seule chance, je voulais être sûre de ne pas la rater !

Eh bien, cette tarte-fleur m'a emballée : et j'ai eu beau chercher, je n'ai trouvé en la dégustant aucune façon de l'améliorer (au-niveau du goût, du moins) - événement rare dans ma cuisine. Quand elle y reviendra, elle sera identique à cette première. Côté esthétique, par contre, petit changement, sans doute : j'insisterai moins sur l'aspect assymétrique de la tarte. Il était délibéré - mais je l'ai peut-être un peu forcé. La prochaine fois, je la ferai plus ronde, plus régulière.

Ceci dit, c'est une tarte exigeante jusqu'au bout : mieux vaut se munir d'un bon couteau pour la couper sans la défigurer !




Ingrédients :

1 pâte feuilletée
1 courgette
4 carottes
1/2 botte d'asperges vertes
6 tranches de jambon de Bayonne
80 grammes de fromage à pâte dure : Beaufort, Comté, Gruyère, etc.
3 cuillerées de pesto ou de tapenade
un filet d'huile d'olive
sel, poivre



Préparation :

1. Dérouler la pâte feuilletée et l'étaler dans un plat huilé. Utiliser le papier sulfurisé de l'emballage pour recouvrir la pâte et déposer des haricots secs sur la pâte pour l'empêcher de trop gonfler. Faire précuire la pâte 10 minutes à four chaud, puis laisser refroidir à température ambiante.

2. a/ Laver la courgette et, sans l'éplucher, la trancher en très fines lamelles dans le sens de la longueur, grâce à un économe ou, mieux, une mandoline.
b/ Eplucher les carottes et les trancher de la même manière en très fines lamelles longues.
c/ Laver les asperges, casser le bout de la tige pour éliminer la partie dure, puis couper les asperges en deux dans le sens de la longueur.
d/ Râper le fromage en fines lamelles avec un économe.
e/ Couper chaque tranche de jambon en 3 parties, toujours dans le sens de la longueur.


3. Faire précuire à la vapeur les carottes (2 minutes 30), puis les asperges (4 minutes), juste assez pour leur laisser un léger croquant.

4. Tartiner le fond de la tarte de pesto/tapenade, puis arranger les lamelles de courgettes, carottes, asperges, fromage et jambon en rosace, en commençant par l'extérieur de la tarte. Chaque lamelle doit être posée sur la tranche. Les premiers rangs sont difficiles à mettre en place, mais les lamelles de fromage et les demi-asperges, plus solides, permettent de resserrer les rangs et solidifier l'arrangement.

5. Verser un filet d'huile sur le dessus de la tarte, saler, poivrer. Enfourner à four chaud pour une quinzaine de minutes.



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Allumettes de courgettes aux amandes

>> vendredi 14 mai 2010



Dîner tardif hier soir, après un déjeuner complètement décalé : j'aurais bien sauté le dernier repas de la journée moi-même, mais sur un coup de tête à 11 heures du soir, je me suis dit qu'il me fallait préparer un petit truc vite fait pour ne pas laisser nos invités aller se coucher sans souper. Un petit truc simple, rapide, qui soit prêt le temps de faire cuire les petits bricks de thon que j'allais glisser dans le four. La solution, je l'avais déjà repérée quelques jours plus tôt sur Smitten Kitchen : des allumettes de courgettes aux amandes.

C'était exactement tel que Deborah le disait : simple, délectable, et avec un petit croquant de légume frais tout à fait séduisant. Je ne sais pas si j'irais jusqu'à dire que c'est mon accompagnement préféré, mais c'est très certainement un plat qui va revenir sur la table prochainement (pour la bonne raison que j'ai oublié de prendre des photos hier soir - et qu'il me tarde d'illustrer par l'image les promesses de ces allumettes).

Ingrédients :
(pour 4 personnes)

2 courgettes fraîches
1 grosse poignée d'amandes effilées
un filet d'huile d'olive
un filet de jus de citron

Préparation :

1. Couper les courgettes en allumettes, sans les éplucher.

2. Faire griller les amandes dans une poêle, avec ou sans huile d'olive. Réserver.

3. Verser un filet d'huile d'olive dans la même poêle, et jeter les allumettes de courgettes. Faire revenir rapidement 2 minutes, pour garder les courgettes croquantes (elles doivent avoir cette couleur vert tendre qu'ont les légumes cuits al dente). Verser le jus de citron, les amandes grillées, et servir immédiatement.


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Torsades

>> mercredi 12 mai 2010





Mettre les petits plats dans les grands : voilà, en un mot, comment je voudrais pouvoir résumer mon style culinaire. Du grandiose, de l'époustouflant, un rien tape-à-l'oeil : bref, je voudrais tous les jours avoir l'impression de manger au restaurant.

Or - gardons les pieds sur terre - ceci n'est qu'un rêve. Un fantasme. Souvent, je reste sur ma faim après des recettes qui promettaient ciel et terre, ou dont le titre avait fait surgir des images spectaculaires. J'attends tellement tous les jours : je dois être un peu rêveuse...

Piquée au vif par ces pensées un rien défaitistes, j'ai commencé ce matin à visualiser le déjeuner d'aujourd'hui. Et là, quelques heures plus tard, coup de théâtre dans ma cuisine du midi : sur un coup de tête, une idée venue de nulle part, je sors mon paquet de pâte feuilletée à qui je réservais pourtant un tout autre sort (une tarte-fleur !!! Rien que le nom m'émoustille - mais quand vous aurez vu la photo... Mamma mia !, de quoi rêver tout haut). Adieu la tarte, dans l'immédiat, mais on reste dans la déco : histoire de donner un coup de fouet à une salade qui, je le craignais, passerait inaperçue sans ce petit quelque chose qui la ferait sortir de l'ordinaire, voilà ma pâte devenue torsades. Eclair de l'imagination : ces torsades grillées ont illuminé l'assiette - mieux, elles ont transcendé ma salade d'artichaut à l'andouille déjà peu ordinaire pour lui donner des airs de grand restaurant.

Ces torsades, j'en suis certaine, apparaissent déjà sur 10 millions de blogs. Mais peu m'importe : aujourd'hui, c'est sur le mien qu'elles sont - et j'en suis d'autant plus fière que je peux affirmer haut et clair : de but en blanc, c'est moi qui l'ai fait !


Ingrédients :

un rouleau de pâte feuilletée
du Comté, rapé (ou coupé en très petits dés comme sur la photo)
(ou du roquefort, à l'essai demain midi -- très bon aussi, mais plus difficile à étaler)
poivre, cumin, etc.

Préparation :

1. Préchauffer le four au thermostat 5.

2. Dérouler la pâte feuilletée sur un plan de travail. Parsemer de fromage rapé, de dés de fromage, ou de cumin (c'est aussi très bon nature, ceci dit).


3. Couper des lanières de pâte d'1 centimètre de large et rouler la lanière sur elle-même pour en faire une torsade. Poivrer. Transférer les torsades sur du papier sulfurisé et enfourner. Laisser griller 12 à 15 minutes en surveillant la cuisson. Les torsades sont prêtes dès qu'elles sont uniformément dorées.





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Salade d'artichaut à l'andouille




Après la cure d'asperges, voilà celle des artichauts ! Mieux réussie, à tous points de vue : esthétiquement pour commencer, l'artichaut semblerait plus photogénique... Et chaque recette jusqu'ici a fait son entrée sur le blog, en gagnant ses jalons auprès de deux palais exigents : celui de Romain, et le mien. Après la salade au foie gras de la semaine dernière (qui a également séduit ma soeur, tiens, tiens, allez hop, une adepte de plus !), voici maintenant, un peu dans la même veine, la salade d'artichaut à l'andouille. Mais le titre ne dit pas tout : c'est la sauce et les aromates, surtout, qui donnent tout son cachet à cette salade pleine de charme.

Ingrédients :
(pour 2 personnes)

quelques feuilles de salade
6 fonds d'artichaut
1 andouille
de la menthe
de l'aneth
1/2 citron
du sirop d'érable
sel, poivre

Préparation :

1. Laver les feuilles de salade et bien les essorer. Les couper en fines lanières, et les partager entre deux assiettes de service.

2. Faire cuire l'andouille, doucement, entre 15 et 20 minutes pour qu'elle soit légèrement grillée.

3. Pendant la cuisson de l'andouille, déposer sur chaque assiette, sur le lit de salade verte, 3 fonds d'artichauts bien essorés, et parsemer de menthe. Dans le même temps, préparer la sauce au citron : mélanger le jus de citron et le sirop d'érable en quantités égales, saler, poivrer, et ajouter de l'aneth haché fin.

4. Quand l'andouille est cuite, couper en tranches fines et disposer 3-4 rondelles sur chaque fond d'artichaut. Verser un filet de sauce-citron et servir aussitôt.




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Petits oignons glacés

>> mardi 11 mai 2010





Pour les adeptes des recettes minimalistes, en voilà une on ne peut plus simple : des oignons, du beurre, du sucre. Point. Liste minimale d'ingrédients, mais qui cache un certain degré d'anticipation et de planning : plus d'une heure de cuisson, tout ça pour des petits oignons ! C'est donc une petite recette facile, mais pas faite pour les gens pressés...

Les proportions sont importantes : ce soir, par exemple, je crois m'être un peu trop exaltée en versant le sucre, et les oignons n'avaient plus cet équilibre délicat sucré-salé. Un peu trop de beurre aussi, peut-être ?? D'ailleurs, Romain qui s'était extasié sur le plat l'an dernier ("Ouaahh, tu n'as jamais rien cuisiné d'aussi bon !!" - ou quelque chose dans ce genre...) n'en a rien dit ce soir. Serait-ce un flop ? Qu'il est dur de séduire son public... et d'être tous les jours sur la sellette.

Bref, une petite recette peut-être pas si facile que ça...

Ingrédients :
(pour 2 personnes)

une quinzaine de petits oignons
20 grammes de beurre
1 cuillerée à soupe de sucre
sel, poivre

Préparation :

1. Eplucher les petits oignons.

2. Les mettre dans une petite casserole à fond épais, avec 20 grammes de beurre, une cuillerée de sucre, un peu de sel, et du poivre. Recouvrir les oignons d'eau aux 3/4 de la hauteur, porter à ébullition, puis couvrir en laissant un léger échappement de la vapeur. Laisser cuire doucement à peu près une heure, jusqu'à ce que le liquide soit presque totalement évaporé et qu'il ne reste qu'un caramel blond au fond de la casserole.



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Purée de céléri au gingembre et au citron


Je me trouvais perplexe devant mon réfrigérateur grand ouvert : qu'est-ce que j'allais bien pouvoir faire de tout ce céléri, maintenant que me semblaient moins excitantes les entrées froides de rémoulades que je retrouvais sur la table depuis deux semaines ?? Tellement habituée à le raper pour le manger avec de la mayonnaise, je n'imaginais pas d'autre façon de le servir. En soupe, peut-être ?? humm... Céléri à la sarladaise, alors ? - une idée, mais pas pour ce soir... En purée, plutôt ?? Vendu ! Ce soir donc au menu : entrecôtes et purée de céléri, et au cas où la purée manquerait de popularité, des petits oignons glacés qui seront l'objet d'un autre billet.

J'ai déjà pourtant dû en manger un jour dans ma vie, mais là, sur le moment, pas moyen de concevoir ce que cette purée de céléri allait donner : serait-elle trop amère, trop âcre, trop forte ?? Pour pallier à toute éventualité, j'ai sorti mes atouts maîtres : citron, gingembre, menthe, Comté. Ce sont les deux premiers qui ont gagné.

J'ai aussi suivi le conseil de certains blogs et ajouté une cuillère de riz à la cuisson du céléri, pour en augmenter l'onctuosité. D'autres conseillaient d'y mettre des pommes de terre, mais comme je ne voulais pas me compliquer la vie et tout mixer au robot, j'avais peur que les pommes de terre ne rendent la purée trop collante, comme s'en plaignait quelque part une internaute. Et puis, le riz, ces jours-ci, est à la mode dans ma cuisine...

Ingrédients :

1/2 céléri-rave
1 bonne cuillerée à soupe de riz
un petit morceau de gingembre frais
un demi-citron
30 g de beurre
sel, poivre

Préparation :

1. Eplucher le céléri-rave et le couper en gros cubes. Placer les cubes dans une casserole, avec le riz et un peu de gros sel. Recouvrir d'eau et faire cuire à petite ébullition pendant 20 à 25 minutes.

2. Eplucher le gingembre et le hacher finement. Presser le demi-citron.

3. Quand le céléri-rave est tendre, vider presque totalement la casserole de l'eau de cuisson et verser dans le bol du robot, avec le gingembre, le jus de citron, les 30 grammes de beurre, du sel et du poivre. Mixer jusqu'à ce que la purée soit onctueuse et homogène.


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Pancakes classiques

>> dimanche 9 mai 2010




"A dans un an pour les prochains pancakes", disais-je dans un billet récent. En fait d'une année, il aura suffi... d'une nuit, pour que je me décide à refaire ces petites galettes farineuses, après l'effet chaud-froid des pancakes aux flocons de blé du début du week-end. Que voulez-vous, je prends ce blog très au sérieux, et j'ai horreur de laisser les choses en suspens. Ces premiers pancakes m'avaient laissée sur ma faim, et il me fallait clore le chapitre pour pouvoir passer à la suite...

Ceci dit, je me réjouis d'avoir remis la main à la pâte si vite : cette nouvelle version est nettement plus convaincante, plus parfumée, et plus moelleuse que la première. D'autant que je n'ai pas perdu de temps à tourner en rond : j'ai ouvert le Vegetarian Cooking for everyone de Deborah Madison à la page des pancakes, survolé les 5-6 recettes qui s'offraient pour choisir la première - et me voilà partie, spatule en main. Ce deuxième galop d'essai m'a aussi permis d'avoir une réponse plus définitive à une autre question que je me posais : quelle valeur accorder aux pancakes, réellement ? Car, jusque-là, je n'en raffolais pas spécialement... Eh bien... cela se confirme : les pancakes, de temps en temps, oui, c'est très sympa, mais à petite dose. L'effet a été le même que celui d'avant-hier : au premier pancake, je pousse des "ahh" et des "ooh" d'émerveillement. Et puis arrivée au troisième, le charme s'estompe - et au quatrième, il est complètement dissout : on dira ce qu'on voudra, l'effet étouffe-chrétien, il est quand même bien là...

Et moi qui mets du sirop d'érable partout, eh bien là, justement, je n'en mets pas : sous un filet de sirop, le pancake devient une éponge, et toute la subtilité de son goût sucré-salé s'y trouve noyée. Pour moi, c'est nature, sans rien dessus : ni sirop, ni confiture, ni beurre...

Ingrédients :
(pour une dizaine de pancakes)

3/4 de tasse de farine blanche
2 grosses cuillerées de sucre
1/2 sachet de levure chimique
1/2 cuillerée à café de coriandre moulue
1 pincée de sel
25 grammes de beurre salé
3/4 de tasse de lait
1 oeuf
1 bonne cuillerée à soupe d'eau de fleur d'oranger

Préparation :

1. Mélanger dans un saladier la farine, le sucre, la levure chimique, la coriandre, le sel. Faire fondre le beurre dans un deuxième bol, puis verser dans ce bol le lait, l'oeuf et la fleur d'oranger.

2. Verser le contenu du bol dans la farine - et mélanger juste assez pour rendre la pâte homogène.

3. Verser des petites louchées de pâte sur une poêle huilée et bien chauffée. Laisser cuire les galettes sans les toucher, jusqu'à ce que des bulles apparaissent à la surface. Retourner les galettes à la spatule plate et laisser cuire une minute supplémentaire.





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Pancakes aux flocons de blé

>> samedi 8 mai 2010




En surfant sur le site de Smitten Kitchen, je me suis laissé tenter par ses pancakes aux flocons d'avoine publiés quelques jours plus tôt. J'aime bien cette idée des blogs comme des vases communicants : c'est assez amusant en effet de penser à "l'effet papillon" que va avoir le menu d'un bloggeur sur ce que vont manger les autres à des milliers de kilomètres de là...

L'idée de confectionner des pancakes était pourtant un tantinet saugrenue, parce-que, pour commencer, je ne raffole pas des pancakes. Je leur préfère - de très, très loin - les crêpes bien de chez nous, qui sont autrement plus fines, plus savoureuses, plus délicates et qui se prêtent en plus à toute une ribambelle de garnitures et de présentation. Les pancakes, eux, me font toujours un peu l'effet d'un étouffe-chrétien.

Mais voilà le problème des bons blogs : bien présentés, ils nous vendraient n'importe quoi, et Deborah, de sa cuisine new-yorkaise de Smitten Kitchen, est très forte en la matière. Il n'y a qu'à voir la foule de commentaires qu'elle reçoit à chaque billet pour avoir un aperçu de la quantité d'adeptes qu'elle a conquis au fil des ans. Elle a des photos qui sont tellement... juteuses ! Souvent sur fond bleu marine, celui de son comptoir de cuisine, elle donne vie à tout ce dont elle parle. On doit drôlement bien manger chez cette jeune maman... Comme beaucoup d'autres, ses photos de pancakes m'avaient conquise, et puis, après tout, puisque je ne fais jamais de pancakes, pourquoi pas s'y mettre aujourd'hui ? Cela pouvait être amusant de s'attabler devant un brunch américain avec vue sur la Méditerranée. Les pancakes, même sans en raffoler, je leur reconnais un air de fête...

Me voilà donc partie vendredi matin à préparer des pancakes. Ceux de Deborah avaient tout pour plaire : à leur simplicité (toute relative) s'ajoutait le côté "cuisine du placard" qui me plaisait bien. J'ai donc sorti tous les ingrédients qui se rapprochaient plus ou moins de la liste, et en 15 minutes, ma pâte était prête.

Côté présentation, rien à redire : sans être à la hauteur des photos de Smitten Kitchen (un jour, peut-être, dans 60 ans...), je dois dire que je suis assez contente du résultat visuel. Ces pancakes ont l'air vraiment délicieux ! Portée par l'euphorie de ce petit déjeuner qui sortait de l'ordinaire, le premier pancake m'a honnêtement paru succulent. A partir du deuxième, pourtant, j'ai commencé à leur trouver une texture trop pâteuse - et j'ai fini par envelopper tous ceux qui restaient pour les mettre au congélateur en attente de futurs lendemains. Trop de flocons ou de porridge, peut-être ? Pour sûr, ces pancakes m'avaient laissée sur ma faim (mais suis-je bon juge en la matière ??) : avant la fin de la journée, je m'étais tournée vers une autre Deborah, Madison cette fois, pour rechercher dans Vegetarian Cooking for everyone une recette de substitution - et, oh surprise, je suis tombée sur cette autre recette, déjà testée en juillet 2009, et annotée comme "Excellente, et tellement simple". Voilà, je saurai où me tourner la prochaine fois que j'ai une envie de pancakes - dans un an, visiblement !

Un sac de petits cailloux ?
Non, c'est de l'orge précuit et concassé...

Pour être honnête, il me faut quand même dire que j'ai pas mal transformé la recette de Smitten Kitchen : faute de flocons d'avoine, j'ai utilisé de l'orge, et pas moyen avec mon Moulinex de réduire en farine les flocons de blé kamut qui devaient remplacer la farine d'avoine. Quant à faire cuire les pancakes dans du beurre, jamais de la vie !!! Pour moi, c'était de l'huile d'olive, et j'ai trouvé cela très bien.

Peut-être que les dés étaient pipés d'avance, et qu'il faudrait redonner à ces pancakes une deuxième chance...


Ingrédients (pour ma version) - celle de Smitten Kitchen se trouve ici.
(pour une dizaine de pancakes)

1/4 de tasse d'orge
un peu moins de 3/4 de tasse d'eau
1/2 tasse de flocons de blé Kamut
3/4 de tasse de farine
1 cuillerée à soupe bien bombée de sucre
1/2 sachet de levure chimique
1 grosse pincée de sel
25 grammes de beurre fondu
150 ml de lait
1 cuillerée à soupe de miel
1 oeuf

Préparation :

1. Préparer le porridge : faire bouillir les 3/4 de tasse d'eau avec un peu de sel. Verser l'orge dans la casserole, et faire cuire une dizaine de minutes en maintenant une légère ébullition. Vérifier la cuisson : l'orge peut être al dente (comme des pâtes) ou bien un peu plus cuit si on le préfère non-croquant. A la fin de la cuisson, couvrir et laisser reposer 5 minutes. Tout le liquide doit être absorbé.


2. Mélanger dans un saladier les flocons de blé, la farine, le sucre, la levure chimique et le sel. Dans un second saladier plus petit, battre le beurre, le lait, le miel, l'oeuf, et le porridge quand il est prêt, jusqu'à ce que le mélange soit homogène.


3. Intégrer le mélange porridge-lait-oeuf au premier saladier, sans mélanger excessivement. La pâte obtenue devra être assez épaisse et collante, et surtout, pas parfaitement homogène.


4. Sur une poêle à crêpe huilée et bien chauffée, déposer des petites louchées de pâte. Retourner les galettes à la spatule quand les bords commencent à griller et que des bulles apparaissent à la surface, puis faire cuire 2 minutes de plus de l'autre côté.





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Tatin de poivrons rouges

>> jeudi 6 mai 2010


Depuis quelque temps déjà, l'approche de l'été me faisait anticiper avec frénésie le retour sur la table de la tarte tatin de tomates. Pas de chance, pourtant, l'été se fait douloureusement attendre, même ici sur la Côte d'Azur - autant dire que les belles tomates gorgées de soleil et bien en chair ne sont pas près d'arriver...

Par contre, des poivrons rouges, on en trouve à la pelle - et l'avantage des poivrons sur les tomates, s'il fallait en trouver un, c'est qu'on n'est jamais vraiment déçu : d'où qu'ils viennent, quelle que soit la saison, on sait toujours à quoi s'attendre. C'est aussi le légume versatile par définition : en consommé, en velouté, en coulis, cru en salade, grillé au barbecue, rissolé en petits dés ou farci aux champignons - le poivron est toujours bon. Maintenant que j'y réfléchis, il n'est sans doute pas loin de figurer parmi mes légumes favoris. Pour preuve, quand j'en achète, je n'arrive jamais à me contenter d'acheter un seul poivron : il m'en faut tout de suite 3, 4 et plus souvent 5. Les rouges sont de loin mes préférés. Il m'arrive d'en choisir des orange. Des verts, pour ainsi dire jamais.

Alors aujourd'hui, l'idée m'est venue d'en faire une tarte : faute de tomates ! Et, sans surprise, c'était un régal : facile à faire, en plus (presque plus facile que ma tatin orginale aux tomates). La texture charnue du légume a trouvé sa place toute faite sur la pâte feuilletée de la tarte. Décidément, je trouve que je me rattrape plutôt bien de mon silence du mois d'avril - ce mois de mai, on dirait, sera celui de la grande cuisine !


Ingrédients :

4 gros poivrons rouges
de l'huile d'olive
30 grammes de beurre salé
2 cuillerées à soupe de sucre
1 pâte feuilletée
1 cuillerée à soupe de miel, de sirop de figues, ou de confiture d'agrumes

Préparation :

1. Faire préchauffer le four à 250 degrés, et badigeonner rapidement les poivrons d'huile d'olive. Poser les poivrons dans un plat à large rebord (les poivrons vont perdre beaucoup d'eau !), si possible sur une grille pour leur éviter de tremper dans le jus rendu.

2. Enfourner les poivrons et les faire rôtir jusqu'à ce que leur peau fine noircisse et cloque (30 minutes environ). Tourner les poivrons à mi-cuisson pour les faire griller sur 2 côtés.

3. Hors du four, quand ils ont refroidi, retirer la peau, puis la queue et les pépins à l'intérieur (on peut par contre utiliser l'eau que les poivrons ont rendue pour une autre préparation - sauce à salade, coulis, mayonnaise, etc.)

4. Dans un plat à tarte, déposer des noisettes de beurre salé, puis saupoudrer de sucre en poudre pour que le fond en soit juste recouvert. Déposer des lamelles de poivrons par-dessus, en les serrant un peu, mais sans pour autant les superposer (j'aime que mes tartes ne soient pas surchargées, personnellement).


5. Etaler la pâte feuilletée sur un plan de travail, et badigeonner de miel, sirop ou confiture, suivant l'option choisie (pour moi aujourd'hui, c'était de la confiture de pastèque). Retourner la pâte sur les poivrons, dans le plat à tarte (le côté badigeonné doit être en contact avec les poivrons.)


6. Enfourner, et laisser cuire 35 minutes à 200 degrés. A la sortie du four, décoller les bords, et retourner la tarte tatin sur un plat de service (attention une fois de plus aux coulures brûlantes).

A vos fourchettes !



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